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	<title>L&#039;Horizon, presse coopérative des Basques &#187; Culture</title>
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		<title>Quinzaine des familles d’accueil pour l’École de langue française de Trois-Pistoles</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 17:14:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On peut les voir, dès le printemps, ces jeunes visages étrangers parcourir en vélo les rues de Trois-Pistoles. Ils viennent de partout du Canada, mais aussi d’ailleurs, pour faire un stage à l’École de langue française. Depuis 1933, des familles les accueillent à Trois-Pistoles et à  Notre-Dame-des-Neiges  en ne leur parlant qu’en français.
Ce concept d’immersion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On peut les voir, dès le printemps, ces jeunes visages étrangers parcourir en vélo les rues de Trois-Pistoles. Ils viennent de partout du Canada, mais aussi d’ailleurs, pour faire un stage à l’École de langue française. Depuis 1933, des familles les accueillent à Trois-Pistoles et à  Notre-Dame-des-Neiges  en ne leur parlant qu’en français.<br />
Ce concept d’immersion en milieu familial permet à de jeunes anglophones un contact privilégié avec la culture québécoise et, à ceux qui les reçoivent, une ouverture sur le monde. En février prochain, une Quinzaine des familles est organisé afin de recruter de nouveaux lieux  d’hébergement.<br />
« Pour assurer la continuité et le développement de l’École, nous avons absolument besoin de ces familles d’accueil. Elles sont au cœur de notre succès. L’année dernière, il y en avait 110. Si nous pouvions en avoir plus, il serait possible de recevoir un plus grand nombre d’étudiant(es) », explique Lucie Remington du Centre d’accueil, de  développement et de formation en langues (CADFEL).<br />
L’agente de développement s’occupe de la coordination entre les familles d’accueil et les  600 étudiants(es). Elle organise aussi l’aspect touristique autour de leur venue. « Chaque année, cette clientèle étudiante engendre des retombées économiques de près de 2,5 millions de $. Elle représente un plus pour l’économie locale, car elle loue des vélos, des kayaks, fréquente les restos, les bars, les épiceries et participe à diverses activités récréotouristiques. Son séjour éducatif, c’est aussi une forme de tourisme d’apprentissage.»<br />
L’âge moyen des étudiant(es) se situe dans la vingtaine mais la session d’été touche des plus jeunes de 17 ans. L’été, une semaine intensive se déroule pour  un groupe d’âge ayant 30 et 50 ans et plus. Elle regroupe autant des avocats, des médecins que des professeurs. L’école procure plus de cinquante emplois et 90 % des professeurs proviennent de la région.<br />
<strong>Un peu d’histoire</strong><br />
Ce campus  d’immersion culturelle et d’apprentissage des langues est lié à The University of Western Ontario. C’est le plus ancien au Canada et, l’année prochaine, il fêtera son 80ième anniversaire de fondation. Mais le premier groupe d’étudiant(es) n’a pas fait l’unanimité. Dans l’ouvrage Histoire de Trois-Pistoles/1697-1997, Paul Dumas raconte qu’au début, certaines hôtesses se montraient réticentes « parce ce que leurs enfants entreraient en contact avec des personnes non-catholiques et parlant une langue étrangère. » Il a fallu l’intervention du curé de l’époque, le chanoine Louis Côté,  pour dissiper  leurs craintes.<br />
M. Dumas, en plus de bien connaître l’histoire de l’école, y enseigne le français depuis plus d’une dizaine d’années. Il s’avère être aussi  famille d’accueil, tout comme l’était sa grand-mère Bernadette Rioux-Dumas. « Elle a accueilli des étudiant(es)  pendant près de 25 ans. Au début des années ’60, l’ancien premier ministre ontarien David Peterson a vécu chez elle. Au cours des ans, il est souvent revenu la voir. »<br />
<strong>Des lieux d’hébergement familial</strong><br />
Ces familles d’accueil – avec ou sans enfants, monoparentales ou composées de personnes âgées – reçoivent une compensation financière, non imposable. Certaines préfèrent avoir des filles ou seulement des garçons, d’autres ne les veulent pas trop jeunes. Des familles prennent des étudiant(es) uniquement pour le coucher ou pour les repas et acceptent des groupes de huit ou de seulement deux personnes. Les raisons qui motivent leur engagement, selon un sondage du groupe Communication Faucon, englobent la socialisation, l’implication dans le milieu, le fait de contribuer à l’apprentissage de la langue française et l’apport financier.<br />
Pour Conrad Hudon qui reçoit des étudiant(es) depuis plus de cinq ans « cela met de la vie dans la maison et je rencontre du monde de partout ». Comme lui-même ne parle pas l’anglais, dans sa maison le règlement de ne parler que le français est strictement respecté. « Même s’ils n’ont qu’une petite base en français, c’est facile de se comprendre. Et, en général, j’ai toujours eu affaire à des gens très sympathiques. »<br />
<strong>Recrutement des familles</strong><br />
En février, pendant la Quinzaine des familles, il sera possible d’en savoir plus sur l’implication au sein d’une famille d’accueil, de rencontrer ceux et celles qui vivent cette expérience et de s’inscrire en tant que nouveau membre.<br />
Lucie Remington est enthousiaste à l’idée de collaborer avec de nouvelles familles : « Le CADFEL est là pour répondre à toutes leurs questions et pour soutenir, en tout temps, leur démarche. En mars, elles pourront assister à des ateliers sur le Guide alimentaire canadien, l’équilibre budgétaire, sur l’intolérance au gluten, au sucre et sur les divers types d’alimentation. L’année dernière, plus d’une trentaine de nos étudiants(tes) étaient végétarien(es) ou végétalien(es), ce qui implique de savoir qu’on ne leur sert pas que de la salade. Donc, nous donnerons des recettes et des trucs culinaires. »<br />
<strong>Dates à retenir : </strong><br />
Mercredi le 25 janvier à 19h30 au Centre culturel de Trois-Pistoles, au 145-A rue de l’Aréna : assemblée générale des familles où les membres pourront recevoir le formulaire d’inscription au coût de 10 $. On pourra y discuter, entre autres, des ateliers proposés et des règlements.<br />
Mercredi le 22 février à l9h30 au Centre culturel, soirée d’information.<br />
Le samedi 25 février, à partir de 10h30, il y aura une table d’information à la Caisse  Desjardins de l’Héritage des Basques et aux Galeries Trois-Pistoles.<br />
<strong>Information :</strong> Lucie Remington au 418.851.3747 – famillescadfel@gmail.com – Ou se présenter au bureau de CADFEL au 30-A, rue Notre-Dame Ouest à Trois-Pistoles.</p>
<p><em><strong>Photo : 2011 : groupe de Paul Dumas</strong></em></p>
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		<title>Découverte de l’art au féminin : Exposition Collectif de femmes</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 01:02:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une exposition toute particulière a lieu jusqu’à la fin janvier au Café pistolois Grains de Folie. Elle met en scène une quinzaine de femmes qui, pour la majorité d’entre elles, exposeront une de leurs œuvres pour la toute première fois. Le but de ce Collectif de femmes est de faire connaître de nouveaux talents féminins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une exposition toute particulière a lieu jusqu’à la fin janvier au Café pistolois Grains de Folie. Elle met en scène une quinzaine de femmes qui, pour la majorité d’entre elles, exposeront une de leurs œuvres pour la toute première fois. Le but de ce Collectif de femmes est de faire connaître de nouveaux talents féminins dans la MRC des Basques.</p>
<p>Parmi ces femmes, mentionnons les noms de Valérie Lavoie, Isabelle Blouin, Geneviève Rioux, Lise Bélanger, Jeanne-D’Arc Lagacé et Karine Rioux. L’idée de cette exposition a été lentement initiée et développée suite à des discussions qu’Isabelle Lévesque, propriétaire du Café, a eues  avec des amies. L’idée a cheminé jusqu’à prendre forme tout dernièrement. « Il faut avoir du culot pour oser exposer des productions au départ si personnelles », dit-elle.</p>
<p><strong>Des œuvres diversifiées</strong><br />
Ce collectif rassemble diverses œuvres : des photographies, de l’acrylique, des peintures, des sculptures, une courtepointe. « Cette exposition est faite sans prétention, elle ne vise qu’à susciter l’intérêt pour le travail artistique des femmes de notre région. Mais ce travail  est si méticuleux, si rigoureusement fait que ça commande l’admiration », ajoute Mme Lévesque qui pour sa part y expose une sculpture.</p>
<p><strong>Vers d’autres évènements</strong><br />
Cette initiative a tellement bien cheminée qu’elle a eu pour effet  d’intéresser certaines des exposantes à monter une exposition en solo. Avec comme conséquence surprenante d’amener des hommes à préparer  une exposition au masculin.</p>
<p>Lorsque nous avons rencontré Mme Lévesque, elle était en compagnie du sculpteur Michael Bergstaller qui a réalisé, entre autres, la sculpture dans le parc à proximité de l’église de Trois Pistoles représentant un cheval. Ils tentaient ensemble de planifier une future exposition de ce sculpteur reconnu au Québec et dont l’atelier est maintenant situé à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.<br />
<em><strong><br />
Photo : Isabelle Lévesque regardant une sculpture de Michael Bergstaller.<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque.</strong></em></p>
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		<title>Le Chœur Art-Fa-des-Neiges</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:53:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Près de 250 personnes ont répondu à l’invitation du Chœur Art-Fa-des-Neiges à l’École secondaire L’Arc-en-ciel pour son spectacle du Temps des Fêtes Réveillons en chansons, au début de décembre. Françoise Dubé assumait la direction musicale, la pianiste Nathalie Clément la partie musicale et  le comédien Gaétan Côté l’animation.
Le Chœur Art-Fa-des-Neiges est composé de dix-sept membres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Près de 250 personnes ont répondu à l’invitation du Chœur Art-Fa-des-Neiges à l’École secondaire L’Arc-en-ciel pour son spectacle du Temps des Fêtes Réveillons en chansons, au début de décembre. Françoise Dubé assumait la direction musicale, la pianiste Nathalie Clément la partie musicale et  le comédien Gaétan Côté l’animation.</p>
<p>Le Chœur Art-Fa-des-Neiges est composé de dix-sept membres, dont quinze femmes et deux hommes. Sept d’entre eux proviennent de Trois-Pistoles, les autres de Saint-Éloi, Saint-Mathieu, Saint-Cyprien, Saint-Modeste et Rivière-du-Loup. La majorité des membres n’a aucune connaissance musicale. « Il suffit d’aimer chanter et c’est facile de le faire sous la direction de Françoise Dubé », nous a confié  une des choristes, Lisette Paré.</p>
<p><strong>Les préparatifs</strong><br />
C’est à la bibliothèque de l’école secondaire que les membres du chœur se sont préparés pour le spectacle. Certains  mémorisaient les paroles des chansons. Anne-Marie Rieu   n’a pas hésité à déclarer que le fait d’être membre « comporte plusieurs avantages dont celui de se faire un réseau d’amis, d’apprendre à mieux respirer et de pratiquer sa mémoire ». D’autres membres arrivent à l’instant, dont Bertin Denis accompagné de sa fille de 12 ans, Aurélie-Rose Denis. La sœur du préfet de la MRC des Basques, Aline Denis, jase avec d’autres membres. Pour M. Denis, malgré des conflits d’horaire, « le fait de chanter me fait oublier mes responsabilités quotidiennes de représentation politique à la MRC et au CLD ». Mélanie Bélanger, vice-présidente au conseil d’administration, la présidente étant Brigitte Pelletier, mentionne « que les contacts entre les membres créent un esprit de solidarité qui se rapproche beaucoup de l’esprit familial ».</p>
<p><strong>Les dernières vingt minutes</strong><br />
Il ne reste que vingt minutes avant le début du spectacle. Des membres aident le Père Noël à revêtir son costume, plus loin la Mère Noël revêt ses plus beaux atours et tous les choristes se coiffent d’une tuque rouge et blanche. Mme Dubé les invite à se regrouper pour faire quelques exercices de réchauffement, vocalises et autres. Tout le monde est souriant. Puis, le signal est donné qu’il leur faut descendre à la cafétéria, là où les spectateurs les attendent.</p>
<p>Les membres du chœur se répartissent aux tables où se trouvent des amis, de la famille. Ils attendront que l’animateur, le Père Noël en l’occurrence, casse la glace et fasse leur présentation. Les spectateurs arborent le même sourire joyeux que les membres du chœur. Le Père Noël arrive,  salue l’assemblée et annonce qu’il est tombé en amour avec la Mère Noël. Celle-ci entre alors en scène, ramenant la « poche du Père Noël », celle-là même qu’il avait oubliée au Pôle Nord. Et le spectacle commence. Même s’il souffre, comme il dit, « d’apse » (asthme) et de « flebite » (phlébite), il animera les trois parties du spectacle, en plus de remettre les cadeaux reçus après des tirages de billets. La soirée se déroule rapidement dans les rires et l’écoute des chants de Noël.</p>
<p><strong>Transportés hors du temps</strong><br />
Les spectateurs n’ont plus d’âge, ils redeviennent des enfants sous le charme des voix qu’ils entendent. Ils découvrent le talent des membres du chœur et celui de la directrice musicale. Les spectateurs eux-mêmes découvrent leur talent car ils sont appelés à former une grande chorale de 250 personnes. C’est impressionnant. Après la deuxième étape, tout le monde est invité à se servir  au buffet préparé par le Restaurant Le Gondolier. Puis les chansons reprennent de plus belle et les visages sont de plus en plus  illuminés par la musique. Le sourire de Mme Dubé en dit long lorsqu’elle dirige la chorale des spectateurs car c’est son rêve que de diriger une si grande chorale.</p>
<p><strong>La lettre au Père Noël</strong><br />
Plus tard, le Père Noël lira une lettre reçue de ce qui, au début, nous apparaît être écrit par une fille qui attend qu’il lui fabrique quelque chose de particulier. On comprend vite  que cette fille  vit des appréhensions face à l’avenir de l’ensemble vocal qui, en des jours meilleurs, a déjà compté plus de cent membres. Cette lettre destinée au Père Noël lui demande d’intervenir pour que le chœur survive : « Vous êtes mon dernier recours, j’ai tout essayé sans résultats, pouvez-vous en fabriquer des voix, une dizaine, peut-être une quinzaine. Au train où ça va, on a peur de cesser nos activités ». En fait, la lettre a été composée par Françoise Dubé qui a lancé ce cri du cœur pour que de nouveaux membres viennent s’ajouter à la chorale.</p>
<p><em><strong>Photo : Le chœur en plein contrôle.<br />
Crédit Photo : Marc-André Lévesque</strong></em></p>
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		<title>Un homme debout, Marc Bélanger</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:50:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Café Grains de Folie était bondé pour le lancement du disque compact de Marc Bélanger intitulé Verseurs d’eau. Même s’il réside maintenant à St-Paul-de-la-Croix, l’auteur-compositeur trouvait important de faire ce lancement dans sa ville natale, là où son amour de la musique a pris racine. « La musique était une façon de me défouler et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Café Grains de Folie était bondé pour le lancement du disque compact de Marc Bélanger intitulé Verseurs d’eau. Même s’il réside maintenant à St-Paul-de-la-Croix, l’auteur-compositeur trouvait important de faire ce lancement dans sa ville natale, là où son amour de la musique a pris racine. « La musique était une façon de me défouler et de survivre », a-t-il mentionné dans la présentation qu’il a faite. Il a interprété trois de ses chansons : Le sang-lié, Génération X et Face au vent, accompagné du guitariste Fred Béland de Rimouski. La pochette de son album a été bellement illustrée par Isabelle Lévesque et Geneviève Rioux.</p>
<p>Les personnes présentes ont apprécié cet homme engagé. Il lui aura fallu persévérer plusieurs années avant de se faire reconnaître. Il a pu, cependant, compter sur le soutien des gens du milieu régional, tel que Ghislain Vachon de Télé-Basques ou de Daniel St-Pierre, ou encore de Stéphane Martin de CIEL-FM. Maintenant, il a accès à un réseau de personnes influentes dans le domaine de la production. Hugo Perreault a produit son disque, tout en étant producteur d’autres artistes dont Richard Séguin. Il lancera bientôt son disque à Montréal et c’est nul autre que Michel Rivard qui en fera la présentation. Michel Lalonde et Alexandre Belliard sont de ceux qui croient aussi en lui.</p>
<p>Marc Bélanger a interprété trois chansons pour nous donner le goût de l’entendre et de le réentendre. « C’est-y normal qu’on soit locataires sur les terres de nos grands-pères ? », dit-il dans l’une d’entre elles. Et dans une autre, il reprend une phrase d’Étienne de la Boétie :  « Les tyrans ne sont grands que parce que nous sommes à genoux ». Pendant sa présentation, il n’a pas hésité à inviter tout le monde à télécharger ses chansons car, pour lui, « ce qui est important, c’est de me faire entendre »</p>
<p><em><strong>Courriel de Marc Bélanger : fletan3000@hotmail.com<br />
Photo : Fred Béland et Marc Bélanger.<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque.</strong></em></p>
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		<title>Héritage patrimonial et religieux dans Les Basques : Les croix de chemin</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:28:23 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On passe devant elles, parfois sans les voir. Points de repère le long des routes, à la croisée des chemins ou en haut d’une montagne, les croix de chemin jalonnent depuis fort longtemps nos paysages ruraux. Symboles religieux, patrimoniaux ou culturels, elles font partie de la mémoire collective des Basques.
Dans l’ouvrage « Les croix de chemin [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On passe devant elles, parfois sans les voir. Points de repère le long des routes, à la croisée des chemins ou en haut d’une montagne, les croix de chemin jalonnent depuis fort longtemps nos paysages ruraux. Symboles religieux, patrimoniaux ou culturels, elles font partie de la mémoire collective des Basques.</p>
<p>Dans l’ouvrage « Les croix de chemin dans la MRC les Basques », édité par la Société d’histoire et de généalogie de Trois-Pistoles, l’auteur Paul-André Ouellet a recensé minutieusement chacune d’entre elles. En sauvegardant ces croix, écrit-il, « nous conservons des témoins des gens qui nous ont précédés, des témoins de la vie qui les animait et des traditions qu’ils entretenaient. »</p>
<p>Ces croix ont été très souvent entretenues par des particuliers mais aussi par les Chevaliers de Colomb. On en dénombre près de 59  sur tout le territoire des Basques. La majorité d’entre elles existaient en tant que lieu de dévotion, souvent dans des rangs qui étaient éloignés de l’église. On s’y rassemblait pour demander une bonne récolte, réciter le chapelet ou prier pour une guérison ou le repos des disparus. Certaines se retrouvent dans les cimetières, mettant en scène la crucifixion et les instruments de la passion de Jésus (lance, éponge, marteau, clou ou échelle), comme à Saint-Mathieu de Rioux, Saint-Guy, Sainte Françoise ou Saint-Éloi.</p>
<p>D’autres commémorent un événement particulier. Celle de la Razade d’en Haut, faite en pierre et installée en 1930, rappelle le sauvetage de quarante chasseurs de loups-marins qui furent piégés par les glaces en face de Trois-Pistoles, le 23 décembre 1841.</p>
<p>Une croix votive  située sur la côte ouest de Rivière des Trois-Pistoles, date de 1951. Une année avant son érection, un incendie menaçait de se propager au village. L’abbé Léo Bérubé avait alors promis de faire ériger une croix en guise de remerciement si la paroisse était épargnée par le feu.</p>
<p><strong>Héritières d’un long passé</strong><br />
Un inventaire dirigé dans les années ’70 par le professeur Jean Simard, de l’Université  Laval, répertoriait 3 000 croix de chemin dans tout le Québec. L’origine de ces croix de chemin vient, en partie du monde celte : Irlande, Écosse mais plus particulièrement de la Bretagne. Leur présence, répandue au Moyen-Âge, atteindra son apogée au 16e siècle. Jacques Cartier, breton de naissance, a planté cinq croix entre Gaspé et Trois-Rivières, marquant ainsi sa prise de possession du territoire par le roi de France. Puis cette tradition s’est implantée en Nouvelle-France où tout bon catholique francophone qui passait devant une croix de chemin devait s’y arrêter pour une longue prière.</p>
<p><strong>Un symbole universel</strong><br />
Même si elle est très présente dans l’iconographie chrétienne, la croix est un symbole commun à des traditions de tous les temps et de tous les pays. On retrouve la croix dès la plus haute Antiquité en Égypte et en Chine.  Une croix de marbre datant du XVe siècle avant J.-C. a été découverte en Crète. Selon le Dictionnaire des symboles de Jean Chevalier, la croix représente la réalisation globale de l’être humain, dans toutes les possibilités qu’il porte. Souvent identifiée à l’Arbre de la vie et à l’union du ciel et de la terre, c’est le symbole du monde dans sa totalité.<br />
<em><strong><br />
Photo: Croix du 4e Rang à Sainte-Rita</strong></em></p>
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		<title>Souvenirs du Temps des Fêtes</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:26:44 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Grande fête commerciale où l’on croule sous les cadeaux et se gave de festins bien arrosés, Noël n’a plus son sens religieux comme à l’époque de nos grands-parents. Pour eux, le  Temps des Fêtes commençait la veille de Noël par une messe célébrant la venue de l’Enfant Jésus et se continuait jusqu’aux rigodons du Jour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Grande fête commerciale où l’on croule sous les cadeaux et se gave de festins bien arrosés, Noël n’a plus son sens religieux comme à l’époque de nos grands-parents. Pour eux, le  Temps des Fêtes commençait la veille de Noël par une messe célébrant la venue de l’Enfant Jésus et se continuait jusqu’aux rigodons du Jour de l’An, pour se terminer aux Rois  le 6 janvier.  C’étaient des journées remplies de retrouvailles familiales et de plaisirs simples. Pour ne pas oublier, quelques souvenirs d’un temps passé.</p>
<p>« J’ai vu mon premier sapin de Noël décoré, à l’école, quand j’avais douze ans, raconte Suzanne Lauzier qui est née à Sainte-Rita dans le Chemin Taché. Le 24 au soir, pour aller jusqu’au village, ça prenait presque une heure parce qu’on avait un vieux cheval.  L’église était bondée et le curé chantait trois messes l’une après l’autre : la messe de minuit, la messe du jour et la messe dite de l’aurore. Comme il n’y avait pas de télévision, ni de radio pour en parler, pour nous le Père Noël ça n’existait pas. C’était le p’tit Jésus qui amenait les cadeaux, surtout au Jour de l’An. »</p>
<p>L’électricité changea peu à peu les traditions. Dans les années ’40, une centrale électrique fut construite à Squatec au Lac Sauvage par une coopérative d’électrification rurale.  Les paroisses avoisinantes purent enfin avoir l’électricité. « Dans ces années-là, j’étais adolescente et le soir de Noël, nous allions au village voir les magasins qui étaient décorés et restaient ouverts jusqu’à minuit. À Sainte-Rita, il y en avait trois qui vendaient de tout, de la nourriture, des vêtements, des meubles et des jouets. »</p>
<p><strong>Une orange et des peanuts</strong><br />
Dans la famille de Mme Rioux, native de Trois-Pistoles et rencontrée à la Villa des Basques, Noël se préparait dès le mois de novembre. « Ma mère confectionnait des gâteaux aux fruits, des pâtés de viande, des beignes et des biscuits. On étendait notre bas de Noël et on fabriquait nous-mêmes nos décorations en mettant des rubanbelles dans les sapins. » Mme Hudon de Sainte-Françoise retrouvait  dans son bas de Noël une orange et des peanuts et allait à la messe de minuit « dans un berlot tiré par un cheval ou en snowmobile. »</p>
<p><strong>Rang de la  Société à Saint-Jean-de-Dieu</strong><br />
Victor Bélanger a 95 ans. Il a passé son enfance dans le rang de la Société à Saint-Jean-de-Dieu. « Quand j’étais petit garçon, c’était la grosse misère. Nous étions 16 enfants et pour ma mère, cela aurait été un péché que d’empêcher la famille. On était très religieux. Comme on dit, Satan avait le dos large et une charrette pour vous conduire en enfer. Le soir de Noël, nous allions à la messe au faubourg, c’est comme cela qu’on appelait le village. Quand on revenait à la maison, à cheval dans le froid de la nuit vers quatre heures du matin, parfois il y avait de la soupe aux pois avec du lard et du gâteau avec de la confiture de fraises. Souvent aussi, il n’y avait rien à manger. Le soir de Noël, pour obtenir une faveur spéciale, il fallait réciter 1 000 Ave Maria. »</p>
<p>Vers l’âge de 21 ans, sur l’ordre du curé, M. Bélanger est parti dans les colonies de Saint-Guy pour défricher des terres données par le gouvernement. Il y est resté pendant près de l4 ans, avec sa femme Jeanne Ouellet qu’il appelle Ti-Jeanne ou « la mère ». « À Noël, à Saint-Guy, c’était mort, il ne se passait pas grand-chose. L’endroit était sauvage, plein d’ours. Les colons étaient très pauvres. C’est surtout au Jour de l’An que ça fêtait un peu. »</p>
<p><strong>Le Jour de l’An</strong><br />
À Sainte-Rita aussi, chez Mme Lauzier, les réjouissances se passaient dans le temps du Jour du l’An. « Je me souviens d’avoir reçu une poupée en plâtre, des fruits et des peanuts. Il y avait des veillées de danse chez la parenté et les voisins. Ça buvait de la bière à bras, de la bière maison. À la Fête des Rois, la visite venait manger chez-nous. On cuisinait des beignes cuits dans de la graisse de bœuf et une grande casserole de gâteau avec de la crème fouettée, de la confiture de fraises et du jello. Pendant la guerre, le sucre était rare et rationné. Pour faire nos desserts, on utilisait de la mélasse. »</p>
<p>Dans la famille de M. Bélanger, le Jour de l’An était aussi plus célébré que Noël. « Ma mère et mes sœurs Blanche et Ti-Lise préparaient pour chacun des enfants une boîte avec du bonbon français, deux morceaux de chocolat, des peanuts, du bonbon dur sablé, une pomme et quand on était chanceux, il y avait une orange. »</p>
<p>Plus tard, avec Ti-Jeanne et leur famille de 15 enfants, à Saint-Guy, puis par la suite dans le Rang de la Société, le ler de l’An se déroulait dans la  musique et la danse. Avec son violon, M. Bélanger était de toutes les fêtes. « J’en ai zigné un coup dans les veillées, dit-il en riant et avec une lueur malicieuse dans ses yeux bleus. On buvait de la bière à bibitte, un mélange de fèves commandé dans le catalogue Dupuis et dans lequel on ajoutait du sucre. Ça devait macérer pendant quelques semaines avant d’être bu. Je faisais aussi du vin de trèfle rouge. C’était bon pis fort. Rien qu’avec un verre, on commençait à chanter O Canada. »</p>
<p>Bûcheron dans les colonies ou dans les chantiers du Maine, cultivateur, préposé aux personnes âgées à la Villa Dubé à la fin de sa cinquantaine, M. Bélanger jette un regard nostalgique sur son passé. «  J’ai été marié 73 ans avec Ti-Jeanne. Ensemble nous avons été  heureux, c’était une très bonne mère. Elle est décédée en mai dernier. C’est mon premier Noël sans elle. Il y a quelques mois, j’ai été obligé de casser maison et de vendre mon auto. Maintenant j’habite dans une résidence à Saint-Jean-de-Dieu. Je m’habitue, je me suis fait de nouveaux amis. »</p>
<p>Mme Lauzier a eu neuf enfants et habite toujours dans sa maison à Sainte-Rita. Elle se souvient d’un Noël particulièrement douloureux. Durant l’été de 1977, quatre de ses filles ont été tuées dans un accident d’auto. Elles avaient 12, 15, 17 et 23 ans. « Cette année là, Noël a été triste et difficile pour toute la famille. Encore aujourd’hui, même si l’accident est arrivé il y a longtemps, il est encore très présent dans notre mémoire. Dans le Temps des Fêtes, en particulier, on pense à ce qu’elles seraient devenues et on s’ennuie d’elles. »</p>
<p>Photos : Suzanne Lauzier de Sainte-Rita.<br />
Victor Bélanger de Saint-Jean-de-Dieu</p>
<p><em><strong>Jusqu’à l’âge de 15 ans, M. Bélanger ne savait ni lire, ni écrire. Il a appris par lui-même et publié trois recueils de contes et récits de vie, édités par le Centre Alpha des Basques de Trois-Pistoles</strong></em></p>
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		<title>Symboles de Noël et du solstice d’hiver.</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:23:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition du sapin de Noël fut introduite au Québec pour la première fois en 1781, par le général allemand Von Reidesel, à Sorel. La coutume se répandit au cours de l&#8217;époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu&#8217;au cours des années ’30 et ’40.</p>
<p>Cependant, la tradition d&#8217;un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie, au moment du solstice d&#8217;hiver ce qui marquait le triomphe de la lumière sur les ténèbres. L’arbre était orné de fruits, de blé et de fleurs.</p>
<p>En Europe, au XIe siècle, le sapin symbolise l’arbre du paradis et il est décoré de pommes rouges. Mais le premier arbre de Noël serait apparu en Europe, en Alsace plus exactement, vers 1521.</p>
<p>La première crèche aurait été réalisée par Saint-François d’Assise en 1223 en Italie. Il s’agissait d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels.<br />
La bûche de Noël, dessert qu’on déguste dans le Temps des Fêtes, symbolise en fait une vraie bûche de bois que les Gaulois et les Scandinaves brûlaient pour célébrer le solstice d’hiver. Au Moyen-Âge, cette bûche était un porte-bonheur. Les cendres devaient être précieusement conservées car on disait qu’elles protégeaient de l’orage, guérissaient des maladies et fertilisaient les terres.</p>
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		<title>Trois-Pistoles, Rendez-vous des Grandes Gueules : des passeurs de rêves d’ici et d’ailleurs</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15e Rendez-vous des Grandes Gueules s’est déroulé du 2 au 9 octobre avec plus de vingt spectacles diffusés surtout à Trois-Pistoles, là où tout a commencé, à la Forge à Bérubé, résidence permanente des ombres de centaines de conteurs. Des spectacles ont aussi eu lieu dans plusieurs autres municipalités, dont Saint-Jean-de-Dieu et Saint-Simon. Ils ont fait vibrer l’art du conte en touchant au slam ou en l’insérant dans des mises en scène proches du théâtre.</p>
<p><strong>Des artistes locaux</strong><br />
Le 5 octobre au café Grains de folie, le spectacle Brin de folie a regroupé sept artistes locaux. L’animateur Michel Leblond l’avait dit : « À Trois-Pistoles, il y a beaucoup de talents » et nous l’avons constaté. Donald Charles, Sebrioux, Alain Bélanger et Marc Bélanger sont venus aiguiser nos oreilles avec leurs contes musicaux. Danielle Leblanc, Sara Kelly et Michel Leblond  nous ont introduits aux premières imageries. Une soirée où « l’air de la forêt rencontre l’air de la mer et que ça donne un drôle de mélange », selon Danielle Leblanc.</p>
<p><strong>L’impossible cabaret</strong><br />
Le lendemain à la Forge à Bérubé, Le Cabaret de l’impossible était présenté en première québécoise avec trois artistes : François Lavallée de Québec, Achille Grimaud de Bretagne et Sergio Grondin de l’Île de la Réunion. Une soirée de réflexion sur nos appartenances et nos différences culturelles, sur nos rapports à l’espace, à nos origines, sur la francophonie. « Ah ! Vous les québécois, on ne sait jamais ce que vous pensez vraiment », a lancé Achille Grimaud à François Lavallée. Un fabuleux exercice de construction, de déconstruction, un moment de questionnement sur la place de l’oralité dans un contexte de développement technologique. Nécessaire et merveilleux spectacle présenté aussi à l’Île de la Réunion et en Bretagne.</p>
<p><strong>Un spectacle à la hauteur du lauréat</strong><br />
Toujours à la Forge à Bérubé, une soirée magique, celle du 7 octobre au cours de laquelle François Lavallée nous a forcés à admettre qu’être venus l’entendre valait toutes les conventions culturelles. Malgré les 32 heures d’avion qui nous séparent de son île, Sergio Grondin a démontré qu’elle n’était pas si lointaine et que ses odeurs de rhum et d’espoir valaient bien celles de notre bière pour projeter des histoires sur des murs ivres. Kamel Guennoun nous a émerveillés avec ces lumières de lune qui sauvent un berger et son village.<br />
Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon ont parlé de la vie. Achille Grimaud a inventé ces « vides mémés », en guise de remplacement des téléviseurs détruits par une surcharge électrique. Maurice Vanney, fondateur, président et directeur artistique du Rendez-vous des Grandes Gueules, a été très justement célébré pour son implication en recevant l’Oscar du conte.</p>
<p><strong>La relève et l’expérience</strong><br />
C’était place à la relève le 8 octobre à la Forge à Bérubé et Jean-Marc Massie y a présenté ses favoris. Yolaine a raconté qu’historiquement les hommes et les femmes avaient développé différemment leur pilosité. Anaïs Fournier a fait exploser son slam au féminin. Marc-André Fortin a démontré de quelle façon les mots pouvaient servir à éclairer le firmament. Patrice Michaud a prouvé que, peu importe son support  comme un catalogue de Noël Sears, par exemple, l’imagination pouvait s’affirmer pleinement et bellement. Christian St-Pierre a puisé au fond du désespoir l’idée de vivre. Nicolas Landry nous a dit que la soif était souvent liée à autre chose que la beuverie, que l’on pouvait aussi s’abreuver à des buts communs pour se désaltérer culturellement. Marc Sauvageau nous a menés par la rime vers la séduction d’une belle avant qu’elle ne se transforme. Dany Boucher a construit un lien superbe entre la tradition et la modernité.</p>
<p>Plus tard à 14 heures, spectacle solo de Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon. Ils nous y avaient invités pour une rencontre avec les différentes strates de leurs souvenirs, de leurs émotions à fleur de peau : « L’amour est une région, la peau se souvient. » Nous nous sommes souvenus à travers la danse, le chant, les murmures et le silence.</p>
<p><strong>L’enfant chéri du pays</strong><br />
En soirée, au Caveau-Théâtre, un rendez-vous attendu par les amis : Truck stop. Mathieu Barrette est venu rocker le conte sur des planches qu’il connaissait déjà. Un rock qui avait l’air de dire : « Vous êtes en train de vous faire passer toute une forêt d’épinettes ». Comme à l’époque où quelqu’un d’autre, un certain Péloquin, avait apposé une phrase scandaleuse au bas d’une œuvre de Jordi Bonnet : « Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves. » (Ces liens ont été faits par Maurice Vanney lors d’une conversation). Toutes ces violences inutiles qui se disent violemment mais qu’il faut dire ainsi pour qu’on finisse par les guérir.<br />
<strong><br />
Des leçons d’histoire</strong><br />
Kemel Guennoun a présenté son spectacle solo en après-midi : L’homme qui avait mis le chemin sous ses pas. Une série de péripéties entre la réalité et la fiction, ou le contraire, qui nous font voyager à travers le monde des contes. Un livre qui s’écrit sous nos oreilles.<br />
Mike Burns a, pour sa part, présenté le spectacle de clôture à la Forge à Bérubé : Ma tristesse sur la mer. Comme tous les grands conteurs irlandais, il raconte les yeux fermés. Il nous parle de ces Irlandais forcés de quitter familles et pays pour aller chercher en Amérique de meilleures conditions de vie mais qui trouvent souvent pire. Ce récit, situé au début des années 1800, se passe en partie en Irlande, terre de légendes et de malheurs, au Québec et en Ontario, lorsque de riches Anglais, parfois Écossais, se sont emparés des travaux de construction du Canal Rideau. Un canal qui ne sert plus désormais qu’au patinage en hiver. Ces travaux ont entraîné la mort de centaines d’Irlandais ayant travaillé dans la misère et le danger. Mike Burns a pleuré durant son spectacle car les plaies, la peine restent vives : « Lorsque Maurice Vanney m’a demandé de faire ce spectacle, je lui ai dit que je le faisais très rarement, mais que la Forge, cet endroit mythique, était le lieu idéal pour le faire et j’ai accepté. »</p>
<p><strong>Dans le cœur des conteurs</strong><br />
Le 15e Rendez-vous est terminé, du moins c’est ce qu’on dit. Mais ce n’est pas vrai. Les ombres se propagent et viennent hanter les lieux visités. Avec la plus grande en tête, celle de Jocelyn Bérubé, et ces autres qui suivent dans un numéro unique, la projection de quinze ans d’histoire sur les murs de la Forge, comme dans nos consciences.</p>
<p>« Trois-Pistoles, est un endroit privilégié dans le cœur des conteurs. » Cette phrase de Maurice Vanney est  partagée par plusieurs. À travers la francophonie, il existe au-delà de 100 évènements comme celui des Rendez-vous, surtout en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, dans certains pays africains, là où des instituts français  existent.</p>
<p><strong>L’accueil, première condition gagnante</strong><br />
Nicole Sirois qui tient la billetterie de la Forge à Bérubé nous a confié à quel point elle aimait, comment il était important pour elle de garder des liens étroits avec l’évènement. Son travail a été souligné à plusieurs reprises. Elle fait partie des conditions de réussite de cet évènement : l’accueil. Kamel Guennoun, un des artistes, a mentionné qu’il avait apprécié être hébergé chez une famille de Trois-Pistoles, s’y retrouvant presque comme chez lui.</p>
<p>Même s’il y a l’accueil, il y a aussi l’intérêt de la population pour le conte. Les spectacles étaient fort courus, les salles souvent pleines et l’écoute du public remarquable. Une autre condition, comme le disait Mike Burns, c’est que la Forge à Bérubé est le meilleur endroit où se produire.</p>
<p><strong>Un homme et son île qui bouge</strong><br />
Sergio Grondin a développé son art à son Île de la Réunion, un endroit fait sur mesure pour imaginer des histoires. Une île où les volcans et le rhum règnent en maîtres pour réveiller les peurs ou les engourdir. 700 000 personnes entassées sur le littoral et des enfants qui grimpent les pentes abruptes de montagnes remuantes pour aller s’amuser à puiser la lave qui y coule. Des aventures à meubler la mémoire pendant des centaines d’années. Il les partage maintenant entre le continent européen, l’Afrique et son Île.</p>
<p><strong>Compagnonnage et autres</strong><br />
Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon considèrent que leur art est un peu plus difficile à pratiquer « depuis que des coupures sont faites par le gouvernement français, entre autres, en augmentant les critères de reconnaissance de statut d’artiste, statut qui donne une forme d’autonomie financière aux artistes. Ces dernières années, 40 000 français l’ont perdu. »</p>
<p>Eux, se disent encore chanceux. Les deux promènent leur spectacle à travers l’Europe et participent annuellement à la marche de compagnonnage, s’engageant à parcourir la France pour propager leurs savoirs à des plus jeunes. À Trois-Pistoles, Mme Bidàude en est à sa 14e participation, ayant partagé en 1997 un spectacle avec Michel Faubert, « Voyageur du ciel. »</p>
<p><strong>L’amour du métier</strong><br />
Kamel Guennoun en était à sa première participation. Pour son baptême, il n’a pas chômé. Il a participé à plusieurs spectacles et s’est même rendu dans des écoles pour conter à des enfants. Il paraît que ceux-ci l’écoutaient la bouche ouverte. C’est un passeur de contes, un passionné. « Moi je suis chanceux de faire ce que je fais, je le fais et je suis payé pour le faire. J’en remercie ceux qui m’ont soutenu au départ.»  Il raconte, en souriant, que s’il devait mettre bout à bout tout ce qu’il a conté, « j’en aurais pour douze heures de spectacles. » De plus, passion oblige, il s’implique au Centre méditerranéen de la littérature orale où, avec d’autres chercheurs, il peut créer un lien entre les récits écrits en différentes langues.</p>
<p><strong>L’homme qui semait des rêves</strong><br />
« Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait », a écrit Marcel Pagnol.  Cette phrase reflète bien comme il faut être fou d’une belle folie pour monter un projet comme les Rendez-vous, le réaliser et le nourrir de conteurs, année après année, jusqu&#8217;à  ce que quinze années se passent. Et elles ont passé si vite en laissant des traces inoubliables, comme ces ateliers pour favoriser la parole de ceux qui la possèdent mais qui ne le disent pas ou qui le disent difficilement. Ils s’expriment maintenant au concours des grands menteurs, une fierté pour Maurice Vanney, ce fou qui plante des rêves dans la tête des gens. En l’écoutant, nous ressentons la même passion qui a dû l’animer lors de la fondation de l’évènement. D’ores et déjà la programmation pour 2012 est complétée et il a en tête d’autres belles randonnées de conteurs, entre autres celle qui doit se dérouler au nouveau Parc du Témiscouata avec un conteur de la Normandie qui nous surprendra avec des histoires d’ici.</p>
<p><em>Photo : Maurice Vanney<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque</em></p>
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		<title>Antiterre de Victor-Lévy Beaulieu</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:46:26 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Parmi les odeurs conflictuelles, entre les concepts absolutistes de l’Europe totalitaire et le « farniente » africain, mis en relief par le reflet halluciné des crépuscules de Trois-Pistoles frappant sans pitié un cap granitique, s’échafaude l’univers peu ordinaire d’Abel Beauchemin.
Dans le dernier opus de Victor-Lévy Beaulieu paru aux Éditions de Trois-Pistoles sous le double titre de « Antiterre-Utopium », [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parmi les odeurs conflictuelles, entre les concepts absolutistes de l’Europe totalitaire et le « farniente » africain, mis en relief par le reflet halluciné des crépuscules de Trois-Pistoles frappant sans pitié un cap granitique, s’échafaude l’univers peu ordinaire d’Abel Beauchemin.</p>
<p>Dans le dernier opus de Victor-Lévy Beaulieu paru aux Éditions de Trois-Pistoles sous le double titre de « Antiterre-Utopium », le personnage d’Abel Beauchemin est au centre de l’action. Dans une suite logique de « Bibi » paru l’année dernière, ce personnage nous fait passer par toute la gamme des émotions, littéralement de l’extase au dégoût, en nous forçant à des questionnements fondamentaux regardant le chemin déjà parcouru par l’humanité possédante des villes, la bourgeoisie, face au destin inquiétant d’êtres vivant dans l’ignorance totale des conséquences de leurs habitudes de gaspillage, de pollution, d’agression armée, de répression sexuelle et d’endoctrinement religieux.</p>
<p><strong>Un livre riche en découvertes</strong><br />
Malgré une mise en texte assez aventureuse où les majuscules et la ponctuation sont mises à rude épreuve, Antiterre-Utopium est riche en découvertes, nous remettant en mémoire des principes essentiels d’éternité, de beauté et de sensualité que le surmenage technologique de notre début de siècle nous fait trop souvent oublier. Il y a des perles, des diamants qui se cachent dans l’enchevêtrement textuel comme des analyses psycho-sociales des sociétés anciennes et modernes qui par leur justesse et leur clarté valent amplement celles de Spengler, Artaud, Mounier ou Robert Lord.</p>
<p>Il faut donc garder courage et poursuivre la lecture jusqu’à la fin qui se présente comme un film au dénouement heureux, grandiose et empreint de chaleur humaine, de fraternité internationale. Il apparaît évident que l’amour érotique tient une place de choix dans le récit, mais il cède parfois le terrain à des sublimations élégiaques où le développement expansif des émotions comprimées finit par exploser dans une apothéose de particules photoniques qui rebondissent sur la table de pommier et viennent se placer en orbite autour de l’Antiterre !</p>
<p><strong>Antiterre:Utopium<br />
Victor-Lévy Beaulieu<br />
Éditions Trois-Pistoles, 2011</strong></p>
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		<title>Art et gastronomie au souper-bénéfice pour la Maison du Notaire</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:43:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15 octobre dernier avait lieu l’évènement annuel de financement de la Maison du Notaire de Trois-Pistoles, à l’École secondaire Arc-en-ciel. Cent cinquante personnes ont participé au souper-encan qui a été mené de main de maître par Jean D‘Amour, député de Rivière-du-Loup. Trente-cinq objets, dont vingt-trois tableaux d’artistes locaux ont ainsi  été mis en vente.
Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 octobre dernier avait lieu l’évènement annuel de financement de la Maison du Notaire de Trois-Pistoles, à l’École secondaire Arc-en-ciel. Cent cinquante personnes ont participé au souper-encan qui a été mené de main de maître par Jean D‘Amour, député de Rivière-du-Loup. Trente-cinq objets, dont vingt-trois tableaux d’artistes locaux ont ainsi  été mis en vente.</p>
<p>Pour le plus grand bonheur des convives, Amélie Marsot, propriétaire de La Boîte a sushi a confectionné, avec son équipe de cuisiniers et de serveuses, un repas de six services aux saveurs asiatiques.</p>
<p>Dans la salle, la soirée s’est déroulée rondement. L’organisation était bien rodée, soutenue par la communauté d’affaires. Tous les objets et œuvres se sont envolés, parfois à des prix importants (450 $). Des bénévoles les ont fait circuler pour que tout le monde puisse bien en apprécier la valeur.</p>
<p>Depuis les trois dernières années, les sommes amassées pour la sauvegarde de ce site patrimonial et culturel qu’est la Maison du Notaire ont constamment diminué : 15 000 $ en 2009, 10 000 $ en 2010 et 9 000 $ en 2011.  Sa directrice, Françoise Bergeron, a mentionné qu’il en coûtait 6 000 $ par année, uniquement pour le chauffage. Les administrateurs devront donc trouver d’autres moyens pour que la situation financière se redresse à plus long terme.</p>
<p>A ne pas manquer : le Salon du cadeau à la Maison du Notaire  les 12 et 13 novembre, de 9 h 30 à 17 h.  Information : 418.851.1656</p>
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