Journée internationale des femmes : En 2010, ça va marcher!

8 mar 2010 | Imprimer cet article Imprimer cet article

Saint-Fabien, le 8 mars 2010 – La Journée internationale des femmes coïncide cette année avec le lancement de la troisième année d’actions internationales de la Marche mondiale des femmes qui lance l’appel « Tant que toutes les femmes ne seront pas libres, nous serons en marche! ». Le mouvement des femmes du Québec se joint donc aux milliers de femmes qui marcheront dans le monde entier en organisant des lancements simultanés à travers toutes les régions : « En 2010, ça va marcher ! ». À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce matin, à l’hôtel de ville de Rimouski, la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-St-Laurent a donné le coup d’envoi à la Marche mondiale des femmes 2010 dans la région et a également dévoilé les revendications québécoises. Plus de 40 personnes s’étaient déplacées pour l’occasion.

 « En 2010, nous avons la ferme intention de faire évoluer des dossiers qui nous touchent et nous préoccupent. C’est pourquoi des actions vont s’organiser dans toutes les régions du Québec afin de faire pression sur le gouvernement », affirme  madame Suzanne Tremblay, coordonnatrice de la MMF dans le BSL.

La Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes a choisi pour 2010 des revendications dont la portée fait preuve d’une vision large des enjeux touchant les femmes et la société. Ces revendications s’adressent aux gouvernements du Québec et du Canada et sont regroupées sous le chapeau de 5 champs d’action. Avec « Travail et autonomie économique des femmes : mesures urgentes de lutte contre la pauvreté », les femmes défendent l’accès à un salaire minimum juste et la fin des catégories à l’aide sociale qui maintiennent des personnes dans une situation de pauvreté extrême. Avec le champ d’action « Bien commun et accès aux ressources », elles luttent contre la privatisation et la hausse de la tarification des services publics. « Violence envers les femmes comme outil de contrôle du corps des femmes »  exige du gouvernement du Québec qu’il légifère sur les publicités sexistes et en termes d’éducation à la sexualité dans les écoles. Les marcheuses revendiquent aussi que le gouvernement du Canada garantisse le droit inaliénable des femmes de décider d’avoir ou non des enfants, ce qui implique le maintien et la consolidation des services d’avortement gratuits offerts partout au pays. Le champ « Paix et démilitarisation » dénonce l’impact de la militarisation de notre société en revendiquant que le gouvernement du Canada retire ses troupes de l’Afghanistan et en appelant les gouvernements à empêcher le recrutement militaire dans les établissements scolaires. Le champ « Droits des femmes autochtones » demande au gouvernement du Canada de signer la Déclaration internationale sur les droits des peuples autochtones et mette en œuvre les droits qui y sont contenus avec une attention particulière sur les droits des femmes et des enfants autochtones. Pour plus d’informations, consultez le www.ffq.qc.ca ou le www.femmes-bsl.qc.ca

 Le mouvement des femmes en campagne de pression politique

Ainsi, le 8 mars 2010 marque le début d’une campagne de pression à travers tout le Québec afin que les revendications québécoises soient vues, entendues et répondues. L’action d’aujourd’hui au Bas-St-Laurent prend le relais du lancement national de la Marche mondiale des femmes 2010 qui a eu lieu le 7 mars, à Montréal. Des centaines de personnes ont demandé au gouvernement d’inscrire d’ici au printemps à son agenda politique les revendications du mouvement des femmes. Au Bas-St-Laurent, les deux porte-paroles : madame Anne Archambault, grande cheffe des Malécites de Viger et madame Katryne Martel de la Maison des femmes de Rimouski ont demandé aux députés présents à la conférence de presse d’apporter les revendications aux deux paliers de gouvernement et de prendre la responsabilité qu’elles soient prises en compte.

 Octobre 2010 : 6 jours de marche

À la suite du lancement national et des lancements régionaux des 7 et 8 mars, toutes les régions du Québec se préparent également à organiser des actions du 12 au 16 octobre prochain. Ces actions culmineront le 17 octobre avec un grand rassemblement national à Rimouski. En même temps se tiendra l’action internationale de clôture de la Marche mondiale des femmes en République démocratique du Congo pour mettre en lumière les effets de la guerre et de la militarisation sur les femmes à laquelle participeront des milliers de femmes des cinq continents.