Pour une plus grande solidarité : Des échanges bien particuliers…
15 déc 2009 | Par : Sara Amélie Bellavance |
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Vous souvenez-vous d’un temps où toute une communauté se rassemblait pour accomplir une corvée chez le voisin ? Un temps où les valeurs d’entraide et de partage étaient répandues et favorisaient les échanges de services entre citoyens. Et qui n’a pas un jour regretté de ne pas pouvoir compter sur l’aide d’une personne habile en peinture, en comptabilité ou avec les enfants ? C’est pour remédier à de telles situations qu’une Pistoloise travaille à mettre sur pied un réseau social bien particulier, soit un système d’échange local de service (SEL).
Originaire de la région métropolitaine et fièrement établie à Trois-Pistoles depuis 10 ans, Kim Normandin souhaite contribuer à l’esprit d’entraide et de soutien dans son milieu d’accueil. Depuis trois ans déjà, elle mijote ce projet social. Les participants et participantes au SEL pourront à la fois offrir et recevoir divers services, faisant ainsi profiter l’ensemble de la population de leurs compétences.
Le système se base sur les heures de service pour gérer les échanges. Par exemple, « l’échangeur » profite de service de jardinage en retour de service d’aide aux devoirs. Chaque heure équivaut à une heure équivalente dans ce troc, peu importe le type de service rendu. Aucune forme de monnaie n’est utilisée.
Le SEL que Mme Normandin veut établir à Trois-Pistoles sera géré par le biais d’un site Internet. Les membres devront inscrire les heures de services rendus ou reçus. Ils auront également accès à la liste des services offerts par les autres membres. C’est d’ailleurs pour assurer la construction du site qu’une première activité de levée de fonds s’est tenue le 26 novembre dernier. Une somme avoisinant 350 $ a pu être recueillie lors de ce 5 à 7 musical au bar chez Boogie de Trois-Pistoles. Les organisateurs remercient chaleureusement Donald Charles Gagnon, Yvan Gagnon et Isabelle Goulet pour leur participation, de même que tous ceux qui en ont profité pour s’informer et s’amuser.
Kim Normandin espère commencer la construction du site après les Fêtes. Une première rencontre d’information avec les membres pourrait se tenir dès le printemps prochain. À ce jour, une quarantaine de personnes ont démontré de l’intérêt à devenir membre du SEL. Il s’agit donc d’un projet rassembleur, soutenu par les acteurs communautaires du milieu.
Si on regarde le paysage québécois, plus d’un SEL a vu le jour dans la belle province au cours des dernières années. Pensons à l’Accorderie, un SEL qui a pris racine dans le quartier St-Roch de Québec, pour ensuite étendre ses ramifications dans deux quartiers de Montréal et à Trois-Rivières. Certains réseaux offrent aussi des échanges de biens et des groupes d’achats à leurs membres. À travers ces échanges s’exprime une solidarité qui croit avec l’usage. « Comme dans le bon vieux temps », diraient certains!