Sentier national du Bas-Saint-Laurent : Droits d’accès requis pour le secteur du Parc national

19 jan 2010 | Par : Marc Fraser | Imprimer cet article Imprimer cet article

Le 16 décembre dernier, la Corporation du Sentier national au Bas-Saint-Laurent annonçait qu’il faudrait désormais acquitter des droits d’accès pour emprunter les tronçons du sentier qui se trouvent sur le territoire du nouveau Parc national du Lac-Témiscouata. « Cette situation n’a rien d’inusité, puisque c’est le cas pour tous les parcs gérés par la SÉPAQ », explique Nancy Vézina, directrice générale de la Corporation.

Les sections touchées totalisent 38 km. Il s’agit du tronçon des Cascades Sutherland, de la Montagne du Fourneau, du Touladi et de la Grande-Baie qui sont en tout ou en partie à l’intérieur du territoire du Parc national. Les randonneurs devront donc bien planifier leur excursion pour se conformer à la réglementation.

Le problème, c’est que le réseau de distribution des droits d’accès commence à peine à être déployé : « Pour l’instant, les droits d’accès quotidien sont disponibles à nos bureaux de Squatec, au 150 rue Saint-Joseph, et auprès de la Corporation du Sentier national, au 5 rue de l’Église à Sainte-Rita. D’autres points de vente, de même que des bornes d’autoperception, s’ajouteront sous peu », précise Denis Ouellet, le directeur général du Parc. Cependant, la présence de personnel à ces deux points de services n’est pas assurée sur une base régulière, ce qui ajoute encore aux difficultés. Aussi vaut-il mieux communiquer par téléphone avant de se présenter sur place, au (418) 855-5508 pour le bureau du Parc, ou au (418) 714-2599 pour la Corporation du Sentier national.

Selon Mme Vézina du Sentier national, les usagers de la région auront tendance à opter pour la carte annuelle, beaucoup plus conviviale. M. Ouellet abonde dans le même sens. « L’ensemble des sommes recueillies par le biais de la perception de droits d’accès sera réinvesti dans le Parc. C’est donc une contribution du milieu au développement de ses installations », ajoute-t-il.

Beaucoup reste à faire pour consolider l’organisation du nouveau Parc national du Lac-Témiscouata. Dans l’intervalle, il incombe quand même aux usagers de se conformer aux nouveaux règlements, parmi lesquels figurent aussi l’interdiction de chasser, de piéger et de circuler avec un animal domestique (qu’il soit en laisse ou non). « Le but n’est pas de prendre les gens de bonne foi en défaut. Dans les semaines et les mois à venir, nous allons déployer plusieurs outils d’information, dont un journal qui sera probablement encarté dans les médias régionaux, pour informer la population et l’aider à faire la transition », promet Denis Ouellet.