Dans la chaleur de vos foyers

15 déc 2009 | Par : Jenna Nichols | Imprimer cet article Imprimer cet article

Il va sans dire que je ne suis pas habituée au froid. Étudiante en Floride, je ne manque pas de canicule en été ou de soleil en hiver. Alors, quand j’ai décidé de passer cinq semaines au Québec pour apprendre le français à l’École de Langue Française, la dernière chose à laquelle je m’attendais était la chaleur. Aussitôt que le train est arrivé à Trois-Pistoles le 4 juillet, c’est pourtant ce que j’ai trouvée.

Je parle bien sûr de l’hospitalité des gens du pays, ceux qui m’ont chaleureusement accueillie pour la session d’été. Je logeais chez une famille et je mangeais chez une autre, alors j’avais la chance de connaître deux exemples de familles québécoises. J’ai appris quels sont les meilleurs films québécois, la différence entre le creton et le pâté chinois et comment chanter «Gens du Pays» pour célébrer une fête. Mais surtout j’ai apprécié la langue française que j’entendais et parlais à l’école, dans la ville, et partout.

En fait, le français est devenu ma vie à Trois-Pistoles. Du lundi jusqu’au vendredi, j’allais à l’école pendant quatre heures pour m’instruire. Dans mon cours avancé, nous étudions les nuances de la langue. «Le français est une langue logique !» disait mon professeur. Je pouvais voir les subtilités de la langue française et je comprenais alors qu’il avait raison en disant cela. Au début de la session, je parlais un français hésitant et timide. Pourtant, après quelques semaines, je ne me sentais plus mêlée ou mal à l’aise. Je faisais des phrases sans effort et je comprenais presque tout ce que les autres me disaient.

Mais ce n’était pas seulement dans mes heures de classe que ma confiance a augmenté. Chaque après-midi, j’avais mon atelier « Médias et Reportages » où j’améliorais ma connaissance du monde de la communication. Nous avons créé un blogue pour parler de notre expérience à l’école et nous avons fait des entrevues avec plusieurs membres de la communauté. Et avec l’école aussi bien que dans la communauté il y avait des tas d’activités possibles. J’ai assisté à un encan, j’ai appris des danses traditionnelles du Québec et j’ai assisté à l’Échofête pour écouter plusieurs grands artistes comme Yann Perreau et Paul Piché. Ces activités inoubliables m’ont vraiment aidée à me créer une vision culturelle de la langue française.

Finalement, mon expérience à Trois-Pistoles m’a fait connaître la beauté naturelle de cette région. Malgré le temps souvent imprévisible, j’ai essayé de tout découvrir. Des montagnes à monter, des chutes à explorer, rien n’est vraiment loin. Même si le soleil n’était pas toujours présent, la chaleur des gens de Trois-Pistoles me réchauffait. Quand je retournerai en Floride, je me souviendrai de cette ville où j’étais toujours bienvenue et où j’ai appris la langue française dans un environnement vraiment unique.