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	<title>L&#039;Horizon, presse coopérative des Basques &#187; Société</title>
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	<description>L&#039;Horizon 2.0, votre information locale et régionale.</description>
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		<title>Souvenirs des Basques : Omer Lafrance de Trois-Pistoles a 102 ans</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 17:25:49 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Il est né en 1909 à Rivière-du-Loup, a passé son enfance à Saint-Simon et une grande partie de sa vie à Trois-Pistoles à construire des maisons. Les secrets de sa  longévité ? L’amour de sa famille, vivre le moment présent, manger du chocolat et boire à l’occasion un verre de porto.
Après une enfance passée sur une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est né en 1909 à Rivière-du-Loup, a passé son enfance à Saint-Simon et une grande partie de sa vie à Trois-Pistoles à construire des maisons. Les secrets de sa  longévité ? L’amour de sa famille, vivre le moment présent, manger du chocolat et boire à l’occasion un verre de porto.<br />
Après une enfance passée sur une ferme et marquée par la mort prématurée de sa mère alors qu’il est encore enfant, Omer Lafrance devint pistolois à l’âge de 28 ans. C’est dans le 3ième rang de Trois-Pistoles, lors d’une soirée de danse, qu’il rencontre Yvonne D’Amours. Puis il la revoit sur le perron de l’église : « Elle avait mon âge, elle était grande et brune », dit M. Lafrance de cette jeune fille avec qui il sera marié pendant 63 ans.<br />
« L’argent était rare dans ce temps-là, il fallait se débrouiller. J’ai appris mon métier de menuisier-charpentier à l’école de la vie. Dans les premiers temps, j’allais travailler à bicyclette, je charriais mes outils dans un panier. C’est en 1955 que j’ai acheté mon premier pick up, un Ford rouge. »<br />
<strong>Construire des maisons</strong><br />
Avec peu d’outils, lui et un autre menuisier pouvaient monter une maison en un mois et demi. « Ici, sur la rue Vitré, il n’y avait pas beaucoup d’habitations dans les années ’40. C’est moi qui a construit la maison dans laquelle j’ai élevé mes sept  enfants et où je vis encore. » Au fil des ans, M. Lafrance a bâti plusieurs autres maisons à Trois-Pistoles, ainsi que l’école primaire de la Pointe à la Loutre de Notre-Dame-des-Neiges et le  bureau de poste de Saint-Simon. Il a de plus rénové certaines parties du couvent Jésus-Marie et refait le plancher de l’église de Trois-Pistoles. « Eh bonjour qu’on a travaillé fort ! Mais j’ai beaucoup aimé mon travail. Même si parfois c’était dur, j’ai toujours pris ça un jour à la fois. Je me disais la journée est passée, maintenant on va prendre l’autre. »<br />
Il n’est pas allé à la guerre parce qu’il était marié mais aussi parce que « je n’étais pas assez grand », raconte-t-il, une étincelle rieuse dans ses yeux bleus. Mais il se fait plus grave en parlant de ces hommes qui se cachaient dans la forêt pour échapper à l’armée. « C’était la grosse misère parce que des soldats qui venaient d’en dehors les cherchaient. Les hommes devaient changer de cachette de semaine en semaine pour leur échapper. Certains sont partis à la guerre et ne sont jamais revenus. »<br />
<strong>Une retraite bien méritée</strong><br />
À l’âge de 70 ans M. Lafrance a pris sa retraite, tout en continuant à travailler dans un atelier à l’arrière de sa maison.  Toute sa vie, il a eu des jardins et continue toujours à planter des « carottes, des pois et des tomates ». Sa spécialité culinaire : de la soupe aux pois avec du lard salé.<br />
La pêche a aussi été l’une de ses grandes passions, jusqu’à près de cent ans. « On allait beaucoup pêcher au Lac Saint-Mathieu. Mais des Américains sont venus ensemencer le lac avec du meunier noir et cela a fait disparaitre les truites. Ils rôdaient  et faisaient leurs malcommodes. Une chance qu’au bout de trois ans, ils sont repartis. Après, pour trouver de la truite, on allait dans la Réserve Duchenier. »<br />
M. Lafrance a conduit son auto jusqu’à près de cent ans aussi, pour aller jouer aux cartes – au Charlemagne – , voir ses amis et faire une visite au centre d’achats. « Ça été un coup dur quand j’ai perdu mon permis de conduire, je ne pouvais plus sortir seul. »<br />
Mais l’épreuve la plus douloureuse de ces dernières années fut le décès de sa femme alors qu’elle avait 89 ans. « Ça été très difficile », avoue-t-il avec tristesse, tout comme un peu plus tard la disparition de deux de ses filles, mortes du cancer à quelques jours d’intervalle. Maintenant il habite avec une autre de ses filles, Jeannine, qui l’amène au restaurant ou faire des ballades en voiture dans Trois-Pistoles. « Il est un peu sourd, mais ne fait pas de cholestérol et a une pression de jeune homme », assure sa fille. Son père ajoute que, s’il a une bonne santé, « c’est parce que je  n’ai pas couru souvent chez les docteurs et pas pris beaucoup de pilules non plus dans ma vie. »<br />
Et la mort, est-ce qu’il en a peur ? « Non, pourquoi j’aurais peur de la mort ? Quand ça sera le temps, le bon Dieu va me faire un signe. Mais ça presse pas encore. »</p>
<p><em><strong>Photo : Omer Lafrance avec sa fille Jeannine<br />
Par Marjolaine Jolicoeur</strong></em></p>
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		<title>Quinzaine des familles d’accueil pour l’École de langue française de Trois-Pistoles</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 17:14:24 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[On peut les voir, dès le printemps, ces jeunes visages étrangers parcourir en vélo les rues de Trois-Pistoles. Ils viennent de partout du Canada, mais aussi d’ailleurs, pour faire un stage à l’École de langue française. Depuis 1933, des familles les accueillent à Trois-Pistoles et à  Notre-Dame-des-Neiges  en ne leur parlant qu’en français.
Ce concept d’immersion [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On peut les voir, dès le printemps, ces jeunes visages étrangers parcourir en vélo les rues de Trois-Pistoles. Ils viennent de partout du Canada, mais aussi d’ailleurs, pour faire un stage à l’École de langue française. Depuis 1933, des familles les accueillent à Trois-Pistoles et à  Notre-Dame-des-Neiges  en ne leur parlant qu’en français.<br />
Ce concept d’immersion en milieu familial permet à de jeunes anglophones un contact privilégié avec la culture québécoise et, à ceux qui les reçoivent, une ouverture sur le monde. En février prochain, une Quinzaine des familles est organisé afin de recruter de nouveaux lieux  d’hébergement.<br />
« Pour assurer la continuité et le développement de l’École, nous avons absolument besoin de ces familles d’accueil. Elles sont au cœur de notre succès. L’année dernière, il y en avait 110. Si nous pouvions en avoir plus, il serait possible de recevoir un plus grand nombre d’étudiant(es) », explique Lucie Remington du Centre d’accueil, de  développement et de formation en langues (CADFEL).<br />
L’agente de développement s’occupe de la coordination entre les familles d’accueil et les  600 étudiants(es). Elle organise aussi l’aspect touristique autour de leur venue. « Chaque année, cette clientèle étudiante engendre des retombées économiques de près de 2,5 millions de $. Elle représente un plus pour l’économie locale, car elle loue des vélos, des kayaks, fréquente les restos, les bars, les épiceries et participe à diverses activités récréotouristiques. Son séjour éducatif, c’est aussi une forme de tourisme d’apprentissage.»<br />
L’âge moyen des étudiant(es) se situe dans la vingtaine mais la session d’été touche des plus jeunes de 17 ans. L’été, une semaine intensive se déroule pour  un groupe d’âge ayant 30 et 50 ans et plus. Elle regroupe autant des avocats, des médecins que des professeurs. L’école procure plus de cinquante emplois et 90 % des professeurs proviennent de la région.<br />
<strong>Un peu d’histoire</strong><br />
Ce campus  d’immersion culturelle et d’apprentissage des langues est lié à The University of Western Ontario. C’est le plus ancien au Canada et, l’année prochaine, il fêtera son 80ième anniversaire de fondation. Mais le premier groupe d’étudiant(es) n’a pas fait l’unanimité. Dans l’ouvrage Histoire de Trois-Pistoles/1697-1997, Paul Dumas raconte qu’au début, certaines hôtesses se montraient réticentes « parce ce que leurs enfants entreraient en contact avec des personnes non-catholiques et parlant une langue étrangère. » Il a fallu l’intervention du curé de l’époque, le chanoine Louis Côté,  pour dissiper  leurs craintes.<br />
M. Dumas, en plus de bien connaître l’histoire de l’école, y enseigne le français depuis plus d’une dizaine d’années. Il s’avère être aussi  famille d’accueil, tout comme l’était sa grand-mère Bernadette Rioux-Dumas. « Elle a accueilli des étudiant(es)  pendant près de 25 ans. Au début des années ’60, l’ancien premier ministre ontarien David Peterson a vécu chez elle. Au cours des ans, il est souvent revenu la voir. »<br />
<strong>Des lieux d’hébergement familial</strong><br />
Ces familles d’accueil – avec ou sans enfants, monoparentales ou composées de personnes âgées – reçoivent une compensation financière, non imposable. Certaines préfèrent avoir des filles ou seulement des garçons, d’autres ne les veulent pas trop jeunes. Des familles prennent des étudiant(es) uniquement pour le coucher ou pour les repas et acceptent des groupes de huit ou de seulement deux personnes. Les raisons qui motivent leur engagement, selon un sondage du groupe Communication Faucon, englobent la socialisation, l’implication dans le milieu, le fait de contribuer à l’apprentissage de la langue française et l’apport financier.<br />
Pour Conrad Hudon qui reçoit des étudiant(es) depuis plus de cinq ans « cela met de la vie dans la maison et je rencontre du monde de partout ». Comme lui-même ne parle pas l’anglais, dans sa maison le règlement de ne parler que le français est strictement respecté. « Même s’ils n’ont qu’une petite base en français, c’est facile de se comprendre. Et, en général, j’ai toujours eu affaire à des gens très sympathiques. »<br />
<strong>Recrutement des familles</strong><br />
En février, pendant la Quinzaine des familles, il sera possible d’en savoir plus sur l’implication au sein d’une famille d’accueil, de rencontrer ceux et celles qui vivent cette expérience et de s’inscrire en tant que nouveau membre.<br />
Lucie Remington est enthousiaste à l’idée de collaborer avec de nouvelles familles : « Le CADFEL est là pour répondre à toutes leurs questions et pour soutenir, en tout temps, leur démarche. En mars, elles pourront assister à des ateliers sur le Guide alimentaire canadien, l’équilibre budgétaire, sur l’intolérance au gluten, au sucre et sur les divers types d’alimentation. L’année dernière, plus d’une trentaine de nos étudiants(tes) étaient végétarien(es) ou végétalien(es), ce qui implique de savoir qu’on ne leur sert pas que de la salade. Donc, nous donnerons des recettes et des trucs culinaires. »<br />
<strong>Dates à retenir : </strong><br />
Mercredi le 25 janvier à 19h30 au Centre culturel de Trois-Pistoles, au 145-A rue de l’Aréna : assemblée générale des familles où les membres pourront recevoir le formulaire d’inscription au coût de 10 $. On pourra y discuter, entre autres, des ateliers proposés et des règlements.<br />
Mercredi le 22 février à l9h30 au Centre culturel, soirée d’information.<br />
Le samedi 25 février, à partir de 10h30, il y aura une table d’information à la Caisse  Desjardins de l’Héritage des Basques et aux Galeries Trois-Pistoles.<br />
<strong>Information :</strong> Lucie Remington au 418.851.3747 – famillescadfel@gmail.com – Ou se présenter au bureau de CADFEL au 30-A, rue Notre-Dame Ouest à Trois-Pistoles.</p>
<p><em><strong>Photo : 2011 : groupe de Paul Dumas</strong></em></p>
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		<title>Le Centre d’aide aux proches aidants</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 01:16:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le 28 novembre dernier, les administrateurs de l’organisme à but non lucratif CAPAB (Centre d’Aide aux Personnes Aidantes des Basques) invitaient les médias à une conférence de presse au Centre culturel de Trois-Pistoles. Elle visait à informer la population de la MRC des Basques de la signature d’une entente avec l’organisme de concertation l’APPUI du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 28 novembre dernier, les administrateurs de l’organisme à but non lucratif CAPAB (Centre d’Aide aux Personnes Aidantes des Basques) invitaient les médias à une conférence de presse au Centre culturel de Trois-Pistoles. Elle visait à informer la population de la MRC des Basques de la signature d’une entente avec l’organisme de concertation l’APPUI du Bas-St-Laurent. Cette entente aura pour effet de mettre un financement de 25 500 $ à la disposition de l’organisme pour une période de 22 semaines afin de repérer et de rejoindre les proches aidants de cette MRC afin de « les sensibiliser, les informer et les soutenir par de la formation et des activités d’entraide ».</p>
<p>Juette Rioux, présidente de l’organisme, était entourée de Marie-Hélène Chouinard, directrice générale de l’APPUI du Bas-Saint-Laurent, de Sonia Marchand du CSSS de Trois-Pistoles et de Marina Harel, venue témoigner de son vécu de proche aidante. Elles ont été présentées par Joëlle Dechamplain, agente de relations humaines. « Quatre-vingt-six pourcent (86 %) des aidé(es) de notre MRC ont plus de 60 ans. Nous sommes les premiers à vivre le phénomène de la pyramide inversée des âges. Cela suppose une forte proportion de proches aidants », nous révèle Mme Rioux.</p>
<p><strong>Témoignage</strong><br />
Le témoignage de Mme Harel a dépeint clairement la réalité quotidienne d’une proche aidante. Son mari est atteint de la maladie d’Alzheimer depuis trois ans : « Je n’aurais jamais pensé devoir utiliser toutes mes capacités pour m’occuper de mon mari », a-t-elle dit. Tous les deux professeurs, ils partageaient la passion de l’enseignement et l’amour de la lecture. Cela a été très difficile de voir cet homme perdre ses capacités intellectuelles. Il lui a fallu apprendre à cheminer seule, sacrifier ses intérêts personnels,  s’oublier et souvent  faire face à l’isolement.</p>
<p><strong>Des services nécessaires</strong><br />
Au Québec, la chanteuse et comédienne Chloé Ste-Marie, par son engagement personnel envers son conjoint Gilles Carle, a donné une visibilité aux problèmes auxquels doivent faire face les proches aidants. Elle a su insuffler l’intérêt nécessaire pour que des solutions soient envisagées afin de diminuer les contraintes qu’ils doivent vivre. Dans son cas, il s’agissait de favoriser le développement des Maisons Gilles Carle. Pour le CAPAB, le projet « Rejoindre et soutenir les proches aidants », financé par L’APPUI du Bas-Saint-Laurent, vise à mieux outiller les proches aidants et à favoriser l’amélioration de leurs conditions de vie.</p>
<p>Selon Mme Chouinard, « il faut faire en sorte que les personnes proches aidantes se reconnaissent et acceptent progressivement de s’ouvrir à d’autres personnes, à connaître et à recevoir des services de soutien ».</p>
<p><em><strong>Photo de groupe : Marina Harel, Marie-Hélène Chouinard, Juette Rioux et Sonia Marchand.<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque</strong></em></p>
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		<title>Découverte de l’art au féminin : Exposition Collectif de femmes</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 01:02:27 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Une exposition toute particulière a lieu jusqu’à la fin janvier au Café pistolois Grains de Folie. Elle met en scène une quinzaine de femmes qui, pour la majorité d’entre elles, exposeront une de leurs œuvres pour la toute première fois. Le but de ce Collectif de femmes est de faire connaître de nouveaux talents féminins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une exposition toute particulière a lieu jusqu’à la fin janvier au Café pistolois Grains de Folie. Elle met en scène une quinzaine de femmes qui, pour la majorité d’entre elles, exposeront une de leurs œuvres pour la toute première fois. Le but de ce Collectif de femmes est de faire connaître de nouveaux talents féminins dans la MRC des Basques.</p>
<p>Parmi ces femmes, mentionnons les noms de Valérie Lavoie, Isabelle Blouin, Geneviève Rioux, Lise Bélanger, Jeanne-D’Arc Lagacé et Karine Rioux. L’idée de cette exposition a été lentement initiée et développée suite à des discussions qu’Isabelle Lévesque, propriétaire du Café, a eues  avec des amies. L’idée a cheminé jusqu’à prendre forme tout dernièrement. « Il faut avoir du culot pour oser exposer des productions au départ si personnelles », dit-elle.</p>
<p><strong>Des œuvres diversifiées</strong><br />
Ce collectif rassemble diverses œuvres : des photographies, de l’acrylique, des peintures, des sculptures, une courtepointe. « Cette exposition est faite sans prétention, elle ne vise qu’à susciter l’intérêt pour le travail artistique des femmes de notre région. Mais ce travail  est si méticuleux, si rigoureusement fait que ça commande l’admiration », ajoute Mme Lévesque qui pour sa part y expose une sculpture.</p>
<p><strong>Vers d’autres évènements</strong><br />
Cette initiative a tellement bien cheminée qu’elle a eu pour effet  d’intéresser certaines des exposantes à monter une exposition en solo. Avec comme conséquence surprenante d’amener des hommes à préparer  une exposition au masculin.</p>
<p>Lorsque nous avons rencontré Mme Lévesque, elle était en compagnie du sculpteur Michael Bergstaller qui a réalisé, entre autres, la sculpture dans le parc à proximité de l’église de Trois Pistoles représentant un cheval. Ils tentaient ensemble de planifier une future exposition de ce sculpteur reconnu au Québec et dont l’atelier est maintenant situé à Sainte-Adèle, dans les Laurentides.<br />
<em><strong><br />
Photo : Isabelle Lévesque regardant une sculpture de Michael Bergstaller.<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque.</strong></em></p>
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		<title>Le Chœur Art-Fa-des-Neiges</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:53:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Près de 250 personnes ont répondu à l’invitation du Chœur Art-Fa-des-Neiges à l’École secondaire L’Arc-en-ciel pour son spectacle du Temps des Fêtes Réveillons en chansons, au début de décembre. Françoise Dubé assumait la direction musicale, la pianiste Nathalie Clément la partie musicale et  le comédien Gaétan Côté l’animation.
Le Chœur Art-Fa-des-Neiges est composé de dix-sept membres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Près de 250 personnes ont répondu à l’invitation du Chœur Art-Fa-des-Neiges à l’École secondaire L’Arc-en-ciel pour son spectacle du Temps des Fêtes Réveillons en chansons, au début de décembre. Françoise Dubé assumait la direction musicale, la pianiste Nathalie Clément la partie musicale et  le comédien Gaétan Côté l’animation.</p>
<p>Le Chœur Art-Fa-des-Neiges est composé de dix-sept membres, dont quinze femmes et deux hommes. Sept d’entre eux proviennent de Trois-Pistoles, les autres de Saint-Éloi, Saint-Mathieu, Saint-Cyprien, Saint-Modeste et Rivière-du-Loup. La majorité des membres n’a aucune connaissance musicale. « Il suffit d’aimer chanter et c’est facile de le faire sous la direction de Françoise Dubé », nous a confié  une des choristes, Lisette Paré.</p>
<p><strong>Les préparatifs</strong><br />
C’est à la bibliothèque de l’école secondaire que les membres du chœur se sont préparés pour le spectacle. Certains  mémorisaient les paroles des chansons. Anne-Marie Rieu   n’a pas hésité à déclarer que le fait d’être membre « comporte plusieurs avantages dont celui de se faire un réseau d’amis, d’apprendre à mieux respirer et de pratiquer sa mémoire ». D’autres membres arrivent à l’instant, dont Bertin Denis accompagné de sa fille de 12 ans, Aurélie-Rose Denis. La sœur du préfet de la MRC des Basques, Aline Denis, jase avec d’autres membres. Pour M. Denis, malgré des conflits d’horaire, « le fait de chanter me fait oublier mes responsabilités quotidiennes de représentation politique à la MRC et au CLD ». Mélanie Bélanger, vice-présidente au conseil d’administration, la présidente étant Brigitte Pelletier, mentionne « que les contacts entre les membres créent un esprit de solidarité qui se rapproche beaucoup de l’esprit familial ».</p>
<p><strong>Les dernières vingt minutes</strong><br />
Il ne reste que vingt minutes avant le début du spectacle. Des membres aident le Père Noël à revêtir son costume, plus loin la Mère Noël revêt ses plus beaux atours et tous les choristes se coiffent d’une tuque rouge et blanche. Mme Dubé les invite à se regrouper pour faire quelques exercices de réchauffement, vocalises et autres. Tout le monde est souriant. Puis, le signal est donné qu’il leur faut descendre à la cafétéria, là où les spectateurs les attendent.</p>
<p>Les membres du chœur se répartissent aux tables où se trouvent des amis, de la famille. Ils attendront que l’animateur, le Père Noël en l’occurrence, casse la glace et fasse leur présentation. Les spectateurs arborent le même sourire joyeux que les membres du chœur. Le Père Noël arrive,  salue l’assemblée et annonce qu’il est tombé en amour avec la Mère Noël. Celle-ci entre alors en scène, ramenant la « poche du Père Noël », celle-là même qu’il avait oubliée au Pôle Nord. Et le spectacle commence. Même s’il souffre, comme il dit, « d’apse » (asthme) et de « flebite » (phlébite), il animera les trois parties du spectacle, en plus de remettre les cadeaux reçus après des tirages de billets. La soirée se déroule rapidement dans les rires et l’écoute des chants de Noël.</p>
<p><strong>Transportés hors du temps</strong><br />
Les spectateurs n’ont plus d’âge, ils redeviennent des enfants sous le charme des voix qu’ils entendent. Ils découvrent le talent des membres du chœur et celui de la directrice musicale. Les spectateurs eux-mêmes découvrent leur talent car ils sont appelés à former une grande chorale de 250 personnes. C’est impressionnant. Après la deuxième étape, tout le monde est invité à se servir  au buffet préparé par le Restaurant Le Gondolier. Puis les chansons reprennent de plus belle et les visages sont de plus en plus  illuminés par la musique. Le sourire de Mme Dubé en dit long lorsqu’elle dirige la chorale des spectateurs car c’est son rêve que de diriger une si grande chorale.</p>
<p><strong>La lettre au Père Noël</strong><br />
Plus tard, le Père Noël lira une lettre reçue de ce qui, au début, nous apparaît être écrit par une fille qui attend qu’il lui fabrique quelque chose de particulier. On comprend vite  que cette fille  vit des appréhensions face à l’avenir de l’ensemble vocal qui, en des jours meilleurs, a déjà compté plus de cent membres. Cette lettre destinée au Père Noël lui demande d’intervenir pour que le chœur survive : « Vous êtes mon dernier recours, j’ai tout essayé sans résultats, pouvez-vous en fabriquer des voix, une dizaine, peut-être une quinzaine. Au train où ça va, on a peur de cesser nos activités ». En fait, la lettre a été composée par Françoise Dubé qui a lancé ce cri du cœur pour que de nouveaux membres viennent s’ajouter à la chorale.</p>
<p><em><strong>Photo : Le chœur en plein contrôle.<br />
Crédit Photo : Marc-André Lévesque</strong></em></p>
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		<title>Symboles de Noël et du solstice d’hiver.</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 00:23:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La tradition du sapin de Noël fut introduite au Québec pour la première fois en 1781, par le général allemand Von Reidesel, à Sorel. La coutume se répandit au cours de l&#8217;époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition du sapin de Noël fut introduite au Québec pour la première fois en 1781, par le général allemand Von Reidesel, à Sorel. La coutume se répandit au cours de l&#8217;époque victorienne, se limitant toutefois à la classe bourgeoise. À partir de 1920, cette pratique commença à se généraliser dans les grands centres urbains. En milieu rural cependant, le sapin décoré ne devint une réalité familière qu&#8217;au cours des années ’30 et ’40.</p>
<p>Cependant, la tradition d&#8217;un arbre décoré est beaucoup plus ancienne puisque les Celtes décoraient déjà un arbre, symbole de vie, au moment du solstice d&#8217;hiver ce qui marquait le triomphe de la lumière sur les ténèbres. L’arbre était orné de fruits, de blé et de fleurs.</p>
<p>En Europe, au XIe siècle, le sapin symbolise l’arbre du paradis et il est décoré de pommes rouges. Mais le premier arbre de Noël serait apparu en Europe, en Alsace plus exactement, vers 1521.</p>
<p>La première crèche aurait été réalisée par Saint-François d’Assise en 1223 en Italie. Il s’agissait d’une crèche vivante, c’est-à-dire avec des personnages réels.<br />
La bûche de Noël, dessert qu’on déguste dans le Temps des Fêtes, symbolise en fait une vraie bûche de bois que les Gaulois et les Scandinaves brûlaient pour célébrer le solstice d’hiver. Au Moyen-Âge, cette bûche était un porte-bonheur. Les cendres devaient être précieusement conservées car on disait qu’elles protégeaient de l’orage, guérissaient des maladies et fertilisaient les terres.</p>
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		<title>Têtes à Prix : Se raser la tête pour soutenir l’Association du cancer</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 19:06:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour la sixième année a eu lieu la campagne de financement « Têtes à prix », organisée  par des bénévoles de l’Association du cancer de l’Est du Québec. Dans la MRC des Basques, l’évènement prenait place, le 15 octobre dernier, aux Galeries de Trois-Pistoles. Près d’une centaine de personnes, amis, parents et curieux, s’étaient rassemblés afin de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la sixième année a eu lieu la campagne de financement « Têtes à prix », organisée  par des bénévoles de l’Association du cancer de l’Est du Québec. Dans la MRC des Basques, l’évènement prenait place, le 15 octobre dernier, aux Galeries de Trois-Pistoles. Près d’une centaine de personnes, amis, parents et curieux, s’étaient rassemblés afin de voir vingt têtes à prix  se faire couper les cheveux par les coiffeuses Sylvie Pelletier et Lyne Veilleux. L’animation a été professionnellement assumée par  Julie Lamer.</p>
<p>Pour l’année 2011, Benoit Rheault, directeur par intérim et aménagiste à la MRC des Basques, était la tête d’affiche en tant que personnalité locale impliquée pleinement dans cette campagne de levée de fonds. L’argent recueilli sera utilisé au fonctionnement de L’Hôtellerie Omer-Brazeau.</p>
<p><strong>Motivation et objectif</strong><br />
Interrogé sur ses motivations personnelles de représenter la tête d’affiche et de se faire couper les cheveux devant  public, M. Rheault, qui a cotoyé  des personnes atteintes du cancer, a répondu : « Le sujet est si grave, si important et si proche de moi que je ne pouvais simplement pas refuser une demande d’implication. »</p>
<p>Si le cancer change la vie des personnes atteintes, selon M. Rheault, elle change aussi celle des personnes qui, comme lui,  s’impliquent : « Ce que j’ai vécu, c’est la seule fois que je le vivrai, je sais que ça va changer ma vie. » Quatre cent têtes à prix ont participé à la campagne de financement de 2011. Pour tout l’Est du Québec, l’Association a recueilli la somme de 303 208 $. De ce montant, 16 500 $ provenait de Trois-Pistoles. Des élèves et des employé(e)s de l’École secondaire Arc-en-ciel ont, pour leur part, ramassé la somme de 2 000 $.</p>
<p><strong>L’Hôtellerie Omer-Brazeau</strong><br />
Le Centre de traitement du cancer pour tout l’Est du Québec étant situé à Rimouski, les déplacements des personnes atteintes et de leurs familles occasionneraient des dépenses trop onéreuses s’il n’existait pas d’autres ressources alternatives. L’Hôtellerie Omer-Brazeau offre 76 lits et des activités psychosociales, des soins de beauté et même des conseils financiers. Être atteint du cancer a des répercussions  plus profondes que la maladie elle-même, car celle-ci intervient  globalement dans la quotidienneté des personnes et des familles.</p>
<p>Crédit photo : Marc-André Lévesque</p>
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		<title>Trois-Pistoles, Rendez-vous des Grandes Gueules : des passeurs de rêves d’ici et d’ailleurs</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:58:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15e Rendez-vous des Grandes Gueules s’est déroulé du 2 au 9 octobre avec plus de vingt spectacles diffusés surtout à Trois-Pistoles, là où tout a commencé, à la Forge à Bérubé, résidence permanente des ombres de centaines de conteurs. Des spectacles ont aussi eu lieu dans plusieurs autres municipalités, dont Saint-Jean-de-Dieu et Saint-Simon. Ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15e Rendez-vous des Grandes Gueules s’est déroulé du 2 au 9 octobre avec plus de vingt spectacles diffusés surtout à Trois-Pistoles, là où tout a commencé, à la Forge à Bérubé, résidence permanente des ombres de centaines de conteurs. Des spectacles ont aussi eu lieu dans plusieurs autres municipalités, dont Saint-Jean-de-Dieu et Saint-Simon. Ils ont fait vibrer l’art du conte en touchant au slam ou en l’insérant dans des mises en scène proches du théâtre.</p>
<p><strong>Des artistes locaux</strong><br />
Le 5 octobre au café Grains de folie, le spectacle Brin de folie a regroupé sept artistes locaux. L’animateur Michel Leblond l’avait dit : « À Trois-Pistoles, il y a beaucoup de talents » et nous l’avons constaté. Donald Charles, Sebrioux, Alain Bélanger et Marc Bélanger sont venus aiguiser nos oreilles avec leurs contes musicaux. Danielle Leblanc, Sara Kelly et Michel Leblond  nous ont introduits aux premières imageries. Une soirée où « l’air de la forêt rencontre l’air de la mer et que ça donne un drôle de mélange », selon Danielle Leblanc.</p>
<p><strong>L’impossible cabaret</strong><br />
Le lendemain à la Forge à Bérubé, Le Cabaret de l’impossible était présenté en première québécoise avec trois artistes : François Lavallée de Québec, Achille Grimaud de Bretagne et Sergio Grondin de l’Île de la Réunion. Une soirée de réflexion sur nos appartenances et nos différences culturelles, sur nos rapports à l’espace, à nos origines, sur la francophonie. « Ah ! Vous les québécois, on ne sait jamais ce que vous pensez vraiment », a lancé Achille Grimaud à François Lavallée. Un fabuleux exercice de construction, de déconstruction, un moment de questionnement sur la place de l’oralité dans un contexte de développement technologique. Nécessaire et merveilleux spectacle présenté aussi à l’Île de la Réunion et en Bretagne.</p>
<p><strong>Un spectacle à la hauteur du lauréat</strong><br />
Toujours à la Forge à Bérubé, une soirée magique, celle du 7 octobre au cours de laquelle François Lavallée nous a forcés à admettre qu’être venus l’entendre valait toutes les conventions culturelles. Malgré les 32 heures d’avion qui nous séparent de son île, Sergio Grondin a démontré qu’elle n’était pas si lointaine et que ses odeurs de rhum et d’espoir valaient bien celles de notre bière pour projeter des histoires sur des murs ivres. Kamel Guennoun nous a émerveillés avec ces lumières de lune qui sauvent un berger et son village.<br />
Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon ont parlé de la vie. Achille Grimaud a inventé ces « vides mémés », en guise de remplacement des téléviseurs détruits par une surcharge électrique. Maurice Vanney, fondateur, président et directeur artistique du Rendez-vous des Grandes Gueules, a été très justement célébré pour son implication en recevant l’Oscar du conte.</p>
<p><strong>La relève et l’expérience</strong><br />
C’était place à la relève le 8 octobre à la Forge à Bérubé et Jean-Marc Massie y a présenté ses favoris. Yolaine a raconté qu’historiquement les hommes et les femmes avaient développé différemment leur pilosité. Anaïs Fournier a fait exploser son slam au féminin. Marc-André Fortin a démontré de quelle façon les mots pouvaient servir à éclairer le firmament. Patrice Michaud a prouvé que, peu importe son support  comme un catalogue de Noël Sears, par exemple, l’imagination pouvait s’affirmer pleinement et bellement. Christian St-Pierre a puisé au fond du désespoir l’idée de vivre. Nicolas Landry nous a dit que la soif était souvent liée à autre chose que la beuverie, que l’on pouvait aussi s’abreuver à des buts communs pour se désaltérer culturellement. Marc Sauvageau nous a menés par la rime vers la séduction d’une belle avant qu’elle ne se transforme. Dany Boucher a construit un lien superbe entre la tradition et la modernité.</p>
<p>Plus tard à 14 heures, spectacle solo de Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon. Ils nous y avaient invités pour une rencontre avec les différentes strates de leurs souvenirs, de leurs émotions à fleur de peau : « L’amour est une région, la peau se souvient. » Nous nous sommes souvenus à travers la danse, le chant, les murmures et le silence.</p>
<p><strong>L’enfant chéri du pays</strong><br />
En soirée, au Caveau-Théâtre, un rendez-vous attendu par les amis : Truck stop. Mathieu Barrette est venu rocker le conte sur des planches qu’il connaissait déjà. Un rock qui avait l’air de dire : « Vous êtes en train de vous faire passer toute une forêt d’épinettes ». Comme à l’époque où quelqu’un d’autre, un certain Péloquin, avait apposé une phrase scandaleuse au bas d’une œuvre de Jordi Bonnet : « Vous êtes pas tannés de mourir bande de caves. » (Ces liens ont été faits par Maurice Vanney lors d’une conversation). Toutes ces violences inutiles qui se disent violemment mais qu’il faut dire ainsi pour qu’on finisse par les guérir.<br />
<strong><br />
Des leçons d’histoire</strong><br />
Kemel Guennoun a présenté son spectacle solo en après-midi : L’homme qui avait mis le chemin sous ses pas. Une série de péripéties entre la réalité et la fiction, ou le contraire, qui nous font voyager à travers le monde des contes. Un livre qui s’écrit sous nos oreilles.<br />
Mike Burns a, pour sa part, présenté le spectacle de clôture à la Forge à Bérubé : Ma tristesse sur la mer. Comme tous les grands conteurs irlandais, il raconte les yeux fermés. Il nous parle de ces Irlandais forcés de quitter familles et pays pour aller chercher en Amérique de meilleures conditions de vie mais qui trouvent souvent pire. Ce récit, situé au début des années 1800, se passe en partie en Irlande, terre de légendes et de malheurs, au Québec et en Ontario, lorsque de riches Anglais, parfois Écossais, se sont emparés des travaux de construction du Canal Rideau. Un canal qui ne sert plus désormais qu’au patinage en hiver. Ces travaux ont entraîné la mort de centaines d’Irlandais ayant travaillé dans la misère et le danger. Mike Burns a pleuré durant son spectacle car les plaies, la peine restent vives : « Lorsque Maurice Vanney m’a demandé de faire ce spectacle, je lui ai dit que je le faisais très rarement, mais que la Forge, cet endroit mythique, était le lieu idéal pour le faire et j’ai accepté. »</p>
<p><strong>Dans le cœur des conteurs</strong><br />
Le 15e Rendez-vous est terminé, du moins c’est ce qu’on dit. Mais ce n’est pas vrai. Les ombres se propagent et viennent hanter les lieux visités. Avec la plus grande en tête, celle de Jocelyn Bérubé, et ces autres qui suivent dans un numéro unique, la projection de quinze ans d’histoire sur les murs de la Forge, comme dans nos consciences.</p>
<p>« Trois-Pistoles, est un endroit privilégié dans le cœur des conteurs. » Cette phrase de Maurice Vanney est  partagée par plusieurs. À travers la francophonie, il existe au-delà de 100 évènements comme celui des Rendez-vous, surtout en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne, dans certains pays africains, là où des instituts français  existent.</p>
<p><strong>L’accueil, première condition gagnante</strong><br />
Nicole Sirois qui tient la billetterie de la Forge à Bérubé nous a confié à quel point elle aimait, comment il était important pour elle de garder des liens étroits avec l’évènement. Son travail a été souligné à plusieurs reprises. Elle fait partie des conditions de réussite de cet évènement : l’accueil. Kamel Guennoun, un des artistes, a mentionné qu’il avait apprécié être hébergé chez une famille de Trois-Pistoles, s’y retrouvant presque comme chez lui.</p>
<p>Même s’il y a l’accueil, il y a aussi l’intérêt de la population pour le conte. Les spectacles étaient fort courus, les salles souvent pleines et l’écoute du public remarquable. Une autre condition, comme le disait Mike Burns, c’est que la Forge à Bérubé est le meilleur endroit où se produire.</p>
<p><strong>Un homme et son île qui bouge</strong><br />
Sergio Grondin a développé son art à son Île de la Réunion, un endroit fait sur mesure pour imaginer des histoires. Une île où les volcans et le rhum règnent en maîtres pour réveiller les peurs ou les engourdir. 700 000 personnes entassées sur le littoral et des enfants qui grimpent les pentes abruptes de montagnes remuantes pour aller s’amuser à puiser la lave qui y coule. Des aventures à meubler la mémoire pendant des centaines d’années. Il les partage maintenant entre le continent européen, l’Afrique et son Île.</p>
<p><strong>Compagnonnage et autres</strong><br />
Bernadète Bidàude et Jean-Claude Compagnon considèrent que leur art est un peu plus difficile à pratiquer « depuis que des coupures sont faites par le gouvernement français, entre autres, en augmentant les critères de reconnaissance de statut d’artiste, statut qui donne une forme d’autonomie financière aux artistes. Ces dernières années, 40 000 français l’ont perdu. »</p>
<p>Eux, se disent encore chanceux. Les deux promènent leur spectacle à travers l’Europe et participent annuellement à la marche de compagnonnage, s’engageant à parcourir la France pour propager leurs savoirs à des plus jeunes. À Trois-Pistoles, Mme Bidàude en est à sa 14e participation, ayant partagé en 1997 un spectacle avec Michel Faubert, « Voyageur du ciel. »</p>
<p><strong>L’amour du métier</strong><br />
Kamel Guennoun en était à sa première participation. Pour son baptême, il n’a pas chômé. Il a participé à plusieurs spectacles et s’est même rendu dans des écoles pour conter à des enfants. Il paraît que ceux-ci l’écoutaient la bouche ouverte. C’est un passeur de contes, un passionné. « Moi je suis chanceux de faire ce que je fais, je le fais et je suis payé pour le faire. J’en remercie ceux qui m’ont soutenu au départ.»  Il raconte, en souriant, que s’il devait mettre bout à bout tout ce qu’il a conté, « j’en aurais pour douze heures de spectacles. » De plus, passion oblige, il s’implique au Centre méditerranéen de la littérature orale où, avec d’autres chercheurs, il peut créer un lien entre les récits écrits en différentes langues.</p>
<p><strong>L’homme qui semait des rêves</strong><br />
« Tout le monde savait que c’était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l’a fait », a écrit Marcel Pagnol.  Cette phrase reflète bien comme il faut être fou d’une belle folie pour monter un projet comme les Rendez-vous, le réaliser et le nourrir de conteurs, année après année, jusqu&#8217;à  ce que quinze années se passent. Et elles ont passé si vite en laissant des traces inoubliables, comme ces ateliers pour favoriser la parole de ceux qui la possèdent mais qui ne le disent pas ou qui le disent difficilement. Ils s’expriment maintenant au concours des grands menteurs, une fierté pour Maurice Vanney, ce fou qui plante des rêves dans la tête des gens. En l’écoutant, nous ressentons la même passion qui a dû l’animer lors de la fondation de l’évènement. D’ores et déjà la programmation pour 2012 est complétée et il a en tête d’autres belles randonnées de conteurs, entre autres celle qui doit se dérouler au nouveau Parc du Témiscouata avec un conteur de la Normandie qui nous surprendra avec des histoires d’ici.</p>
<p><em>Photo : Maurice Vanney<br />
Crédit photo : Marc-André Lévesque</em></p>
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		<title>Bernard Vachon : Un homme qui a la passion du rural</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:48:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis près de quarante ans, Bernard Vachon à la « passion du rural », comme l’indique le titre de son plus récent ouvrage, premier tome d’une trilogie de quelques l 600 pages publiée aux Éditions Trois-Pistoles et dans laquelle il trace l’évolution de la ruralité québécoise. « J’ai consacré mes enseignements, ma recherche et mon implication citoyenne à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis près de quarante ans, Bernard Vachon à la « passion du rural », comme l’indique le titre de son plus récent ouvrage, premier tome d’une trilogie de quelques l 600 pages publiée aux Éditions Trois-Pistoles et dans laquelle il trace l’évolution de la ruralité québécoise. « J’ai consacré mes enseignements, ma recherche et mon implication citoyenne à la défense, au renouveau et à l’épanouissement des territoires ruraux du Québec », écrit-il.</p>
<p>Détenteur d’un doctorat de la London School of Economies and Political Science en Angleterre et de l’Université de Liège en Belgique, M. Vachon est maintenant à la retraite après avoir enseigné pendant plus de trente ans au département de géographie de l’Université du Québec à Montréal. Il a publié de nombreux livres ou articles sur le développement local, tout en participant activement, en 1991, aux États généraux du monde rural en tant que coordonnateur de l’équipe des chercheurs. À la tête de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de Trois-Pistoles pendant quelques mois dans les années ‘80, il a organisé, entre autres activités, un colloque pour déterminer « quel avenir pour la MRC des Basques ? Stratégies pour ne pas disparaître. »</p>
<p><strong>Un retour à la terre</strong><br />
Cette passion du rural, ce professeur et chercheur l’a vécue non seulement avec sa tête mais aussi avec son cœur. A la fin des années ’70, il a fait un retour à la terre à Saint-Mathieu-de-Rioux. Avec sa femme Francine Coallier – qui a collaboré à certains de ses ouvrages – la famille s’est lancée dans l’élevage du mouton et de la transformation de la laine sur une fermette au joli nom de « Chantemerle ». Pour lui, comme pour d’autres néo-ruraux, « ce n’était plus une fatalité que de vivre en milieu rural, mais un choix de vie. » Leurs trois enfants vivant maintenant au loin, le couple ne passe plus que quelques mois par année dans leur campagne, avec des poules et un grand jardin.</p>
<p>Très attaché à la beauté et la tranquillité de son rang d’où on aperçoit au loin le fleuve et les montagnes de Charlevoix, M. Vachon raconte qu’il y a à peine cinquante ans « quatorze familles agricoles vivaient ici. On y retrouvait une école de rang, une beurrerie et une scierie. C’était un milieu typiquement agro-forestier. Aujourd’hui, tout cela a disparu. Maintenant, plusieurs résidents travaillent à l’extérieur tout en ayant une maison ici. »</p>
<p><strong>Partir ou rester ?</strong><br />
La campagne est en train de se renouveler. Beaucoup de jeunes viennent s’installer en région pour y initier des projets et les technologies nouvelles de communication permettent de travailler à domicile. « Lors de mon passage à la SADC des Basques, je me souviens que, pour beaucoup de gens, c’était un choc quand nous leur disons que l’agriculture et la forêt ne pouvaient plus être le centre de l’économie. Ils croyaient que ce n’était qu’une période difficile à traverser, que cela allait revenir. Mais ça n’est jamais revenu. Il est important que nous prenions conscience de cette réalité pour pouvoir ensuite formuler des politiques, des programmes et des mesures adaptées à cette ruralité en mutation. »</p>
<p>En 1931, lors du premier recensement en milieu rural, on dénombrait 135 000 fermes au Québec. En 1950, environ 100 000. Aujourd’hui il ne reste plus que 28 000 fermes, ce qui fait dire à M. Vachon « qu’on ne fait plus la ruralité avec un tel nombre de fermes. Si on veut maintenir une ruralité québécoise, forte, vivante et dynamique, il faudra absolument diversifier l’activité économique. La campagne en séduit plusieurs, il faut donc leur offrir un milieu stimulant au niveau social, culturel et touristique. Favoriser aussi l’accès à des écoles primaires, secondaires et des garderies. On devra mettre en valeur la spécificité et l’originalité de la campagne pour qu’elle ne soit plus une terre d’exode mais plutôt une terre d’accueil. »</p>
<p>La Politique nationale de la ruralité a permis de reconnaître l’existence et l’importance du monde rural, mais on ne peut que regretter d’y constater une pauvreté encore trop présente. « Des gains importants ont cependant été réalisés au cours des années, souligne M. Vachon. Le Québec rural a souffert, il a vécu une pénible phase de transition suite à un exode massif à partir des années ’50, vers les villes. Mais progressivement les collectivités rurales sortent de cette période sombre. Elles deviennent  des milieux de plus en plus attractifs. »</p>
<p>Il pourrait donc y avoir un exode en sens inverse, soit celui des urbains vers les milieux ruraux ? « Oui, tout à fait, croit M. Vachon. Et c’est déjà commencé. Il y a une tendance à cet égard et cela se manifeste par des familles ou des entreprises qui quittent la ville pour s’établir en milieu rural. Mais cette arrivée d’urbains suppose, entre autre, un assouplissement de la Politique de la loi sur la protection du territoire agricole afin que de nouvelles constructions puissent être bâties sur des espaces zonés agricoles. On doit absolument établir une harmonisation entre le zonage agricole et les schémas d’aménagement. »</p>
<p><strong>Conflits politiques</strong><br />
Ces ruraux viennent-ils à recherche d’une « terre promise », sorte de communauté rurale idyllique et sublimée comme dans les histoires de Fred Pellerin ? La campagne vécue au quotidien apporte pourtant son lot de conflits, parfois même de guerre d’égos. Lorsqu’on propose un projet de développement local à une population, il faut s’attendre à obtenir des appuis mais aussi à rencontrer des résistances. Tout processus de changement s’accompagne de réactions, d’idées divergentes, voire opposées. Impossible de vouloir rassembler tout le monde, tout de suite, sans que personne ne pose de questions.</p>
<p>Dans les petites localités, quand il y a des tensions, elles sont personnalisées, plus exacerbées qu’en milieu urbain, parce que tout le monde se connaît. Elles ont des implications considérables mais très peu analysées. « C’est une problématique vécue dans beaucoup de villages, constate M. Vachon. Mais c’est un sujet délicat à traiter. On l’a bien identifié et cela pourrait être un sujet très intéressant à étudier pour des sociologues. Mais il faudrait forcément identifier les personnes, les familles et les clans adverses. Et les chercheurs n’aiment pas être au milieu des chicanes et susciter encore plus de conflits. »</p>
<p><strong>Opérations-dignité</strong><br />
La campagne n’est désormais plus l’endroit ennuyant que l’on voulait fuir à tout prix, pour rejoindre le progrès des villes, comme cela a été trop souvent le cas dans les années ’50 et ’60. À cette époque, des fonctionnaires du Bureau d’aménagement de l’Est du Québec prévoyaient même la fermeture de 85 villages du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie parce qu’ils les considéraient comme inaptes à souscrire à une société urbaine et industrielle. « Dix villages furent fermés, suscitant bien des drames humains, se souvient M. Vachon. On commençait par couper l’électricité, puis on brûlait les granges et les maisons pour empêcher les villageois de revenir. Heureusement, la mobilisation, la résistance, les Opérations-dignité et l’implication des curés des paroisses ont fait reculer le gouvernement. »</p>
<p>Les ruraux doivent néanmoins toujours rester vigilants autant face aux fonctionnaires que devant le géant urbain dominant le monde économique et culturel. En 1995 André Bérard, alors président de la Banque Nationale, déclarait dans un discours devant le Canadian Club à Ottawa que les régions qui n’avaient que du travail saisonnier à proposer à leur population  devaient se résigner à fermer.</p>
<p><strong>Le bonheur est dans le pré</strong><br />
M. Vachon admet toutefois que « beaucoup de petites localités ne pourront traverser la phase du renouveau du monde rural, suite à  l’exode des jeunes, du vieillissement de ses habitants, d’une pénurie de main-d’œuvre spécialisée, du capital humain perdu ou incapable d’initier des projets. Pourtant, il suffit d’une idée, d’un leadership, d’un événement rassembleur pour changer le cours des choses. »<br />
Optimiste malgré tout pour le monde rural ? « Absolument, répond-t-il. J’ai visité beaucoup de pays et particulièrement les campagnes, que ce soit en France, en Belgique, en Russie ou au Danemark. Et ce qui me frappe quand je reviens ici, c’est de voir comment la campagne est belle, les paysages magnifiques. Je reste persuadé que la beauté du milieu rural est un facteur attractif et qu’il faut se préoccuper de plus en plus de la sauvegarde des sites naturels, de la protection de l’environnement et du patrimoine paysager et architectural. D’ici un proche avenir, plusieurs citadins pourraient penser à s’établir à la campagne pour la qualité de l’air ou de l’eau mais aussi pour toute cette beauté. »<br />
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Photo : Bernard Vachon à Chantemerle.</em><br />
<strong><br />
Embourgeoisement rural : positif ou négatif ?</strong><br />
Selon le Groupe de recherche sur la migration ville/campagne et les néo-ruraux, l’arrivée  de nouveaux résidents, de retraités, de travailleurs autonomes, d’artistes, de migrants de retour dans leur lieu natal ou d’immigrants peut signifier un « embourgeoisement rural » pour nos campagnes. Dans plusieurs municipalités, ce phénomène fait monter le prix des maisons, des terrains, des terres à bois et des taxes foncières. Le groupe se demande si, à long terme, cette migration entraînera  une exclusion des jeunes et des moins nantis, puisque la hausse du prix des propriétés n’amène pas nécessairement celle des salaires.</p>
<p>Myriam Simard, du Centre Urbanisation Culture Société et Laurie Guimond de l’Université d’Ottawa  notent dans L’occupation du territoire et les néo-ruraux au Québec : Impacts et défis (Revue Développement social, novembre 2010) : « Les décideurs locaux doivent alors concevoir et mettre en place diverses politiques pour encourager l’installation de populations diversifiées et le partage équitable de l’espace rural (politiques d’accès à la propriété, politiques familiales, mesures d’accueil, etc.), faute de quoi, un sentiment de dépossession et divers clivages socioéconomiques entre les diverses populations rurales risquent de se développer. (…) S’il est vrai que des visions différentes du développement et de l’aménagement territorial peuvent parfois opposer les ruraux entre eux, d’autres zones de collaboration et de solidarité émergent et ne peuvent être ignorées. »</p>
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		<title>Art et gastronomie au souper-bénéfice pour la Maison du Notaire</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 18:43:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 15 octobre dernier avait lieu l’évènement annuel de financement de la Maison du Notaire de Trois-Pistoles, à l’École secondaire Arc-en-ciel. Cent cinquante personnes ont participé au souper-encan qui a été mené de main de maître par Jean D‘Amour, député de Rivière-du-Loup. Trente-cinq objets, dont vingt-trois tableaux d’artistes locaux ont ainsi  été mis en vente.
Pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 15 octobre dernier avait lieu l’évènement annuel de financement de la Maison du Notaire de Trois-Pistoles, à l’École secondaire Arc-en-ciel. Cent cinquante personnes ont participé au souper-encan qui a été mené de main de maître par Jean D‘Amour, député de Rivière-du-Loup. Trente-cinq objets, dont vingt-trois tableaux d’artistes locaux ont ainsi  été mis en vente.</p>
<p>Pour le plus grand bonheur des convives, Amélie Marsot, propriétaire de La Boîte a sushi a confectionné, avec son équipe de cuisiniers et de serveuses, un repas de six services aux saveurs asiatiques.</p>
<p>Dans la salle, la soirée s’est déroulée rondement. L’organisation était bien rodée, soutenue par la communauté d’affaires. Tous les objets et œuvres se sont envolés, parfois à des prix importants (450 $). Des bénévoles les ont fait circuler pour que tout le monde puisse bien en apprécier la valeur.</p>
<p>Depuis les trois dernières années, les sommes amassées pour la sauvegarde de ce site patrimonial et culturel qu’est la Maison du Notaire ont constamment diminué : 15 000 $ en 2009, 10 000 $ en 2010 et 9 000 $ en 2011.  Sa directrice, Françoise Bergeron, a mentionné qu’il en coûtait 6 000 $ par année, uniquement pour le chauffage. Les administrateurs devront donc trouver d’autres moyens pour que la situation financière se redresse à plus long terme.</p>
<p>A ne pas manquer : le Salon du cadeau à la Maison du Notaire  les 12 et 13 novembre, de 9 h 30 à 17 h.  Information : 418.851.1656</p>
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