Équipes de choc
4 mai 2010 | Par : Pricile De Lacroix |
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Une nouvelle catégorie de travailleurs voit le jour dans les Basques : les membres des « équipes polyvalentes de travail ». Ils œuvrent dans des domaines comme l’agriculture, la foresterie, le tourisme, la culture ou le communautaire. Avant, ils étaient des employés saisonniers. Maintenant, parce qu’ils se sont regroupés, ils parviennent à obtenir davantage de contrats et travaillent pratiquement à l’année.
« Le principe est simple, explique la chargée de projet à l’Écosociété des Basques, Christiane Bélanger. Un travailleur en agriculture va réussir à se faire engager par un ou deux producteurs durant la période estivale et aura de la difficulté à joindre les deux bouts le reste de l’année. En devenant membre d’une équipe polyvalente de travail, il sera jumelé avec un travailleur en foresterie, par exemple. Ainsi, il pourra réaliser des contrats sur des fermes l’été avec son coéquipier, mais obtiendra aussi des contrats dans le domaine de la forêt au printemps et à l’automne. »
C’est la première année que l’Écosociété des Basques met sur pied un tel projet et l’idée plaît. Les travailleurs saisonniers y trouvent une meilleure sécurité d’emploi, des tâches variées, l’occasion de travailler en équipe et de développer de nouvelles compétences. Les employeurs qui offrent des contrats de quelques semaines par année réussissent à engager une main-d’œuvre qualifiée plus facilement. Un soulagement, entre autres, pour ceux qui peinent à assurer la relève. « De cette façon, nous espérons pouvoir retenir des gens dans la MRC, employés comme employeurs, qui autrement tenteraient leur chance ailleurs », soutient Christiane Bélanger.
Actuellement, sur un total de 33 candidatures, 7 travailleurs ont été embauchés par l’Écosociété des Basques pour être membre des équipes polyvalentes de travail. L’entreprise d’économie sociale se chargera de dénicher les contrats et de garantir entre 26 et 40 semaines de boulot par année. « La barre est haute, admet la chargée de projet. Il y a du pain sur la planche. Il faut prouver que nos travailleurs sont bons, compétents, polyvalents et fiables. Mais ce n’est pas une tâche impossible. » Sans vouloir dévoiler de noms, Christiane Bélanger assure que plusieurs entreprises réservent en ce moment leurs employés en prévision des prochaines saisons. « Pour le moment, nous axons surtout nos efforts dans les domaines agricoles et forestiers, où les besoins sont similaires et particulièrement urgents. Mais dès l’an prochain, nous prévoyons solliciter de nouveaux partenaires des milieux touristiques, culturels, sociaux et communautaires », précise Christiane Bélanger, qui croit que ces équipes de choc feront une grande différence dans leur milieu.