Rapport annuel 2008-2009: Un redressement spectaculaire pour la Coop Agriscar
15 déc 2009 | Par : Marc Fraser |
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Après une année difficile en 2007-2008 avec des pertes de 22 818 $, la coopérative affiche un excédent de 611 173 $ pour le dernier exercice. « En 2007-2008, nous avons dû composer avec toutes sortes de facteurs négatifs, alors que cette année, c’est plutôt le contraire : le contexte était favorable pour le développement de nos affaires », explique Martin Gendreau, le directeur général. L’organisation a resserré sa gestion de tous les départements, affichant des gains tant au niveau des frais d’opération que des frais administratifs.
En fait, seul le secteur de la production porcine affiche un rendement négatif : « C’est un marché mondial non-contingenté. Depuis les 30 dernières années, on assiste à des cycles dans cette industrie. Nous sommes présentement dans un cycle baissier depuis trois ans. C’est du jamais vu dans l’industrie. Comme nous sommes un petit joueur dans ce marché et que les coûts d’exploitation ne cessent d’augmenter, nous songeons à nous retirer de ce secteur », poursuit M. Gendreau.
Perspective de développement
La Coop Agriscar s’intéresse de près au développement du marché de la transformation de la biomasse en granules pour le chauffage. « C’est la Coopérative fédérée de Québec qui est le maître d’œuvre dans ce dossier. De notre côté, nous envisageons mettre fin aux activités de production de nourriture animale à la meunerie de l’Isle-Verte d’ici 12 à 18 mois. L’exploitation de la biomasse constitue un créneau de remplacement très intéressant pour nous », souligne le directeur général. La décision finale concernant ce dossier devrait être rendue au mois de mai prochain. « Si le projet va de l’avant, nous utiliserons de la biomasse forestière et nous voulons favoriser la culture de plante comme le miscanthus et le saule sur les terres marginales qui ne sont pas utilisées actuellement », explique-t-il. Selon M. Gendreau, la Coop a reçu l’assurance d’un approvisionnement suffisant en biomasse forestière : « Les gens de la CRÉBSL et du CLD des Basques nous disent qu’il y a d’important travaux d’élagage de prévus dans les plantations au cours des prochaines années. » L’approvisionnement serait complété par la production agricole, à hauteur de 50 à 60 %, ce qui permettrait de créer de la richesse pour les agriculteurs de la région.
L’autre grand projet pour les années à venir consiste à développer la culture du grain destiné à la consommation humaine. « Il y a une demande actuellement pour une farine québécoise. Bien que la production de blé soit plus difficile ici que dans l’Ouest, il commence à y avoir des résultats intéressants. Ce type de production permettrait aux agriculteurs d’obtenir une plus value qui pourrait atteindre 100 à 150 $ de plus la tonne », conclut Martin Gendreau.