7e édition du festival Échofête – Le soleil boude le rendez-vous

11 août 2009 | Par : Marc Fraser | Imprimer cet article Imprimer cet article

Les organisateurs de festivals de la région ne l’ont vraiment pas eu facile cet été. Bien peu d’événements ont bénéficié du soleil pour déployer leur plein potentiel. Le 7e festival environnemental Échofête n’a échappé à la règle, avec une fréquentation d’environ 6 000 personnes alors que l’objectif avait été fixé à 9 000 cette année.
La plus belle journée aura été celle du vendredi et les centaines d’enfants qui étaient sur place pour participer à la chasse au trésor en ont bien profité. Leurs rires fusaient de partout, les uns rampant à l’envers, les autres bondissant au ciel comme des grenouilles. Plus tard, il y a eu salle comble au spectacle de marionnettes : Au royaume de la ferraille, une histoire pas mal métal qui nous a bien fait rigoler. Sur le site, les animateurs de foule, acrobates, jongleurs et autres personnages exotiques ont réussi à créer plusieurs moments magiques pour les grands et petits. Côté musical, le 5 à 7 des gens d’ici a permis d’apprécier l’ampleur du talent local, grâce à une pléiade d’artistes extrêmement généreux. Sous le grand chapiteau, le folk-rock francophone était à l’honneur avec les prestations des groupes Jaune, Madame Moustache et Zébulon. Nos amis de la nation Ginu Gésimlgignat sont aussi venus livrer un message d’appui aux écologistes et ont présenté une cérémonie de purification traditionnelle par la fumée.
La température était idéale ce jour-là pour visiter les kiosques des producteurs biologiques, artisans et organismes voués à la protection de l’environnement. Il y avait une belle diversité et c’était agréable de déambuler sur le site, de discuter avec les gens, pour le simple plaisir d’être là et d’échanger avec eux.
La fin de semaine a été beaucoup plus difficile, avec des précipitations abondantes, des embruns, du crachin et un nordet à fendre les gencives… « Le temps était exécrable et je trouve que c’est vraiment dommage pour toute l’équipe de bénévoles qui a travaillé si fort à faire de l’événement une réussite », souligne la présidente d’Échofête, Marie-France Pelletier. Celle-ci trace néanmoins un bilan positif de cette 7e édition, notamment en ce qui concerne la participation aux conférences : « Il y avait en moyenne 70 personnes par conférence, ce qui constitue un excellent achalandage. Dans ce cas-là, on pourrait même penser que la pluie nous a aidés. »
Les spectacles sous le grand chapiteau ont aussi été très courus, en grande partie à cause de la qualité des artistes qui s’y sont produits : « Nous allons chercher des gros noms et les gens nous demandent souvent comment nous réussissons à les attirer. Je crois que nous jouissons d’un important capital de sympathie dans la colonie artistique et que les artistes sont fiers de participer à notre festival », explique la présidente. Selon elle, le grand chapiteau était presque rempli vendredi et samedi soir, alors que le spectacle de fermeture, mettant en vedette Yann Perreau et Paul Piché, aurait attiré 1 600 personnes à lui seul.
Ce sont d’ailleurs les spectacles, la seule activité payante cette année, qui ont permis à l’organisation d’atteindre l’équilibre budgétaire, tout en offrant un vaste éventail d’activités d’information et de sensibilisation gratuites à la population. « C’est l’utilisation du côté festif et musical qui nous assure de dégager un revenu suffisant pour offrir des activités gratuites pour toute la famille le jour », souligne Marie-France Pelletier.
Espérons donc que le soleil sera au rendez-vous l’an prochain, pour la 8e édition du festival environnemental Échofête, un événement qui a atteint sa pleine maturité.