Salon du livre de Trois-Pistoles : Des mots dans les veines

15 déc 2009 | Imprimer cet article Imprimer cet article

Après une interruption entre 2002 et 2007, l’équipe de bénévoles du Salon du livre de Trois-Pistoles présentait une deuxième édition consécutive du 27 au 29 novembre dernier. Les activités ont démarré en trombe le vendredi avec la visite des groupes scolaires, une nouveauté cette année. C’est l’auteur Camille Bouchard, qui compte une cinquantaine de titres et un « Prix littéraire du Gouverneur-général du Canada » à son palmarès, qui animait ces rencontres. « Les jeunes ont été captivés par les conférences de M. Bouchard. Ils lui posaient tant de questions que ça devenait difficile pour lui de livrer son contenu », se rappelle l’organisatrice Karen Dionne. Il faut dire que cet infatigable  globe-trotter sait captiver son auditoire. Près de 200 jeunes ont ainsi participé à la grande fête du livre, ce qui constitue en soi un succès.

Le lendemain, les auteurs Sébastien Chabot, Pierre Labrie et Sylvain Rivière, tous originaires de l’Est du Québec, se sont succédés à la tribune pour partager leur passion avec les visiteurs. «Ils étaient très intéressants et généreux avec le public. C’étaient vraiment des moments privilégiés », souligne Mme Dionne. En soirée, le conteur Michel Leblond, bien connu pour son implication dans le milieu culturel des Basques, a lancé son deuxième recueil de contes La cordeuse de bois. Il ajoute ainsi une autre pierre au riche patrimoine littéraire régional.

Le dimanche a été marqué par le lancement du deuxième tome de Passion Maisons, sous la plume d’André Morin. Ce livre magnifiquement illustré rend hommage aux belles d’autrefois et à leurs propriétaires qui ne ménagent aucun effort pour en assurer la conservation. C’est l’artiste multidisciplinaire Monique Miville-Deschênes qui a clos le défilé d’auteurs, en venant présenter son dernier roman intitulé Chavire, aussi publié aux Éditions Trois-Pistoles.

Avec ces quelque 400 visiteurs, le Salon du livre de Trois-Pistoles peut paraître bien petit en comparaison avec d’autres salons régionaux. Sauf qu’il y règne une atmosphère unique, que j’attribue à la culture littéraire de la population des Basques. Ici, le mot « littérature » n’effraie personne, grâce notamment au travail de Victor-Lévy Beaulieu et des Éditions Trois-Pistoles dans le milieu. Le festival des Grandes-Gueules a aussi contribué à démystifier la création par la parole, qu’elle soit écrite ou orale. À cause de cette dynamique particulière, le Salon du livre de Trois-Pistoles s’illustre comme l’un des plus conviviaux qu’il m’ait été donné de fréquenter.