L’école secondaire l’Arc-en-Ciel fête ses 40 ans

15 juil 2010 | Par : Martin Bélanger | Imprimer cet article Imprimer cet article

Plus de 200 personnes ont fêté, le 26 juin dernier, le 40e anniversaire de l’école secondaire l’Arc-en-Ciel de Trois-Pistoles.

Environ 6400 élèves, enseignants et personnel non-enseignant ont fréquenté l’établissement construit en 1969. L’école a donc dans les faits 41 ans. « Personne n’a pensé de souligner l’événement. C’est pourquoi nous fêtons un an en retard », a expliqué M.Réal Lafrance, l’un des organisateurs. « L’idée d’organiser une fête pour les 40 ans de l’école vient de Madame Armande Santerre », a ajouté M. Lafrance.

Les festivités ont débuté avec une visite guidée de l’école. Les visiteurs ont pu constater les nombreux changements que l’école a subis au cours des dernières décennies. Plusieurs anciens élèves se souvenaient de ce qu’était le secteur des métiers. Des cours de mécanique automobile, de construction, de menuiserie et de cuisine, pour ne nommer que ceux-là, ont été offerts dans les premières années. La plupart des ateliers ont terminé leurs activités dans les années 70 et 80.

Les bureaux et la salle des professeurs ont laissé leur place en 2000 à l’éducation aux adultes. « Il y avait de la place pour 120 professeurs. Dans les dernières années, il n’y avait qu’une quarantaine d’enseignants et ils préféraient demeurer dans leurs bureaux », s’est remémoré Donald Caron, qui a longtemps enseigné à Trois-Pistoles.

Les visiteurs ont aussi été frappés par le nombre d’ordinateurs dans les classes. L’école compte en tout 250 ordinateurs. « Personne n’aurait imaginé, il y a 20 ans, que les ordinateurs occuperaient une place aussi importante à l’école », a lancé M. Caron. Ce dernier s’est désolé de l’état actuel de la bibliothèque : « Aujourd’hui, il n’y a même pas le dixième des volumes qu’il y avait à l’époque ».

La journée s’est poursuivie avec une messe célébrée, à la bibliothèque, par l’abbé Jean-Louis Smith qui a été l’un des premiers à s’occuper de la pastorale scolaire. Pendant ce temps, une exposition de photos a été présentée à l’auditorium, alors que les photos de tous les membres du personnel des 40 dernières années défilaient à l’intérieur de l’ancienne chapelle. Ces personnes ont été immortalisées sur une mosaïque dévoilée, en fin de journée, par Hélène Beaulieu et Michel Grondin. Un cadeau a également été donné par Élisée Dupuis à Jean-Baptiste D’Amours, puisqu’il est le seul à avoir travaillé durant les 40 premières années de l’école. La fête s’est conclue avec un souper méchoui.

La construction de l’école secondaire l’Arc-en-Ciel, nommée école Polyvalente jusqu’en 1989, était un réel besoin à l’époque. Le jeune ministère de l’Éducation venait d’autoriser la construction d’écoles polyvalentes et avait instauré le transport des élèves par autobus scolaire. Les établissements scolaires étaient également surpeuplés à cause de l’arrivée massive des baby-boomers sur les bancs d’école.

La Polyvalente pouvait accueillir 1700 élèves, ce qui correspondait avec les besoins de l’époque. Environ 1500 élèves fréquentaient l’école au début des années 1970 et elle employait autour de 90 enseignants. Le nombre d’élèves et d’enseignants a cependant diminué d’année en année à partir de 1976, en partie à cause de la dénatalité. L’école secondaire ne compte maintenant que 390 élèves et 29 enseignants.

41 ans après son ouverture, l’école secondaire l’Arc-en-Ciel se tourne vers l’avenir. Le directeur Claude Thibault veut remplacer le système de chauffage au mazout par une combustion aux biomasses, ce qui sera plus écologique et plus rentable. Depuis l’an dernier, une dizaine de tableaux interactifs ont remplacé le classique tableau vert. L’apparition de ces écrans tactiles est  « une tendance lourde », selon Claude Thibault. Il s’agit d’un écran blanc relié à un ordinateur. Un vidéoprojecteur affiche l’écran d’ordinateur sur le tableau blanc. Ce nouvel appareil amènera  une modification des méthodes d’enseignement.

Photo : Martin Bélanger