Reconnaissance des organismes communautaires par l’ASSBSL : Joie et déception pour deux organismes du milieu
4 mai 2010 | Par : Marc Fraser |
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C’est en décembre 2008 que l’Agence de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a levé un long moratoire datant de 2003 sur la reconnaissance des organismes communautaires. Depuis ce temps, plusieurs organismes du milieu tentent d’obtenir cette reconnaissance, puisqu’elle ouvre la voie à des subventions ou à des ententes de service ponctuelles avec l’Agence.
En avril dernier, le conseil d’administration de l’Agence s’est penché sur les demandes de deux organismes des Basques, soit la Cuisine collective Croc-ensemble et Vie autonome Bas-Saint-Laurent.
Dans le cas de la cuisine collective, l’Agence a accordé sa reconnaissance comme organisme oeuvrant en santé et services sociaux et a également reconnu l’organisme comme étant éligible au Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC). La responsable de la cuisine collective, Monique Chrétien, a eu une réaction mitigée suite à cette décision : « Il y a du positif et du négatif. La bonne nouvelle, c’est que cette reconnaissance nous aidera beaucoup quand viendra le temps de solliciter les différentes fondations qui appuient les organismes comme le nôtre. La déception vient du fait qu’il y a très peu d’argent disponible pour les nouveaux organismes éligibles au PSOC. Nous devrons donc nous débrouiller avec un montant beaucoup moindre que ce que reçoivent les autres cuisines collectives. »
Vie autonome Bas-Saint-Laurent, déjà reconnu pour sa mission en santé et services sociaux, s’est vu refuser l’accès aux subventions récurrentes du PSOC. « C’est sûr que nous sommes déçus, mais nous avions limité nos attentes. Ce refus ne met pas l’organisme en danger, puisque nous bénéficions d’autres sources de financement pour l’instant », a déclaré le directeur général, Daniel Bilodeau.
Sur la photo : Monique Chrétien, de la Cuisine collective Croc-Ensemble des Basques.
Photo : Valérie Labrie (archives L’Horizon)