Relève agricole dans Les Basques: Un portrait encourageant

15 juil 2010 | Par : Pricile De Lacroix | Imprimer cet article Imprimer cet article

« Je ne veux pas dresser un portrait idyllique de la situation. L’agriculture est encore un milieu difficile et trouver une relève est toujours un grand défi. Mais quand on se donne la peine de chercher des histoires positives, on en trouve plusieurs dans les Basques », lance le secrétaire général de l’Association de la relève agricole du Bas-St-Laurent (ARABSL), Alexandre Anctil.

Le tableau qu’il dépeint est loin de ressembler à celui plutôt sombre des dernières années. Il cite en exemple plusieurs jeunes agriculteurs dont les affaires vont bien. « À la Ferme DCL de Saint-Simon, c’est un producteur laitier au début de la trentaine. Chez Vindigo, ce sont deux frères de 30 et 33 ans, et ils y installent leur famille. Il y a aussi l’entreprise Les folies maraîchères qui cultive des produits biologiques. C’est un jeune couple qui tient ça, et ça va très bien pour eux », soutient Alexandre Anctil, également propriétaire de l’Abitibienne, une ferme ovine et céréalière située à Saint-Mathieu.

Il souligne par ailleurs que les municipalités de Saint-Jean-de-Dieu et de Saint-Clément accueillent en ce moment plusieurs jeunes producteurs qui reprennent les rênes de la ferme familiale. « Il y a là-bas un effet d’entraînement. Le secteur est dynamique, ce qui donne envie à des jeunes de s’y installer. Et plus il y a des jeunes qui s’y installent, plus il y en a d’autres qui souhaitent faire la même chose », explique Alexandre Anctil.

La région des Basques est considérée par le milieu agricole comme un endroit intéressant et propice pour cultiver. Les terres sont disponibles en grande quantité et à moindres coûts, mais l’accessibilité au marché pour vendre ses produits demeure le même que partout ailleurs dans la province. Le climat froid est favorable à la culture de fourrage et protège les champs contre de nombreuses maladies. De plus, selon Alexandre Anctil, le type de sol qu’on retrouve dans les Basques, ainsi que le dynamisme des entreprises agricoles, favorisent le développement de nouvelles cultures, comme la biomasse.

« Je suis entouré de jeunes positifs qui ont foi en ce qu’ils font. Oui, l’agriculture c’est difficile. Il y a des heures incalculables de travail et la rémunération est plutôt faible. Mais les jeunes apprennent à composer avec ces défis et deviennent de plus en plus efficaces », lance Alexandre Anctil. Un constat qui lui permet de croire que, si par le passé, il était question de crise dans le milieu agricole, l’avenir peut être envisagé avec beaucoup d’optimisme.

Photo : Valérie Labrie, archives L’Horizon