Un mort et un blessé grave à l’aréna Bertrand-Lepage

9 juin 2010 | Par : Marc Fraser | Imprimer cet article Imprimer cet article

Rassurez-vous, personne n’a vraiment perdu la vie à l’aréna, ni même n’a été blessé. Mais la simulation, organisée le 12 mai dernier par la table « Toxicomanie et détresse psychologique des Basques », avait de quoi marquer l’imaginaire des jeunes présents.

L’activité, nommée Programme I.M.P.A.C.T. (Intervention du Milieu en Prévention de nos Adolescents sur le Comportement à risques causant des Traumatismes), consistait à présenter une simulation d’accident automobile et ses conséquences dans les secondes suivant l’impact jusqu’à la réhabilitation complète des victimes. Il s’agit d’un programme développé au Nouveau-Brunswick, où il est utilisé depuis quelques années.

Les jeunes du cinquième secondaire de l’école l’Arc-en-Ciel, du Carrefour jeunesse-emploi des Basques et de la Maison familiale rurale de Saint-Clément ont été amenés dans l’enceinte de l’aréna, plongée dans le noir total. Soudain, un bruit terrible de métal tordu. L’éclairage de la patinoire permet de découvrir la scène d’accident. Deux vraies voitures, dont l’une gît sur le toit, laissent échapper de la fumée. Un homme inanimé repose à quelque distance de la voiture renversée. Des cris de douleur et de détresse parviennent de l’autre véhicule.

Une voiture de police arrive sur les lieux. Les agents portent secours aux blessés. Ils constatent le décès de l’homme qui a été éjecté. Dans l’autre voiture, ils sentent une odeur de marijuana. La conductrice, qui n’a pas subi de blessures importantes, est une jeune femme. Son comportement laisse présager qu’elle a consommé de l’alcool. Son passager est coincé dans le véhicule. Il souffre énormément, mais les policiers sont incapables de le sortir de là. Les agents appellent donc les pompiers et les ambulanciers qui arrivent rapidement sur place.

Pendant qu’on procède à l’arrestation de la conductrice, les pompiers déploient les pinces de désincarcération. Les ambulanciers prodiguent des soins à la conductrice et épaulent les pompiers dans leur tâche. Les pompiers cisaillent le toit de la voiture pour en extirper le blessé. D’autres intervenants arrivent sur la patinoire : un fourgon mortuaire, un enquêteur routier, un témoin. Puis des cris de femme retentissent. C’est la mère du blessé qui insiste pour le voir. Les policiers la retiennent, tentent de la réconforter…

Comme vous pouvez le constater, rien n’a été ménagé pour impressionner les jeunes et les sensibiliser aux conséquences des comportements à risque. À un certain moment, on comptait jusqu’à six véhicules sur la patinoire et une bonne vingtaine d’intervenants qui se sont gracieusement prêtés au jeu. Malheureusement, les organisateurs nous avaient interdit de prendre des photos ou même de faire des entrevues avec les jeunes.

Soulignons toutefois la contribution de tous les intervenants qui ont participé à cette impressionnante mise en scène. Leur capacité à travailler dans une parfaite cohésion laissera aussi des images très positives aux jeunes présents.

Photo : Marc Fraser, archive L’Horizon.