L’économie sociale, au coeur de la réussite des Basques

24 nov 2009 | Par : Nicolas Falcimaigne | Imprimer cet article Imprimer cet article

L’économie sociale a gagné ses galons dans la MRC des Basques. Ces entreprises au visage humain ont démontré qu’elles pouvaient acquérir de l’envergure, diversifier leurs sources de financement et apporter leur contribution au développement régional. Voici un bref tour d’horizon d’un échantillon de 13 entreprises identifiées par le Centre local de développement (CLD) des Basques.

Selon la définition du Chantier d’économie sociale, le domaine de l’économie sociale regroupe l’ensemble des coopératives et des organismes à but non lucratif qui procurent des biens et des services aux membres de l’organisme ou à la collectivité. Il faut de plus que leur gestion est autonome par rapport à l’État, qu’ils observent un processus de décision démocratique impliquant les usagères et les usagers, les travailleuses et les travailleurs.

Ces entreprises défendent et mettent en pratique la primauté des personnes et du travail sur le capital, ce qui se reflète dans la répartition des surplus et des revenus. Les principes fondateurs sont la participation, la prise en charge et la responsabilité individuelle et collective.

Parmi les plus anciennes, Récupération des Basques a vu le jour en 1990. Il s’agissait alors d’encadrer des élèves aux prises avec des difficultés d’apprentissage, afin qu’ils acquièrent plus d’autonomie et d’aptitudes au travail. Deux ans plus tard, Récupération des Basques devient un Centre de formation en environnement et de récupération (CFER). En 2003, la MRC des Basques mandate l’entreprise pour appliquer le Plan de gestion des matières résiduelles du gouvernement provincial. En 2006, s’y ajoute l’écocentre.

Les Bio-produits de Ste-Rita – Coopérative de solidarité des Basques sont une approche innovatrice en matière de développement rural viable. Ils contribue à la diversification des activités socio-économique en exploitant des ressources comme des aromates, la camerise, des champignons, des plantes de bord de mer, des quenouilles, des têtes de violon, des fleurs des champs, du thé du Labrador, etc. En plus, des activités comme des randonnées d’initiation aux plantes et champignons comestibles ou des journées champêtres contribuent à démocratiser la connaissance de ces ressources du terroir. Employant 5 personnes; 4 saisonniers et 1 à temps plein, Les Bioproduits Ste-Rita voient leurs ventes progresser constamment, un succès couronné au Concours québécois en entreprenariat.

Au chapitre des services, le comptoir alimentaire de la municipalité de St-Médard, existe depuis juillet 2006, suite à la fermeture de la dernière épicerie du village. La population considérait ce comptoir comme un service essentiel et le Comité de développement de St-Médard s’est mobilisé pour garder ce Comptoir qui emploie 6 employés à temps partiel et ouvre 80 heures par semaine.

À la frontière entre la santé et les loisirs, le Centre de conditionnement physique rassemble environ 75 membres et emploie 3 employés, dont un à temps plein.

Dans le secteur des services sociaux, on retrouve deux autres entreprises. Le Domaine des Trois-Pistoles procure une résidence à 30 à 40 personnes âgées autonomes ou en légère perte d’autonomie, dans 21 unités de logements : 17 trois et demi et 4 quatre et demi. Logis-Aide des Basques est un service d’aide à la vie domestique qui fait la Une de cette édition de L’Horizon, un journal publié par la Coopérative de solidarité d’information des Basques, qui est également une entreprise d’économie sociale.

Il est important de souligner que, au-delà des retombées directes, les entreprises d’économie sociale génèrent des retombées indirectes très importantes en attirant des visiteurs qui sont un pilier de l’économie locale.

Le Défi des Basques de St-Médard, qui présente des courses de traineau à chien amène beaucoup de touristes dans une petite municipalité.

Le Parc de l’aventure basque en Amérique est un centre d’interprétation interactif qui présente l’histoire et la culture des pêcheurs basques venus chasser la baleine dans le fleuve au XVIe siècle.

Les Amis de l’art s’emploient à garder le caractère historique et artistique de la maison du notaire, tout en offrant visites guidées, boutique d’artisanat, expositions aux galeries, cours et ateliers.

Les productions théâtrales des Trois-Pistoles font vivre le théâtre d’été à Trois-Pistoles depuis près de dix ans.

La Corporation du patrimoine et du tourisme religieux de Trois-Pistoles coordonne les activités culturelles et touristiques autour de l’église, qui attire 12 000 visiteurs par année.

Territoire Duchénier rend le territoire de la réserve faunique du même nom accessible à la population pour des activités récréatives (chasse, pêche, plein air), mais toujours avec le souci de la conservation du potentiel naturel et faunique.

À St-Clément, la Corporation touristique compte plus de 100 membres et démontre une belle capacité d’innovation, comme en fait foi le Sentier pédestre de la Sénescoupé.

Il existe plusieurs autres entreprises d’économie sociale dans la région, qui jour après jour ont à cœur le développement et la qualité de vie des personnes.