Les agents de développement rural de la MRC des Basques : Un duo dynamique
15 déc 2009 | Par : Marc Fraser |
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Quiconque est impliqué dans le développement des communautés rurales les a déjà rencontrés. Michel Moreau et Carole Dumont, agents de développement rural dans la MRC des Basques, pratiquent un métier qui exige diplomatie, détermination et organisation.
La présence d’agents de développement rural sur le territoire remonte à l’année 2001, suite à l’adoption de la première mouture de la « Politique nationale de la ruralité ». Reconduite en 2006 et prolongée jusqu’en 2014, cette politique vise à soutenir les initiatives locales qui contribuent à l’occupation dynamique du milieu rural. Pour y parvenir, chaque MRC reçoit une enveloppe budgétaire dont le montant varie, notamment en fonction du nombre de municipalités dévitalisées sur son territoire. Les MRC disposent de beaucoup de latitude pour la gestion des fonds, mais elles doivent obligatoirement déployer un certain nombre d’agents sur le terrain.
Avec ses sept ans d’expérience, Michel Moreau fait figure de vétéran parmi les agents de développement rural au Québec. Ce diplômé en santé communautaire, en gérontologie et en gestion des services de santé habite à Sainte-Françoise depuis maintenant dix ans. « J’ai toujours travaillé avec le milieu communautaire, avec les gens, et mon travail actuel se situe dans ce parcours », explique-t-il. « Je me suis toujours dit que, si je devenais millionnaire, j’utiliserais mon argent pour aider les gens qui veulent s’aider. C’est exactement ce que je fais maintenant, à titre d’agent de développement rural. On pourrait donc dire que je suis millionnaire », ajoute-t-il avec humour.
Carole Dumont est native de Cabano. Bachelière en administration des affaires, elle s’est jointe à l’équipe en janvier 2008. « J’ai quitté la région pour poursuivre mes études à Montréal. Je suis revenue neuf ans plus tard pour m’installer à Maria, en Gaspésie. C’est là que ma collaboration avec les CLD a commencé », raconte celle qui a œuvré tour à tour pour le CLD d’Avignon, du Témiscouata et des Basques comme conseillère aux entreprises. « J’ai toujours été en relation d’aide, en quelque sorte. Cela m’a toujours intéressée d’accompagner les gens dans la réalisation de leurs projets », souligne-t-elle. Le travail d’agent de développement rural l’a simplement fait passer d’un accompagnement de type individuel à une démarche plus collective.
La principale fonction des agents consiste à épauler les corporations de développement local, sur lesquelles siègent des bénévoles de la communauté. Ensemble, ils assurent la mise en œuvre du plan d’action de leur municipalité. « Ces plans d’action sont le fruit de consultations publiques tenues antérieurement », précise Michel Moreau. « Pour le moment, nous avons mis l’accent sur les municipalités dévitalisées. Mais, à moyen terme, toutes les municipalités auront leur plan d’action », poursuit Carole Dumont.
Au total, ce sont plus de 50 projets qui ont été identifiés au cours de ces consultations. Ils s’inscrivent tous dans le cadre du Parc naturel mer, terre et Monde, qui propose une vision intégrée du développement de la MRC. « Il y a des projets d’envergure, comme les Bioproduits de Sainte-Rita et la culture du miscanthus à Saint-Éloi, et d’autres plus modestes. Mais tous contribuent à dynamiser les communautés. L’autre grande victoire, c’est que les gens ont compris qu’on ne peut plus penser en silo de nos jours », indique Michel Moreau.
Nos agents en profitent pour inviter toutes les personnes qui ont des idées ou des projets pouvant contribuer au développement de leur milieu à communiquer avec eux : « Il y a de la place pour tout le monde sur les différents comités citoyens et nous invitons spécialement les jeunes à s’investir dans le développement de leur communauté », souligne Michel. « Les jeunes nous amènent de bonnes idées, comme celle des jardins communautaires à Saint-Jean-de-Dieu, qui ont vu le jour à l’initiative de Joëlle Ouellet, une jeune agronome, et de Krystel Roy, une étudiante en travail social », conclut Carole. On peut rejoindre les agents de développement rural au (418) 851-1481.