Les plantes sauvages sont à l’honneur à la bibiothèque Anne-Marie-D’Amours

9 juin 2010 | Par : Martin Bélanger | Imprimer cet article Imprimer cet article

 La bibliothèque Anne-Marie-D’Amours de Trois-Pistoles a présenté, le 8 mai dernier, une conférence sur les plantes sauvages, médicinales et comestibles du Bas-Saint-Laurent.

Le conférencier, Georges Viel, a été professeur en technologie forestière de l’Université du Québec à Chicoutimi. Originaire de Squatec, il est également un amateur de mycologie, la science étudiant les champignons.

À l’aide de photos, l’assistance a pu reconnaître les différentes plantes et champignons comestibles qui se trouvent dans la région et identifier ceux qui sont venimeux.

Le conférencier, qui a déjà goûté à la plupart des plantes et champignons qu’il a présentés, a raconté avec une touche d’humour ses expériences pratiques. Ainsi, plusieurs de ces plantes lui ont causé des symptômes déplaisants, comme des maux de ventre parfois assez violents.

Les gens présents ont eu l’occasion de découvrir les plantes pouvant servir de médicaments. Celles-ci étaient souvent utilisées par les Amérindiens et les premiers colons. La tisane de thuya blanc était notamment utilisée comme remède contre le scorbut. L’assistance a pu également apprendre que le saule, le tremble et le peuplier contiennent une substance « très proche de l’aspirine ».

M. Viel a affirmé que sa passion pour la mycologie et les plantes sauvages ont fait de lui un excellent cuisinier, depuis qu’il a intégré ces produits dans son alimentation. « Les cuisiniers professionnels utilisent de plus en plus les champignons et les plantes sauvages dans leurs recettes. On peut dire que c’est tendance, en particulier chez le mouvement écologique », a précisé l’ancien professeur.

L’assistance a également pu goûter à certains produits apportés par le conférencier. Soulignons que Georges Viel projette sortir un livre sur le sujet. Il est présentement en attente d’une réponse d’une maison d’édition.

Sur la photo : Georges Viel avait plusieurs échantillons sous la main.

Photo : Martin Bélanger

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