Visionnaire planétaire, un documentaire environnemental plein d’espoir

1 déc 2009 | Par : Pricile De Lacroix | Imprimer cet article Imprimer cet article

Soyons honnête. Les films sur le thème de l’environnement sont tellement nombreux qu’on en a perdu le compte. Dans les dix dernières années, des documentaires comme L’erreur boréale de Richard Desjardins, Le dernier continent de Jean Lemire, Les réfugiés de la planète bleue de Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval, ou encore An Inconvenient Truth de Al Gore, ont exposé des données alarmantes sur l’état de la planète. La question était donc pertinente : Visionnaire planétaire de Sylvie Van Brabant, le plus récent de la longue lignée, allait-il répéter que ce qui avait déjà été dit et redit? La réponse est oui. Sauf que l’approche est si différente et si positive que le film mérite définitivement d’être vu… lui aussi!

Mikaël Rioux, jeune activiste plein de fougue, est le personnage central du documentaire. Son parcours est bien connu dans Les Basques. Il a fait parler de lui pour sa bataille contre le projet de barrage sur la rivière Trois-Pistoles et pour avoir créé le premier festival environnemental du Québec, Échofête. Dans ce film comme dans la vie, pas de doute, Mikaël veut changer le monde. Et il souhaite débuter par son coin de pays. Mais comment y parvenir? Pour trouver la réponse, il part à la rencontre d’écologistes engagés aux quatre coins du globe. C’est ainsi qu’il fait la connaissance, entre autres, de Christian De Laet, pionnier de la cause environnemental au Canada, de l’écodésigner John Todd et du fondateur de Natural Step en Suède Karl-Henrik Robert. Chacun propose à Mikaël des solutions concrètes pour renverser le cours des choses. Ils apportent une vision franchement positive, voire même pleine d’espoir, pour l’avenir de la planète.

Quoi que parfois un peu clichées, les prises de vue de ce film sont superbes. Loin d’être ennuyant, Visionnaire planétaire offre un montage rythmé, soutenu par une musique slam tout à fait de circonstances. On ne voit pas les 90 minutes passer. Par contre, et c’est un aspect non négligeable, le film ne fait qu’effleurer quelques pistes de solutions. On surfe sur la grande vague de la cause environnementale sans jamais plonger réellement. Au bout du compte, le spectateur risque de se demander si, à vouloir tirer dans toutes les directions, la réalisatrice atteint véritablement sa cible.  

Reste quand même une chose : il faut parler et reparler d’environnement puisque le Québec a encore bien des croûtes à manger dans ce domaine. Alors Visionnaire planétaire était nécessaire. Il fait réfléchir et donne envie de faire quelques pas de plus pour contribuer à sauver une planète définitivement en péril.

 Pricile De Lacroix est étudiante en Réalisation de films documentaires au Cégep de Rivière-du-Loup