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	<title>L&#039;Horizon, presse coopérative des Basques &#187; Économie</title>
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		<title>3e édition de Place aux Basques : Marlaine St-Jean  et Benoît Bouchard</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 16:39:29 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Marlaine St-Jean, propriétaire de la Librairie Euskara et son conjoint, Benoît Bouchard, directeur général de la Quincaillerie Coop Agriscar, de retour dans la région après une réorientation professionnelle, seront respectivement ambassadrice et ambassadeur de la 3e édition de Place aux Basques. L’évènement aura lieu le vendredi, 16 mars prochain, aux Galeries Trois-Pistoles.
Leur mandat premier est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Marlaine St-Jean, propriétaire de la Librairie Euskara et son conjoint, Benoît Bouchard, directeur général de la Quincaillerie Coop Agriscar, de retour dans la région après une réorientation professionnelle, seront respectivement ambassadrice et ambassadeur de la 3e édition de Place aux Basques. L’évènement aura lieu le vendredi, 16 mars prochain, aux Galeries Trois-Pistoles.<br />
Leur mandat premier est de susciter la participation du milieu des affaires. Mme Saint-Jean explique : « Ayant nous-mêmes été présents à titre d’employeurs en 2011, alors que nous étions en recrutement de main-d’œuvre, nous pouvons témoigner de l’importance de se faire connaître auprès des chercheurs d’emploi. Nous sommes heureux d’apporter notre contribution en mettant nos expériences respectives aux bénéfices de l’organisation pour la 3e édition de Place aux Basques. »<br />
Quand à M. Bouchard il souligne que « c’est donc avec joie que nous acceptons de faire la promotion et la représentation de cet évènement annuel auprès des employeurs et chercheurs d’emplois potentiels. La notion de proximité est particulièrement importante pour réussir des maillages entre employeurs et chercheurs d’emplois. »<br />
L’année dernière, avec un achalandage de plus de 200 chercheurs d’emploi, 86 postes réguliers à temps plein, partiel ou contractuel, 37 postes étudiants et la présence de 14 entreprises de la MRC des Basques, l’événement Place aux Basques a prouvé encore une fois sa pertinence. La formule adoptée, soit de mettre en relation directe les employeurs et les chercheurs d’emploi afin de combler leurs besoins respectifs, s’avère plus qu’efficace.<br />
Place aux Basques  est rendu possible grâce au partenariat entre les intervenants du développement économique, de la main-d’œuvre et de la formation : CLE de Trois-Pistoles, CLD des Basques, SADC des Basques, Commission scolaire du Fleuve-et-des-Lacs, Carrefour jeunesse-emploi Rivière-du-Loup/Les Basques et Service Accès-Emploi.</p>
<p><em><strong>Photo : Marlaine St-Jean et Benoît Bouchard (à l’avant), entourés du comité organisateur : Déa Cyr de Service Accès-Emploi, Nancy Dionne de la SADC des Basques, Julie Lamer du CLD des Basques, Michel Rioux de la CSFL, Estèle Bérubé du CJE de RDL, les Basques et Claire Dionne du CLE de Trois-Pistoles.</strong></em></p>
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		<title>Multifonctionnalité de l’agriculture : Une route des couleurs dans plusieurs municipalités des Basques</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:44:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[« Cette initiative s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Livre vert pour une politique bioalimentaire qui vise à favoriser l’occupation dynamique du territoire tout en préservant l’environnement », a déclaré Pierre Corbeil, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, lors d’une conférence de presse tenue en novembre dernier à Saint-Clément.  On y a présenté la Route des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Cette initiative s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Livre vert pour une politique bioalimentaire qui vise à favoriser l’occupation dynamique du territoire tout en préservant l’environnement », a déclaré Pierre Corbeil, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, lors d’une conférence de presse tenue en novembre dernier à Saint-Clément.  On y a présenté la Route des couleurs, un projet initié par la commission agricole de l’Écosociété des Basques, dans le cadre d’un programme pilote d’appui à la multifonctionnalité de l’agriculture.</p>
<p>Cette notion que l’agriculture a de nombreux rôles par-delà la production de biens alimentaires est en émergence au Québec. En Europe cependant, elle existe depuis plusieurs décennies. Dans cette vision globale de l’agriculture, on reconnaît qu’elle contribue à la gestion d’un territoire rural multifonctionnel, tout comme à la protection de l’environnement, à la biodiversité, ainsi qu’à la sauvegarde des paysages ruraux. « Pour nous, ce programme représente l’outil idéal pour entreprendre la remise en valeur des terres agricoles en friche dans une approche principalement paysagère », a mentionné Bertin Denis, président de l’Écosociété et préfet de la MRC des Basques.</p>
<p>Cette remise en culture de terres en friche se fera en collaboration avec sept entreprises agricoles provenant de Saint-Éloi, Saint-Clément, Saint-Mathieu, Sainte-Rita, Saint-Simon et Notre-Dame-des-Neiges. Ces entreprises, liées à l’élevage de bovins de boucherie et à la production de petits fruits ou de céréales, s’engagent à travailler sur leur terre ou une terre louée dont la superficie varie, pour chacune, d’un à sept hectares. Ces terres réaménagées se situent spécifiquement le long des routes 132, 293 et la route touristique des WOW.</p>
<p><strong>Des plantes et des arbres fruitiers</strong><br />
Afin de maximiser l’impact visuel et la beauté des paysages, la diversité de couleurs et la longévité de la floraison des cultures furent prises en compte. C’est pour leur couleur blanche, rose ou bleue qu’on a retenu l’amélanchier, le camerisier, le sureau, la phacélie, l’églantier, la luzerne et le sarrazin. Les plantes et les arbustes fourniront aussi des habitats ainsi que des sources de nourriture pour les oiseaux. Des ruches seront également installées pour favoriser la présence de pollinisateurs, malheureusement en déclin. « Ces haies joueront à la fois un rôle dans la préservation de la biodiversité et des paysages agricoles et représenteront, à moyen terme, un potentiel intéressant à la diversification de la production locale », a précisé Jean d’Amour, député de Rivière-du-Loup, tout en soulignant que cette initiative comporte un potentiel touristique des plus intéressants.<br />
<strong><br />
Patrimoine agricole</strong><br />
Le sarrasin et la luzerne font partie du patrimoine agricole du Bas-Saint-Laurent mais leur culture a été peu à peu délaissée. « Mon père récoltait la graine de luzerne pour la réensemencer », raconte André Riou, président du CLD mais aussi associé à la Route des couleurs en tant que producteur de céréales. « Cela me décourageait de voir les terres de nos ancêtres ainsi abandonnées, cela me tirait les larmes de voir leur état de dégradation », ajoute cet agronome ayant effectué  un retour à la terre  à Saint-Simon. Son projet consistera à cultiver de la luzerne, jusqu’au stade de la fleur, autant pour sa beauté que pour son attrait pour les insectes pollinisateurs. « De plus la luzerne améliore la qualité du sol et permet de le restructurer. »<br />
<strong><br />
Aide financière</strong><br />
Pour la MRC des Basques, l’aide financière accordée par le ministère est de 230 000 $. Les entreprises agricoles participantes – qui doivent avoir un revenu annuel brut inférieur à l50 000 $ - auront droit à une subvention maximale de 30 000 $, répartie sur trois ans. Un 5 000 $ additionnel est prévu  pour un projet regroupant trois entreprises ou plus.<br />
Deux autres projets dans les MRC de Charlevoix et d’Argenteuil ont été lancés en même temps que celui de la MRC des Basques. Dans Charlevoix, le projet de « mise en valeur du patrimoine vivant et historique de la production de vaches canadiennes » consiste à la préservation de cette race patrimoniale et à son retour aux pâturages afin qu’elle vive librement à l’extérieur. Dans les Cantons d’Argenteuil, on remettra là aussi en culture des terres en friche  tout en restaurant des bâtiments agricoles centenaires.</p>
<p><strong>Nature-Québec</strong><br />
Outre le CLD, ce projet  a comme partenaires l’UPA du Bas-Saint-Laurent et Nature Québec, un organisme environnemental impliqué depuis plusieurs années dans la reconnaissance de la multifonctionnalité de l’agriculture et qui a collaboré étroitement à l’élaboration de la Route des couleurs. Lors d’un entretien téléphonique, sa directrice-générale-adjointe, Christine Gingras, s’est dite « agréablement surprise par le dynamisme de ces participants rencontrés dans les Basques » qui  tentent de redynamiser le territoire et de faire prendre à l’agriculture des virages moins dirigés vers la production alimentaire.</p>
<p>Cette agronome de formation ajoute que le programme gouvernemental totalisant 10 M$ est  très novateur car il valorise des pratiques non traditionnelles de l’agriculture.  « C’est un pas dans la bonne direction, mais il ne devrait pas être considéré comme une fin en soi. Il représente moins de 0,5% de l’aide financière attribuée à l’agriculture.  Le secteur agricole québécois est en crise  et il est urgent que  nous puissions avoir un ensemble structurant afin d’orienter globalement notre agriculture. La concrétisation d’une véritable politique agricole est devenue plus qu’urgente.»</p>
<p><em><strong>Photo : Pierrre Corbeil, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et le député  Jean D’Amour  à Saint-Clément lors de la conférence de presse.<br />
Crédit photo : Marjolaine Jolicoeur</strong></em></p>
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		<title>Bernard Vachon : Un homme qui a la passion du rural</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:48:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis près de quarante ans, Bernard Vachon à la « passion du rural », comme l’indique le titre de son plus récent ouvrage, premier tome d’une trilogie de quelques l 600 pages publiée aux Éditions Trois-Pistoles et dans laquelle il trace l’évolution de la ruralité québécoise. « J’ai consacré mes enseignements, ma recherche et mon implication citoyenne à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis près de quarante ans, Bernard Vachon à la « passion du rural », comme l’indique le titre de son plus récent ouvrage, premier tome d’une trilogie de quelques l 600 pages publiée aux Éditions Trois-Pistoles et dans laquelle il trace l’évolution de la ruralité québécoise. « J’ai consacré mes enseignements, ma recherche et mon implication citoyenne à la défense, au renouveau et à l’épanouissement des territoires ruraux du Québec », écrit-il.</p>
<p>Détenteur d’un doctorat de la London School of Economies and Political Science en Angleterre et de l’Université de Liège en Belgique, M. Vachon est maintenant à la retraite après avoir enseigné pendant plus de trente ans au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal. Il a publié de nombreux livres ou articles sur le développement local, tout en participant activement, en 1991, aux États généraux du monde rural en tant que coordonnateur de l’équipe des chercheurs. À la tête de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de Trois-Pistoles pendant quelques mois dans les années ‘80, il a organisé, entre autres activités, un colloque pour déterminer « quel avenir pour la MRC des Basques ? Stratégies pour ne pas disparaître. »</p>
<p><strong>Un retour à la terre</strong><br />
Cette passion du rural, ce professeur et chercheur l’a vécue non seulement avec sa tête mais aussi avec son cœur. A la fin des années ’70, il a fait un retour à la terre à Saint-Mathieu-de-Rioux. Avec sa femme Francine Coallier – qui a collaboré à certains de ses ouvrages – la famille s’est lancée dans l’élevage du mouton et de la transformation de la laine sur une fermette au joli nom de « Chantemerle ». Pour lui, comme pour d’autres néo-ruraux, « ce n’était plus une fatalité que de vivre en milieu rural, mais un choix de vie. » Leurs trois enfants vivant maintenant au loin, le couple ne passe plus que quelques mois par année dans leur campagne, avec des poules et un grand jardin.</p>
<p>Très attaché à la beauté et la tranquillité de son rang d’où on aperçoit au loin le fleuve et les montagnes de Charlevoix, M. Vachon raconte qu’il y a à peine cinquante ans « quatorze familles agricoles vivaient ici. On y retrouvait une école de rang, une beurrerie et une scierie. C’était un milieu typiquement agro-forestier. Aujourd’hui, tout cela a disparu. Maintenant, plusieurs résidents travaillent à l’extérieur tout en ayant une maison ici. »</p>
<p><strong>Partir ou rester ?</strong><br />
La campagne est en train de se renouveler. Beaucoup de jeunes viennent s’installer en région pour y initier des projets et les technologies nouvelles de communication permettent de travailler à domicile. « Lors de mon passage à la SADC des Basques, je me souviens que, pour beaucoup de gens, c’était un choc quand nous leur disons que l’agriculture et la forêt ne pouvaient plus être le centre de l’économie. Ils croyaient que ce n’était qu’une période difficile à traverser, que cela allait revenir. Mais ça n’est jamais revenu. Il est important que nous prenions conscience de cette réalité pour pouvoir ensuite formuler des politiques, des programmes et des mesures adaptées à cette ruralité en mutation. »</p>
<p>En 1931, lors du premier recensement en milieu rural, on dénombrait 135 000 fermes au Québec. En 1950, environ 100 000. Aujourd’hui il ne reste plus que 28 000 fermes, ce qui fait dire à M. Vachon « qu’on ne fait plus la ruralité avec un tel nombre de fermes. Si on veut maintenir une ruralité québécoise, forte, vivante et dynamique, il faudra absolument diversifier l’activité économique. La campagne en séduit plusieurs, il faut donc leur offrir un milieu stimulant au niveau social, culturel et touristique. Favoriser aussi l’accès à des écoles primaires, secondaires et des garderies. On devra mettre en valeur la spécificité et l’originalité de la campagne pour qu’elle ne soit plus une terre d’exode mais plutôt une terre d’accueil. »</p>
<p>La Politique nationale de la ruralité a permis de reconnaître l’existence et l’importance du monde rural, mais on ne peut que regretter d’y constater une pauvreté encore trop présente. « Des gains importants ont cependant été réalisés au cours des années, souligne M. Vachon. Le Québec rural a souffert, il a vécu une pénible phase de transition suite à un exode massif à partir des années ’50, vers les villes. Mais progressivement les collectivités rurales sortent de cette période sombre. Elles deviennent  des milieux de plus en plus attractifs. »</p>
<p>Il pourrait donc y avoir un exode en sens inverse, soit celui des urbains vers les milieux ruraux ? « Oui, tout à fait, croit M. Vachon. Et c’est déjà commencé. Il y a une tendance à cet égard et cela se manifeste par des familles ou des entreprises qui quittent la ville pour s’établir en milieu rural. Mais cette arrivée d’urbains suppose, entre autre, un assouplissement de la Politique de la loi sur la protection du territoire agricole afin que de nouvelles constructions puissent être bâties sur des espaces zonés agricoles. On doit absolument établir une harmonisation entre le zonage agricole et les schémas d’aménagement. »</p>
<p><strong>Conflits politiques</strong><br />
Ces ruraux viennent-ils à recherche d’une « terre promise », sorte de communauté rurale idyllique et sublimée comme dans les histoires de Fred Pellerin ? La campagne vécue au quotidien apporte pourtant son lot de conflits, parfois même de guerre d’égos. Lorsqu’on propose un projet de développement local à une population, il faut s’attendre à obtenir des appuis mais aussi à rencontrer des résistances. Tout processus de changement s’accompagne de réactions, d’idées divergentes, voire opposées. Impossible de vouloir rassembler tout le monde, tout de suite, sans que personne ne pose de questions.</p>
<p>Dans les petites localités, quand il y a des tensions, elles sont personnalisées, plus exacerbées qu’en milieu urbain, parce que tout le monde se connaît. Elles ont des implications considérables mais très peu analysées. « C’est une problématique vécue dans beaucoup de villages, constate M. Vachon. Mais c’est un sujet délicat à traiter. On l’a bien identifié et cela pourrait être un sujet très intéressant à étudier pour des sociologues. Mais il faudrait forcément identifier les personnes, les familles et les clans adverses. Et les chercheurs n’aiment pas être au milieu des chicanes et susciter encore plus de conflits. »</p>
<p><strong>Opérations-dignité</strong><br />
La campagne n’est désormais plus l’endroit ennuyant que l’on voulait fuir à tout prix, pour rejoindre le progrès des villes, comme cela a été trop souvent le cas dans les années ’50 et ’60. À cette époque, des fonctionnaires du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec prévoyaient même la fermeture de 85 villages du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie parce qu’ils les considéraient comme inaptes à souscrire à une société urbaine et industrielle. « Dix villages furent fermés, suscitant bien des drames humains, se souvient M. Vachon. On commençait par couper l’électricité, puis on brûlait les granges et les maisons pour empêcher les villageois de revenir. Heureusement, la mobilisation, la résistance, les Opérations-dignité et l’implication des curés des paroisses ont fait reculer le gouvernement. »</p>
<p>Les ruraux doivent néanmoins toujours rester vigilants autant face aux fonctionnaires que devant le géant urbain dominant le monde économique et culturel. En 1995 André Bérard, alors président de la Banque Nationale, déclarait dans un discours devant le Canadian Club à Ottawa que les régions qui n’avaient que du travail saisonnier à proposer à leur population  devaient se résigner à fermer.</p>
<p><strong>Le bonheur est dans le pré</strong><br />
M. Vachon admet toutefois que « beaucoup de petites localités ne pourront traverser la phase du renouveau du monde rural, suite à  l’exode des jeunes, du vieillissement de ses habitants, d’une pénurie de main-d’œuvre spécialisée, du capital humain perdu ou incapable d’initier des projets. Pourtant, il suffit d’une idée, d’un leadership, d’un événement rassembleur pour changer le cours des choses. »<br />
Optimiste malgré tout pour le monde rural ? « Absolument, répond-t-il. J’ai visité beaucoup de pays et particulièrement les campagnes, que ce soit en France, en Belgique, en Russie ou au Danemark. Et ce qui me frappe quand je reviens ici, c’est de voir comment la campagne est belle, les paysages magnifiques. Je reste persuadé que la beauté du milieu rural est un facteur attractif et qu’il faut se préoccuper de plus en plus de la sauvegarde des sites naturels, de la protection de l’environnement et du patrimoine paysager et architectural. D’ici un proche avenir, plusieurs citadins pourraient penser à s’établir à la campagne pour la qualité de l’air ou de l’eau mais aussi pour toute cette beauté. »<br />
<em><br />
Photo : Bernard Vachon à Chantemerle.</em><br />
<strong><br />
Embourgeoisement rural : positif ou négatif ?</strong><br />
Selon le Groupe de recherche sur la migration ville/campagne et les néo-ruraux, l’arrivée  de nouveaux résidents, de retraités, de travailleurs autonomes, d’artistes, de migrants de retour dans leur lieu natal ou d’immigrants peut signifier un « embourgeoisement rural » pour nos campagnes. Dans plusieurs municipalités, ce phénomène fait monter le prix des maisons, des terrains, des terres à bois et des taxes foncières. Le groupe se demande si, à long terme, cette migration entraînera  une exclusion des jeunes et des moins nantis, puisque la hausse du prix des propriétés n’amène pas nécessairement celle des salaires.</p>
<p>Myriam Simard, du Centre Urbanisation Culture Société et Laurie Guimond de l’Université d’Ottawa  notent dans L’occupation du territoire et les néo-ruraux au Québec : Impacts et défis (Revue Développement social, novembre 2010) : « Les décideurs locaux doivent alors concevoir et mettre en place diverses politiques pour encourager l’installation de populations diversifiées et le partage équitable de l’espace rural (politiques d’accès à la propriété, politiques familiales, mesures d’accueil, etc.), faute de quoi, un sentiment de dépossession et divers clivages socioéconomiques entre les diverses populations rurales risquent de se développer. (…) S’il est vrai que des visions différentes du développement et de l’aménagement territorial peuvent parfois opposer les ruraux entre eux, d’autres zones de collaboration et de solidarité émergent et ne peuvent être ignorées. »</p>
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		<title>Des coopératives dans Les Basques</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 02:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La formule coopérative sera bientôt portée par des évènements importants : la Semaine de la coopération et, en 2012, l’Année internationale des coopératives. Deux évènements majeurs qui permettront à ce secteur économique d’exposer ses réussites, les enjeux qui le traversent et les projets qui l’animent. La MRC des Basques comptait quatorze  coopératives en 2009 (réf. l’horizon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La formule coopérative sera bientôt portée par des évènements importants : la Semaine de la coopération et, en 2012, l’Année internationale des coopératives. Deux évènements majeurs qui permettront à ce secteur économique d’exposer ses réussites, les enjeux qui le traversent et les projets qui l’animent. La MRC des Basques comptait quatorze  coopératives en 2009 (réf. l’horizon, octobre 2009). En 2011, si on considère la dissolution de la Coopérative jeunesse de services, il en existe treize. Nous avons rencontré les représentants de cinq d’entre elles.</p>
<p><strong>Coop-Provigo de Trois-Pistoles</strong><br />
Daniel Rousseau est directeur général de la Coop-Provigo. Il y travaille maintenant depuis 35 ans. Cette coopérative repose sur trois piliers : les membres, les employé(e)s et l’implication dans le milieu. Elle existe depuis 67 ans et compte 3 000 membres. 82 % de son chiffre d’affaires repose sur ceux-ci. « Notre mission est d’abord d’offrir des services de qualité à nos membres », nous assure M. Rousseau. Pour ce faire, la coopérative a quarante employés. M. Rousseau nous dit qu’il en est fier puisqu’il peut compter sur un personnel compétent et dévoué à la cause, la majorité d’entre eux ayant plus de 20 ans d’expérience.</p>
<p>La coopérative soutient des organismes communautaires et elle a contribué, entre autres, à la réfection de l’église. « Nous avons des projets pour l’avenir qui réjouiront nos membres. » nous a-t-il confié. Des rénovations importantes seront bientôt entreprises. L’avenir se présente positivement.</p>
<p><strong>Une coopérative agricole Agriscar</strong><br />
Agriscar existe depuis 35 ans. Cette coopérative est née du regroupement de quatre coopératives de la région. Elle a présentement 347 membres réguliers, des producteurs agricoles et 470 membres auxiliaires, des usagers de services comme ceux de la quincaillerie. Ses 65 employés s’activent à ses différents centres de services. Elle  génère un chiffre d’affaires de 35 millions de $.</p>
<p>Selon Martin Gendreau, directeur général : « Même si cette situation demeure positive, nous devons faire face à une concurrence internationale de plus en plus vive. Cela nous force à nous ajuster constamment et à évaluer la pertinence de certaines de nos activités économiques, un exemple étant le secteur de la porcherie. » Des concurrents européens font des acquisitions importantes au Québec, ce qui les place  dans une classe à part. Leur pouvoir d’achat étant ainsi augmenté, ils peuvent offrir des prix compétitifs. « Nos membres gèrent maintenant de plus grosses entreprises. Ils veulent qu’on leur offre des prix plus compétitifs. Si on ne peut le faire, ils iront voir ailleurs », nous mentionne M. Gendreau.</p>
<p>Notre monde agricole loge  des Coopératives d’utilisateurs de machinerie agricole (CUMA). Yvan Pettigrew est président de la CUMA de Saint-Éloi fondée il y a 17 ans. Elle compte 29 membres qui se sont réparti l’acquisition de 29 différentes machineries agricoles. Ils embauchent un mécanicien pour en faire l’entretien et l’entreposage est assumé par eux-mêmes. M. Pettigrew indique qu’il existe 60 CUMA au Québec : « Le 2 novembre prochain, nous allons fêter le 20e anniversaire des CUMA québécois. » Lorsque Bertin Denis, l’actuel préfet de la MRC des Basques, lui a parlé autrefois  de la possibilité d’une telle implantation, il n’a pas hésité un seul instant et  il a foncé. Aujourd’hui, la CUMA envisage un projet de scierie pour le bois de construction et de chauffage.</p>
<p><strong>Kayak des Iles</strong><br />
La coopérative Kayak des Îles de Trois-Pistoles est en opération depuis 1999. Elle a été mise sur pied afin de permettre l’accessibilité à  la pratique du kayak en mer, à ses membres et à la population. Michaël Rioux nous dit qu’un kayak à deux places coûte 2 300 $ mais qu’il faut ajouter à ce montant le coût des vêtements de protection, celui de l’entretien et de l’entreposage, tous ces coûts faisant de ce sport une pratique coûteuse. Cette coopérative d’utilisateurs s’avère donc très avantageuse pour ses membres, en plus d’améliorer l’offre aux touristes dans la région. Les activités s’étendent de mai à septembre. Actuellement, cette coopérative  négocie les termes d’un projet qui aura certainement des retombées positives pour son avenir.</p>
<p><strong>Coopérative étudiante</strong><br />
Nathalie Charron est enseignante à l’École secondaire L’Arc-en-ciel. Elle assume avec Nicole Lévesque et Nadia Plourde, toutes deux enseignantes, la supervision des activités de la coopérative étudiante de cette école. Le tiers des 390 étudiants fréquentant l’école est membre de la coopérative. Elle a été créée en 1985 et ses activités ont varié selon le nombre d’étudiant(e)s au secondaire et selon les secteurs de formation qui y sont offerts. Les achats sont faits à la coopérative étudiante du Cégep de Rivière-du-Loup. Il s’agit d’effets scolaires proposés à un prix abordable. Les étudiant(e)s ont ainsi l’occasion de se familiariser avec l’organisation coopérative.<br />
<strong><br />
Imaginer l’avenir</strong><br />
Le dynamisme du secteur coopératif dans Les Basques n’est pas contestable. Le contexte actuel est favorable à son expansion mais certains ajustements restent à faire. Comment assurer une meilleure relève dans certains secteurs coopératifs ? Comment dynamiser la formule pour se rapprocher  des jeunes ? Ces questions seront traitées lors de la tenue des évènements que nous avons mentionnés. Il faut profiter de ceux-ci pour dresser un bilan et élaborer des actions visant à renforcer le secteur, à imaginer l’avenir autrement.</p>
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		<title>Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 02:21:10 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>« Il faut enseigner à s’aider soi-même, c’est-à-dire faire comprendre au public que rien de fécond ni de durable ne peut être créé s’il ne repose pas sur l’initiative première de ce même public. » C’est en ces termes qu’Alphonse Desjardins, au début du siècle dernier, proposait à ses compatriotes de participer à une coopérative gérée localement par eux-mêmes. Une initiative pouvant permettre de régler le problème de l’usure et le fait que les banques canadiennes de cette époque, exclusivement anglophones, refusaient de prêter aux canadiens-français. Aujourd’hui, le Mouvement des caisses Desjardins est le 1er employeur privé au Québec. Et il compte près de cinq millions de membres.</p>
<p>Pour le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité « la coopérative est plus qu&#8217;une entreprise, c&#8217;est une formule de développement à visage humain, une formule pour bâtir un monde meilleur. » Les chiffres qu’il donne sont révélateurs : au Québec, environ 3 300 coopératives et mutuelles sont actives et regroupent 8,8 millions de membres. On retrouve plus de 2 800 coopératives non financières totalisant environ 1,2 million de membres. Ces entreprises procurent un emploi à plus de 43 000 personnes et réalisent  un chiffre d’affaires annuel global de près de 11 milliards de $. De plus, au Québec, on constate que le taux de survie des entreprises coopératives atteint presque le double de celui des entreprises du secteur privé.</p>
<p><strong>Une semaine de la coopération</strong><br />
Du 16 au 22 octobre se déroule la Semaine de la coopération sous le thème inspirant de : « Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur. » Un monde fondé sur la prise en charge, la responsabilité personnelle, la démocratie, la solidarité, l’entraide, l’égalité et l’équité. Cette vision de la coopération a trouvé écho à l’ONU qui a proclamé  2012 l’Année internationale des coopératives . Une occasion de faire valoir les valeurs fondamentales des coopératives dont les membres adhèrent à une éthique qui englobe l’honnêteté, la transparence et la responsabilité sociale.</p>
<p>Dans un communiqué émis par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, ce dernier a tenu à souligner le rôle que les coopératives pouvaient jouer dans le développement économique et social, plus particulièrement dans la lutte contre le chômage des jeunes. « Le modèle des coopérative permet aux jeunes de créer et de gérer des entreprises durables », a-t-il dit.</p>
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		<title>Vergers de La Soalaie</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 02:20:09 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On croque  la pomme  aux Vergers de La Soalaie de Trois-Pistoles qui comptent près de 1 200 pommes, 300 poiriers et plusieurs pruniers. Les propriétaires, Sonia Pelletier et Alain Ressiot, reçoivent le public pour l’auto-cueillette jusqu’à la mi-novembre. On doit cependant réserver  au 418.851.4663.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>On croque  la pomme  aux Vergers de La Soalaie de Trois-Pistoles qui comptent près de 1 200 pommes, 300 poiriers et plusieurs pruniers. Les propriétaires, Sonia Pelletier et Alain Ressiot, reçoivent le public pour l’auto-cueillette jusqu’à la mi-novembre. On doit cependant réserver  au 418.851.4663.</p>
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		<title>Le temps des vendanges à Saint-Mathieu : Au Vignoble Le Domaine du Lac</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Oct 2011 02:19:13 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Bacchus, le dieu romain  du vin, a maintenant des adeptes à  Saint-Mathieu.  Depuis 2001, Yvon Ouellet y a fait pousser 10 000 plants de vignes, près d’un lac où planent le Grand Héron et la Pygargue à tête blanche. Au Vignoble Le Domaine du Lac, les vignes regorgent de grappes de raisins.  Et c’est en octobre, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bacchus, le dieu romain  du vin, a maintenant des adeptes à  Saint-Mathieu.  Depuis 2001, Yvon Ouellet y a fait pousser 10 000 plants de vignes, près d’un lac où planent le Grand Héron et la Pygargue à tête blanche. Au Vignoble Le Domaine du Lac, les vignes regorgent de grappes de raisins.  Et c’est en octobre, mois des vendanges, qu’on en tire des vins rouges, blancs ou rosés.</p>
<p>Cet unique producteur de vin dans Les Basques  se cherchait un projet pour sa retraite. Natif de Saint-Mathieu, il habitait depuis de nombreuses années à Québec. Monique, sa compagne qui est infirmière, entend parler du Domaine Royarnois, un vignoble situé à Cap-Tourmente. « Nous sommes allés le visiter, et je me suis dit que si des vignes pouvaient pousser dans un environnement si près du fleuve, c’était sûrement possible de le faire à Saint-Mathieu», raconte M. Ouellet  qui apprendra chez ce producteur, pendant deux ans, tous les secrets de la vigne, de la plantation à la récolte.<br />
Enthousiasmé  par ce projet, il a fallu cependant quelques années pour que d’autres croient à sa réussite. Au début, le ministère de l’Agriculture du Québec (MAPAQ) a même refusé de se rendre à son vignoble. Le MAPAQ ne pouvait croire à la possibilité que des raisins poussent dans une région d’une telle zone de rusticité.  « Mais ici, nous jouissons d’un microclimat à l’intérieur d’un autre microclimat, pourrions-nous dire. Nous sommes à l’abri des vents froids du fleuve et le tout est tempéré par les eaux du lac Saint-Mathieu. » M. Ouellet explique de plus que les huit cépages cultivés dans son vignoble proviennent d’une vigne sauvage ayant subi des croisements, des cépages hybrides résistants au froid.  Après avoir vu sa production de raisins, les agronomes du gouvernement ont finalement compris.  M. Ouellet a investi près d’un million de $ dans son projet, dont une aide de 40 000$ du MAPAQ pour construire, une très belle bâtisse servant à la fabrication, l’embouteillage et l’entreposage du vin.</p>
<p><strong>Du vin en milieu rural</strong><br />
M. Ouellet croit profondément au développement rural. Il regrette cependant que les normes gouvernementales soient si strictes, et le monopole de la Régie des alcools si contraignant. « Les endroits pour vendre notre production annuelle de 8 000 bouteilles sont restreints. Je pourrais facilement doubler ma production car j’ai l’espace et l’équipement nécessaire. Doubler aussi mon personnel de quatre personnes qui travaillent à temps partiel.  En plus, il semble parfois que les vins du Québec restent ignorés ou pire dénigrés. L’été  je vends plus de vins aux européens qu’aux québécois, parce qu’ils aiment venir ici  goûter un produit local. Ils repartent souvent avec une boîte pleine de nos  bouteilles. »</p>
<p>La qualité du vin de Saint-Mathieu gagne peu à peu en notoriété. En 2009, un colloque de niveau international sur « la production de la vigne en pays nordique » à été organisé à Saint-Hyacinthe. Parmi les vins en compétition, le Saint-Mathieu 2006 s’est mérité la première place.  C’est une équipe de sommeliers qui a attribué ce prix de la  « Reconnaissance Internationale ».</p>
<p>Des producteurs de quatorze pays étaient présents, venant de la Scandinavie, la Russie, la Finlande ou les États-Unis. « En rencontrant d’autres producteurs, j’ai pu constater qu’on peut réussir à produire des vins de qualité en région nordique. En plus, un mois plus tard, je n’avais plus aucune bouteille du vin lauréat, elles se sont vendues très rapidement», dit M. Ouellet.</p>
<p>Ce vin nordique et artisanal ne contient que des raisins, avec aucun  ajout d’autres substances, hormis une faible quantité de sulfites comme agents de conservation. « La quasi-totalité des vins contiennent des sulfites, même ceux certifiés biologiques »,  mentionne le producteur qui n’arrose d’un fongicide qu’un seul cépage de son vignoble.  Dans le vin bio, les raisins sont de culture biologique mais pas tout le processus de la vinification. « Nos vins ne contiennent que la moitié de la quantité de sulfites qu’on retrouve dans les vins vendues par la Société des Alcools du Québec. Il est  très difficile de produire un vin sans sulfite, car il ne peut se conserver plus de six mois et doit être  transporté dans des conteneurs réfrigérés. »</p>
<p><strong>Un rêve familial</strong><br />
Le Vignoble Le Domaine du Lac, c’est la  réalisation du rêve d’un passionné mais aussi celui de toute une famille.  Monique s’occupe des dégustations, des visites guidées tout comme de la taille des vignes aux champs. Leur fils Simon travaille à temps plein dans l’entreprise, tout en étant chef-pompier pour la municipalité de Saint-Mathieu. Et grâce au vin, il s’est même trouvé une compagne.   «  En 2005, une jeune fille de Québec est venue ici faire les vendanges et elle n’est plus jamais repartie. Elle et mon fils ont  maintenant quatre  beaux enfants », lance M. Ouellet.<br />
Comme quoi Bacchus peut parfois apporter autant l’amour que l’ivresse.</p>
<p>Information pour dégustations, visites commentées et comptoir de vente : 418.738.2150<br />
Photo : crédit Marjolaine Jolicoeur</p>
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		<title>Pour les familles à faible revenu: Aide financière pour la rénovation</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 18:32:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les municipalités régionales de la MRC des Basques reçoivent, en 2011-2012, une aide financière de 306 000 $ dans le cadre de RénoVillage. Mis en œuvre en mai 1998, ce programme permet d’aider les propriétaires à faible revenu pour la rénovation de leur maison dans les secteurs ruraux. La subvention de la Société d’habitation du Québec (SHQ) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les municipalités régionales de la MRC des Basques reçoivent, en 2011-2012, une aide financière de 306 000 $ dans le cadre de <em>RénoVillage</em>. Mis en œuvre en mai 1998, ce programme permet d’aider les propriétaires à faible revenu pour la rénovation de leur maison dans les secteurs ruraux. La subvention de la Société d’habitation du Québec (SHQ) peut atteindre 90 % du coût des travaux admissibles, sans toutefois dépasser l0 000 $. Le coût minimal des réparations est de 2 000 $. Les travaux doivent être effectués par un entrepreneur et le montant de l’aide est versé à la fin des travaux.</p>
<p>Le programme vise des travaux majeurs touchant « la structure, l’isolation, la plomberie, le chauffage ou l’électricité », a expliqué le député de Rivière-du-Loup, Jean D’Amour, lors d’un point de presse tenu à Saint-Eloi à la fin du mois d’août. « <em>RénoVillage,</em> tout en améliorant la qualité des logements dans la MRC contribue aussi à créer de l’activité économique », a?t?il ajouté. Le programme couvre l’ensemble du territoire des municipalités de moins de 5 000 habitants ainsi que les secteurs non desservis par un réseau d’aqueduc ou d’égout, dans celles de 5 000 habitants ou plus. Pour savoir si on est admissible à une aide financière, il faut téléphoner à sa municipalité. On peut aussi obtenir de l’information au www.habitation.gouv.qc.ca</p>
<p><strong>Projet d’assainissement des eaux à Saint-Éloi</strong></p>
<p>M. D’Amour a de plus annoncé un projet d’assainissement des eaux pour Saint-Éloi s’élevant à 5 M$. La construction des égouts pourraient se concrétiser dès le printemps, après une étude technique et les appels d’offre.</p>
<p><em><strong>Bertin Denis, préfet MRC des Basques, Jean D’Amour député, Michel Lagacé préfet MRC de Rivière-du-Loup.</strong></em></p>
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		<title>Récupération des Basques : Une petite usine de granules qui voit grand</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Jul 2011 15:34:06 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[C’est une première dans l’Est du Québec. Récupération des Basques produira près de 1 000 kilos de granules. Avec ses nouveaux équipements, qui ont nécessité un investissement de  300 000 $, la petite usine deviendra autosuffisante en matière de chauffage. Elle s’approvisionnera de résidus et de sciure de bois de l’écocentre.
« N’importe quel sorte de branches de bois peut [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une première dans l’Est du Québec. Récupération des Basques produira près de 1 000 kilos de granules. Avec ses nouveaux équipements, qui ont nécessité un investissement de  300 000 $, la petite usine deviendra autosuffisante en matière de chauffage. Elle s’approvisionnera de résidus et de sciure de bois de l’écocentre.<br />
« N’importe quel sorte de branches de bois peut faire l’affaire. On peut aussi fabriquer des granules avec de la paille ou du maïs. Et pour les barbecues, des granules d’érable ou de merisier donne une odeur très spéciale », explique Marie-Josée Bérubé, directrice de Récupération des Basques.</p>
<p>Cette unité de production de granules est un modèle de valorisation de la biomasse ligneuse qui pourrait profiter à d’autres. Pour Mme Bérubé, il serait intéressant que, dans d’autres municipalités du Bas-Saint-Laurent, plusieurs petites unités de production se développent aussi car « en privilégiant les circuits courts, les coûts de transport diminuent. Près de 52 % du prix des granules proviennent du transport. Des évaporateurs aux granules existent déjà pour les acériculteurs et la population en général peut se chauffer avec des poêles  et de fournaises  aux granules. »</p>
<p>L’entreprise s’est rendue en France pour rassembler toutes les composantes de son système de production. En Europe, la fabrication de granules énergétiques est connue depuis plusieurs années. « Récupération des Basques, avec cette unité de production, devient une véritable vitrine technologique », ajoute Mme Bérubé qui précise que dès cette année, l’entreprise  économisera en coût de chauffage près de 14 000 $.</p>
<p><em><strong>Photo : Marie-Josée Bérubé expliquant la ligne de production des granules énergétiques, lors d’une journée portes ouvertes, en juin dernier.</strong></em></p>
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		<title>Victoire du néo-démocrate Guy Caron</title>
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		<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 01:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>La démocratie a parlé.  C’est le Nouveau Parti démocratique qui a remporté la victoire dans la circonscription de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques avec plus de 45 % des votes. Le vainqueur Guy Caron âgé de 43 ans est  natif de Rimouski. Il habite  présentement en Outaouais où il occupe un poste d’économiste au sein du  Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP). Il y est responsable de l’industrie forestière, un domaine qui, nous-a-t-il dit, « a été abandonné par le gouvernement conservateur sous prétexte que selon lui c’est un secteur en déclin.»  Sa priorité dans les prochaines semaines sera de se trouver un appartement dans la région et de rencontrer les médias pour se présenter.</p>
<p><strong>Claude Guimond, député sortant</strong><br />
Dans un communiqué, Claude Guimond a félicité Guy Caron pour son élection et s’est montré, malgré tout, satisfait de la dernière campagne électorale qu’il a menée. « Je tiens à offrir mes félicitations à M. Caron qui me succède. Il a maintenant la responsabilité de défendre, au sein de son caucus pancanadien et en Chambre, les intérêts du Québec et de la région. Je serai disponible pour lui transmettre les dossiers. »</p>
<p>M. Guimond a indiqué qu’il respectait entièrement le désir de changement des électeurs et électrices de sa circonscription, tout en soulignant que son bilan des trente derniers mois comme député est positif. « J’ai pu démontrer qu’en étant dans l’opposition, un député passionné peut faire avancer les choses. Je ne serai jamais bien loin lorsqu’il s’agira de défendre les intérêts de la région ainsi que la cause du Québec et ce, tant et aussi longtemps qu’il n’aura pas atteint sa pleine souveraineté. »</p>
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