Les médias sociaux bouleversent les façons traditionnelles de communiquer

24 nov 2009 | Par : Cindy Rivard | Imprimer cet article Imprimer cet article

Qu’on soit pour ou contre, qu’on ait peur ou non, on ne peut plus se cacher la tête dans le sable et ignorer le phénomène des médias sociaux. Certains pensent que ce n’est qu’une mode passagère : détrompez-vous ! Ce qui déferle sur nos régions et qui paraît être une nouvelle tendance ces temps-ci est plutôt une façon de communiquer bien implantée chez nos voisins du sud depuis plusieurs années. À quand remontent les prémisses de ces nouveaux médias ? Les avis et opinions diffèrent à ce sujet, mais à titre d’exemple québécois, citons le blogueur et consultant en Technologie de l’information Sylvain Carle qui a commencé à bloguer en 2000, alors qu’il était installé dans la renommée Silicone Valley. Ça fait déjà près de 10 ans…

Qu’est-ce que les médias sociaux ?

Beaucoup se sentent dépassés par tous les nouveaux outils disponibles en ligne, avec raison. Ces outils évoluent vite et sont en changement constant. Par-dessus le marché, on entend toutes sortes d’histoires sur la sécurité des échanges qui ont lieu en ligne. Y a-t-il des raisons d’avoir peur ? Dites-vous bien que cette peur est saine puisqu’elle vous permettra de porter attention à ce que vous publierez sur le web et vous éviterez ainsi les problèmes de sécurité. On voit encore trop souvent des personnes qui annoncent en grande pompe sur le très connu Facebook qu’ils partent 2 semaines dans le sud, annonçant par le fait même que la maison sera vide pendant ce temps.

Mais les médias sociaux, c’est beaucoup plus que Facebook. En fait, ce sont divers outils qui utilisent l’intelligence collective dans un esprit de collaboration en ligne. Revenons sur deux termes de cette définition : intelligence collective et collaboration en ligne. Personne ne peut être contre le proverbe qui dit : « deux têtes valent mieux qu’une », n’est-ce pas ? Imaginez l’effet que ça peut faire de combiner non pas deux, mais des centaines, voire des milliers de têtes ? C’est ce qu’on appelle l’intelligence collective. Le web a permis de développer des outils qui nous permettent de mettre en commun ces milliers de têtes qui réfléchissent ensemble, c’est la collaboration en ligne. Et c’est également la raison pour laquelle ces outils évoluent constamment. Ce sont, pour la plupart, des outils gratuits, disponibles directement sur le web et qui sont constamment améliorés par leurs utilisateurs.

À quoi ça sert ?

Le bouche-à-oreille, vous connaissez ? Les nouvelles circulent vite de personne à personne dans nos villages. Avec les médias sociaux, c’est comme si LE MONDE était devenu un gros village. Imaginez comment les possibilités sont décuplées… à condition de savoir comment utiliser ces outils. Garder le contact, réseauter, questionner, trouver des ressources, chercher un emploi ou un employé, promouvoir un produit, les possibilités sont infinies.

Pourquoi une révolution ?

J’annonce qu’une révolution est à nos portes, pourquoi ? J’observe simplement ce qui se passe ailleurs et on peut facilement déduire ce qui nous attend ici au cours des prochains mois. Par exemple, la presse écrite connaît des problèmes, elle doit revoir ses façons de faire, autant au niveau de la diffusion des informations que des revenus publicitaires.  Évidemment, la situation actuelle est différente pour un mensuel gratuit comme L’Horizon, mais l’obligation de s’adapter est à nos portes. Avec une vision à long terme du développement et une connaissance des habitudes des générations Y (25-33 ans) et C (12 –24 ans), tous ces nouveaux outils disponibles pour communiquer doivent forcément nous intéresser. Votre journal a pris cette orientation en intégrant depuis peu l’utilisation des outils vidéo & audio. Il a également adopté une communication bidirectionnelle avec ses lecteurs en acceptant les commentaires sur certains articles (NDLR: dont celui-ci) et en ayant une page professionnelle sur les réseaux sociaux. C’est un bel exemple d’une entreprise d’ici qui se prépare à répondre à la demande de ces utilisateurs de demain.

Et vous, êtes-vous prêt pour la révolution ?

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