L’accessibilité aux services d’aide à la vie domestique : Volte-face de la ministre Thériault

19 jan 2010 | Imprimer cet article Imprimer cet article

Bas-Saint-Laurent – L’accessibilité aux services d’aide à la vie domestique au Bas-Saint-Laurent, touchant particulièrement le soutien à domicile des aînés et des personnes moins nanties, est aujourd’hui fragilisée par une récente décision de la ministre déléguée aux Services sociaux du Québec, Lise Thériault.

Le 2 octobre 2009, la Ministre annonçait l’injection d’un budget supplémentaire de 3,5 M$ de la part du gouvernement du Québec, afin de bonifier le Programme d’exonération financière pour les services d’aide domestique (PEFSAD). Cette décision devait améliorer l’accessibilité des personnes vulnérables aux dits services. Le 16 décembre, la Ministre revenait sur sa décision en annonçant le retrait de cette contribution. Elle précisait alors que les 3,5 M$ attendus seraient financés par un réaménagement des cadres budgétaires du programme, c’est-à-dire prélevés directement dans le budget de fonctionnement des entreprises et des organismes d’aide domestique.

Au Bas-Saint-Laurent, cette décision touche huit organismes et entreprises d’économie sociale en aide domestique à domicile. Aide-Maison Vallée à Amqui, Les Bourgeons de la Mitis à Mont-Joli, le Centre d’action bénévole des Seigneuries à Rivière-du-Loup, le Centre d’action bénévole région Témis à Dégelis, Coup de main à domicile à Rimouski, Logis-Aide des Basques à Trois-Pistoles, Services à domicile de Matane et Service Kam-Aide à La Pocatière ont démontré leur efficacité et leur saine gestion depuis longtemps. Par leur action dans le milieu, ces entreprises ont fait économiser des millions de dollars au réseau de la Santé et des Services sociaux. Depuis des années, leurs budgets dépendent de la bonne volonté gouvernementale et de la capacité de payer des citoyens qu’ils desservent. Leur demander de prélever dans leurs budgets déjà réduits la bonification d’un programme gouvernemental (PEFSAD) sous-financé depuis une douzaine d’années revient à dire aux bénéficiaires qu’ils ne pourront peut-être plus s’offrir les services auxquels ils s’attendaient. Les organisations concernées craignent que des clients parmi les plus défavorisés étalent leurs demandes sur une plus longue période ou occultent leurs besoins essentiels.