Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs: Bernard D’Amours, directeur général
15 juil 2010 | Par : Marc Larouche |
Imprimer cet article
Le nouveau directeur général de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, M. Bernard D’ Amours, désire privilégier l’amélioration de la réussite des élèves et le développement de créneaux spécifiques à chaque école. L’homme considère aussi important de faire baisser le taux de décrochage, qui varie au secondaire entre 11% et 23%, selon les milieux.
« Notre taux de diplomation atteint 70%. Selon la convention de partenariat signée avec la ministre de l’Éducation, nous devons mettre en place divers moyens pour faire en sorte que ce taux atteigne 82 % en 2020 », dit-il. « Nous voulons aussi faire augmenter le nombre d’inscriptions des jeunes de moins de 20 ans dans le secteur professionnel. En fait, pour les cinq prochaines années, tous les services seront déployés en fonction de cette convention de partenariat et de l’atteinte de nos objectifs », explique M. D’ Amours, qui habite Sainte-Françoise et est originaire de Trois-Pistoles.
« J’amorce ce mandat sous le signe de la continuité. Celui auquel je succède, Serge Pelletier, a laissé une organisation en bonne santé » dit ce diplômé en Histoire, en Sciences de l’éducation et en Administration scolaire, qui a amorcé sa carrière à titre d’enseignant à l’éducation des adultes dans Les Basques en 1991, à son retour des provinces maritimes, où il était allé perfectionner la langue anglaise en compagnie de son épouse. Depuis 2008, il assurait la direction du Centre d’éducation des adultes, de la formation professionnelle et du service aux entreprises de la Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs.
Conseiller municipal à Sainte-Françoise durant huit ans, Bernard D’ Amours y a aussi été maire pendant quatre ans. Il est donc doublement sensibilisé à la question du maintien des services à l’école primaire « Rayons de Soleil » de cette municipalité. La classe mixte du premier cycle du primaire, qui regroupe des élèves de première, deuxième et troisième année, ne compte que cinq élèves. Or, le seuil minimal pour conserver une telle classe est de six. C’est aussi le minimum requis pour recevoir du financement du ministère de l’Éducation.
« Je demeure optimiste, parce que des familles devraient venir s’installer à Sainte-Françoise, ce qui permettrait d’avoir le minimum requis. Nous aurons la confirmation en août, mais les indications que j’ai sont très positives. Un parent de Trois-Pistoles enverra aussi son enfant étudier à cette école l’an prochain », assure-t-il, ajoutant qu’il n’est pas question de fermeture d’école à Sainte-Françoise. « Le nombre d’élèves dans la classe mixte, où est prodiguée la formation de quatrième à sixième année, est suffisant. »
Bernard D’Amours est aussi engagé bénévolement. Il a entre autres été président de la Société historique de Trois-Pistoles et président fondateur de l’Association des familles D’Amours, qui compte 400 membres partout en Amérique. « Le développement du milieu m’a toujours animé, autant dans mon développement professionnel que personnel. »
L’homme souhaite travailler avec les directions d’écoles pour que chaque milieu ait sa couleur particulière, son projet particulier, afin de favoriser la réussite. Cela peut se traduire par des programmes Sports-études, des concentrations en arts ou autres.