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	<title>L&#039;Horizon, presse coopérative des Basques</title>
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	<description>L&#039;Horizon 2.0, votre information locale et régionale.</description>
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		<title>Les Prétendants aux Samedis de conter: À la frontière du réel</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 16:02:58 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Fidèles à la tradition, les Compagnons de la mise en valeur du patrimoine vivant de Trois-Pistoles présentent, encore cet été, la série des Samedis de conter. Le 17 juillet dernier, c’était le duo formé de Paul Bradley et Sylvain Racine, aussi connu sous le nom des Prétendants, qui prenait la scène de la Forge à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fidèles à la tradition, les Compagnons de la mise en valeur du patrimoine vivant de Trois-Pistoles présentent, encore cet été, la série des Samedis de conter. Le 17 juillet dernier, c’était le duo formé de Paul Bradley et Sylvain Racine, aussi connu sous le nom des Prétendants, qui prenait la scène de la Forge à Bérubé d’assaut.</p>
<p>Originaires des Cantons-de-l’Est, Bradley et Racine ont alterné les contes en première partie. C’est Sylvain Racine qui a ouvert le bal, avec une histoire de paysan pauvre qui décide de cultiver un champ ensorcelé par des génies pas si malfaisants que ça, mais aux prises avec une idée fixe. Le conte, basé sur la répétition, nous entraîne tranquillement, mais sûrement, vers l’absurde de la logique tordue des êtres obtus.</p>
<p>Son partenaire, Paul Bradley, s’est ensuite lancé dans l’histoire de Jean Baderne, lui aussi paysan pauvre et un peu simple d’esprit, qui fera la rencontre d’un grand magicien. Transgressant l’interdiction de franchir la porte de la chambre secrète, Baderne mettra la main sur une formule cabalistique permettant la transformation des êtres en la forme de leur choix. Un combat de titans s’engage alors entre le paysan et le magicien qui empruntent les formes les plus variées pour tromper l’ennemi. Baderne, pas si sot que ça, vaincra grâce à la ruse et héritera de la fortune du magicien.</p>
<p>En deuxième partie, les deux acolytes proposaient un conte conjoint (à ne pas confondre avec celui offert par votre institution financière), exercice un peu périlleux mais assez réussi, ma foi. Alternant la narration, le duo a raconté les péripéties d’une princesse capricieuse qui voulait toucher le ciel. Or, celui qui réussirait à lui faire accomplir l’exploit se mériterait sa main. Les prétendants se succèdent donc, rivalisant d’ingéniosité pour amener la princesse jusqu’au ciel. Tous échoueront, jusqu’à l’arrivée d’un conteur particulièrement patient. Avec l’aide d’un demi-homme, il parviendra à réaliser le fantasme de la jeune fille et à l’épouser.</p>
<p>En misant sur des contes assez longs, avec une trame narrative relativement conventionnelle, les Prétendants auraient avantage à mieux habiter la scène pour soutenir l’attention du public. Étrangement, ils ont même rangé leurs instruments de bruitage pendant l’entracte, dénudant ainsi complètement la scène. On sent également une légère hésitation dans le discours qui semble trouver sa source dans le fait que le duo emprunte ses contes à divers auteurs. Une meilleure intégration des contes, par l’ajout d’éléments qui leur seraient propres, améliorerait sans doute la livraison.</p>
<p>Mais tout n’est pas sombre et les Prétendants possèdent une touche moderne, une distance sur l’histoire qu’ils nous racontent, extrêmement efficace. Ainsi, dans leurs contes, les personnages courent parfois si vite qu’ils sortent carrément de l’histoire. Certains leur sont imposés (en général, les stupides ou les méchants), alors qu’ils en choisissent d’autres pour leur qualité intrinsèque. Ces moments lumineux, dispersés çà et là dans les contes, ont permis au public de passer une agréable soirée.</p>
<p>C’est le conteur nord-côtier Simon Gauthier, qui nous avait livré un magnifique conte sur les Peaux-de-gravier l’an dernier, qui fermera la saison des Samedis de conter. Un rendez-vous à ne pas manquer, le 4 septembre prochain, à la Forge à Bérubé.</p>
<p>Photo : Marc Fraser</p>
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		<title>Carl Charron, architecte: Une jeune firme au sommet</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 16:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>

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		<description><![CDATA[Lancée il y a trois ans à peine, cette jeune firme est aujourd’hui considérée comme la plus importante dans son domaine au KRTB, et la troisième au Bas-St-Laurent. Basée à Rivière-du-Loup, mais possédant également un bureau de consultation à Trois-Pistoles depuis janvier, l’entreprise de 11 employés, dont la moitié provient des Basques, peut déjà se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lancée il y a trois ans à peine, cette jeune firme est aujourd’hui considérée comme la plus importante dans son domaine au KRTB, et la troisième au Bas-St-Laurent. Basée à Rivière-du-Loup, mais possédant également un bureau de consultation à Trois-Pistoles depuis janvier, l’entreprise de 11 employés, dont la moitié provient des Basques, peut déjà se vanter de grandes réussites.</p>
<p>Chronique d&#8217;un succès fulgurant</p>
<p>Âgé d’à peine 25 ans, c’est en 1997 que Carl Charron est promu architecte. Gradué de l’université Laval et de Montpellier en France, le jeune homme originaire de Trois-Pistoles offre ses services ça et là à travers le Québec. C’est finalement en 2007 qu’il décide de lancer sa propre entreprise. Et c’est Rivière-du-Loup qu’il choisit. « La ville est un pôle dans le domaine de la construction. Elle est centrale par rapport à Québec et Rimouski, en plus d’être un véritable bassin de main d’œuvre », explique-t-il. Passionné d’architecture et fasciné par « l’être humain qui habite le bâtiment », l’homme aujourd’hui âgé de 38 ans n’a pas tardé à se faire connaître dans le milieu. Sa plus belle réussite en trois ans est, à son avis, le Centre spécialisé en technologie physique de La Pocatière. L’architecture contemporaine, en plus de l’intégration de nombreux concepts en développement durable, en font un bâtiment unique en son genre. « C’est une construction qui nous ressemble », précise Carl Charron.</p>
<p>La firme d’architecture a plusieurs projets d’envergures en cours : le Complexe multifonctionnel Bertrand-Lepage de Trois-Pistoles, l’École de musique Alain-Caron, les concepts de Carrefour maritime à Rivière-du-Loup, en plus de la station quatre-saisons du Parc du Mont-Saint-Mathieu.</p>
<p>« Nous créons des bâtiments verts, écologiquement responsables, qui tiennent compte de facteurs bioclimatique, comme l’éclairage naturel et l’orientation des constructions. Nous souhaitons nous améliorer sans cesse dans le domaine du développement durable pour en devenir les leaders », souligne l’architecte. Il ajoute d’ailleurs que les clients apprécient grandement son équipe jeune et multidisciplinaire. « Chaque projet est unique. Nous ne créons jamais deux bâtiments identiques. Et peu importe le casse-tête, nous sommes toujours en mode solutions », lance avec assurance l’architecte discret qui, sans vouloir en révéler la nature, avoue avoir des projets d’expansion plein la tête.</p>
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		<title>Succès monstre au festival La Grande Virée</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:59:51 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[3 000 personnes se sont rassemblées le 4 juillet dernier à Saint-Jean-de-Dieu pour le tir de 4 x 4 de la 23e édition du festival La Grande Virée. Les gagnants se sont partagé 5 500$ en prix.
Les visiteurs ont profité du beau temps pour voir la soixantaine de camions en compétition. Selon Damien Sirois, directeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>3 000 personnes se sont rassemblées le 4 juillet dernier à Saint-Jean-de-Dieu pour le tir de 4 x 4 de la 23<sup>e</sup> édition du festival La Grande Virée. Les gagnants se sont partagé 5 500$ en prix.</p>
<p>Les visiteurs ont profité du beau temps pour voir la soixantaine de camions en compétition. Selon Damien Sirois, directeur des loisirs de la municipalité, il s’agit d’un record d’inscriptions. Le tir de VTT du samedi 3 juillet a cependant été moins populaire avec seulement une vingtaine d’inscriptions. Le comité organisateur veut trouver une autre formule qui remplacerait cette activité.</p>
<p>M. Sirois dresse toutefois un bilan positif de l’édition 2010 du festival : « C’est l’une de nos bonnes années. Environ 6 000 personnes ont assisté aux différentes activités durant la fin de semaine. Nous avons fait 20 000 $ de plus par rapport à l’an passé ». Il faut préciser que l’édition 2009 avait été gâchée par la pluie, obligeant même les organisateurs à annuler le tir de VTT.</p>
<p>Photo : Martin Bélanger</p>
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		<title>Trajectoires Hommes veut élargir son action</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fondé en 1992 pour intervenir auprès des hommes avec des problèmes de comportement violent, Trajectoires Hommes du KRTB n’a jamais cessé d’évoluer depuis. Aujourd’hui, en plus du programme « Coup de main » qui vise à contrer la violence, l’organisme offre le programme « Mû », des groupes d’entraide pour les hommes vivant des difficultés (rupture amoureuse, deuil, estime [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 1992 pour intervenir auprès des hommes avec des problèmes de comportement violent, Trajectoires Hommes du KRTB n’a jamais cessé d’évoluer depuis. Aujourd’hui, en plus du programme « Coup de main » qui vise à contrer la violence, l’organisme offre le programme « Mû », des groupes d’entraide pour les hommes vivant des difficultés (rupture amoureuse, deuil, estime de soi, communication interpersonnelle, etc.). Or, Trajectoires Hommes n’entend pas en rester là et prévoit élargir son offre de services dans les mois à venir.</p>
<p>« Traditionnellement, les gens perçoivent Trajectoires Hommes comme un organisme qui s’occupe seulement de violence familiale ou conjugale. Mais les choses ont bien changé et nous voulons que la population en soit informée », explique Serge Bélanger, coordonnateur.</p>
<p>les nouvelles trajectoires</p>
<p>Trajectoires Hommes a d’abord changé son image pour mieux véhiculer la mission de l’organisme : « Nous avions des outils de communication très primaires et il fallait les renouveler pour rejoindre les hommes en difficulté », souligne M. Bélanger. Le nouveau dépliant et le site Internet de l’organisme présentent désormais l’ensemble des services offerts. Ils sont aussi utilisés pour promouvoir les rapports égalitaires entre les sexes : « Nous travaillons beaucoup avec les Centre Femmes. Quand un des conjoints se tourne vers un organisme communautaire pour du soutien, il y a de fortes chances pour que l’autre ait aussi besoin de support », poursuit le coordonnateur. Trajectoires Hommes participe d’ailleurs à des ateliers de sensibilisation destinés aux jeunes de niveau secondaire, en collaboration avec les groupes de femmes de la région. Selon M. Bélanger, le volet prévention sera appelé à prendre de l’ampleur dans l’avenir.</p>
<p>Enquête et expérimentation</p>
<p>L’organisme bénéficie d’une aide financière du Secrétariat à l’action communautaire et aux initiatives sociales (SACAIS) pour développer de nouveaux services. L’argent a notamment permis d’embaucher Pascale Parent à titre d’intervenante et d’agente de recherche : « Il s’agit d’un projet en deux volets. Le premier consiste à mener une enquête auprès des hommes ayant déjà utilisé les services de Trajectoires Hommes. Nous voulons connaître leur degré de satisfaction et écouter leurs conseils pour bonifier nos services », explique Mme Parent. Dans le cadre du volet expérimentation, Trajectoires Hommes proposera de nouvelles approches et validera leur pertinence comme outils d’intervention : « Nous pensons notamment à la possibilité d’intégrer les conjointes ou conjoints dans le processus et à créer des groupes victimes-agresseurs pour favoriser la compréhension mutuelle, l’abolition des préjugés et un rétablissement des communications basées sur le respect », précise l’agente de recherche. Certains de ces nouveaux services devraient voir le jour d’ici la fin 2010.</p>
<p>Les personnes intéressées à utiliser les services de Trajectoires Hommes ou qui désirent obtenir plus d’information peuvent communiquer avec l’organisme au (418) 867-5885, poste 150, par courriel au trajectoireshommes@hotmail.com ou par le biais du site Internet www.trajectoireshommes.org.</p>
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		<title>Un comité pour l&#8217;occupation du territoire public</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:55:47 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce sont sept personnalités bien connues dans la région qui se sont réunies, le 3 août dernier, pour fonder l’association « Les amants du territoire public des Basques ». On y retrouve Bertin Denis, le préfet de la MRC, Marise Labrie, mairesse de Saint-Médard, Simon Lavoie, maire de Sainte-Françoise, Réal Côté, maire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Vianney D’Amours, conseiller [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce sont sept personnalités bien connues dans la région qui se sont réunies, le 3 août dernier, pour fonder l’association « Les amants du territoire public des Basques ». On y retrouve Bertin Denis, le préfet de la MRC, Marise Labrie, mairesse de Saint-Médard, Simon Lavoie, maire de Sainte-Françoise, Réal Côté, maire de Saint-Mathieu-de-Rioux, Vianney D’Amours, conseiller aux entreprises pour le CLD des Basques, Michel Moreau, agent de développement rural et Jean-Jacques Vien, notaire et porte-parole du groupe.</p>
<p>« Nous avons un territoire magnifique ici dans Les Basques, désigné sous les initiales T.N.O. sur les cartes, pour « territoire non organisé ». Il s’agit de 150 kilomètres carrés de forêt publique qui, malheureusement, ne sont pas utilisés par la population. Il semble que les gens aient peur d’occuper leur territoire. C’est ce qui nous a motivé au départ, à nous regrouper pour favoriser l’accès au territoire public », a déclaré M. Vien.</p>
<p>Selon le porte-parole, plusieurs citoyens croient, à tort, que ce territoire n’est pas ouvert au public, à cause de la présence d’un club de chasse et pêche privé, le club Appalaches.</p>
<p>Le club Appalaches</p>
<p>Dernier vestige des clubs privés après leur démantèlement par le premier gouvernement péquiste en 1978, le club Appalaches, formé de membres qui proviennent majoritairement de la région de l’Estrie, possède des droits exclusifs pour le prélèvement faunique sur une vaste partie du territoire public des Basques. D’autres clubs, plus petits et formés de gens de la région cette fois, jouissent aussi des droits de prélèvement du club Appalaches en échange d’un certain contrôle sur le territoire.</p>
<p>« En périphérie, il y a des clubs satellites. Ils remplissent un rôle de « tampon », en bloquant l’accès au territoire. Ils protègent ainsi le noyau central du club Appalaches. Il y en a au moins quatre : le club à Bouleau, le club Sirois, le club de Neigette et le club Bonne Entente », explique Jean-Jacques Vien.</p>
<p>Une stratégie d’occupation du territoire</p>
<p>La création de l’association « Les amants du territoire public des Basques » s’inscrit dans le plan de développement de la MRC Les Basques, qui comporte tout un volet sur l’occupation du territoire. Déjà, il avait été question d’organiser une grande fête champêtre sur le territoire occupé par le club Appalaches, lors de la réunion des maires, le 20 janvier dernier. La mairesse de Saint-Médard, Marise Labrie, avait alors avancé la date du 18 septembre pour la tenue de cette activité. Les membres du club Appalaches, ayant eu vent de la préparation de cette action, ont expédié une mise en demeure aux organisateurs pour empêcher qu’elle n’ait lieu. Mais ceci ne freinera pas « Les amants du territoire public des Basques ».</p>
<p>« Nous voulons entreprendre une série d’activités pour inciter les citoyens à profiter du territoire public, que ce soit pour y circuler à pied, en voiture, en canot ou en motoneige. De nuit comme de jour, les gens ont le droit de jouir de leur territoire », insiste M. Vien.</p>
<p>Il n’est toutefois pas question de contrevenir au jugement de la cour d’appel de 1999 qui reconnaissait à la fois les droits exclusifs du club et le caractère public du territoire où ces droits peuvent s’exercer. « À l’époque, le gouvernement de Lucien Bouchard et sa ministre de la Justice, Linda Goupil, n’avaient pas cru bon de contester ce jugement devant la Cour suprême. Nous devons vivre avec cette situation pour le moment. En fait, la seule façon de récupérer les droits sur ce territoire serait d’exproprier le club. Il faudrait donc convaincre le ministère de la Justice que, dans l’intérêt du public, le club doit être exproprié », souligne M. Vien qui s’intéresse à ce dossier depuis une quinzaine d’années.</p>
<p>Questionné sur ce qu’il adviendrait des droits de chasse et pêche si jamais il y avait expropriation, M. Vien estime que ceux-ci devraient être gérés par une association quelconque : « Je ne crois pas que le territoire puisse rester libre, dans l’éventualité d’une expropriation. Il faudrait que ça devienne soit une réserve faunique, une ZEC ou une pourvoirie qui pourrait être gérée par la MRC. C’est sûr que ça prendrait un cadre pour gérer la ressource.»</p>
<p>Le comité fondateur de l’association procédera prochainement à l’installation d’affiches qui inviteront les gens à accéder à la forêt publique et qui présenteront des extraits du jugement de 1999. La population sera également conviée à la grande fête du 18 septembre et pourra, dans les semaines à venir, adhérer comme membre à l’association « Les amants du territoire public des Basques ».</p>
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		<title>Une expérience enrichissante pour le patineur Charlie Bilodeau</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:53:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les champions canadiens junior BMO en couple, Charlie Bilodeau, originaire de Trois-Pistoles, et sa partenaire Krystel Desjardins, de La Plaine, ont pris part à leur première compétition internationale en patinage artistique à Indianapolis aux États-Unis, les 30 et 31 juillet derniers.
Le  Indy Challenge 2010 regroupait 19 couples de patineurs de haut niveau ayant le potentiel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les champions canadiens junior BMO en couple, Charlie Bilodeau, originaire de Trois-Pistoles, et sa partenaire Krystel Desjardins, de La Plaine, ont pris part à leur première compétition internationale en patinage artistique à Indianapolis aux États-Unis, les 30 et 31 juillet derniers.</p>
<p>Le  Indy Challenge 2010 regroupait 19 couples de patineurs de haut niveau ayant le potentiel de se qualifier sur le circuit international. Charlie Bilodeau et Krystel Desjardins, âgés respectivement de 17 et 13 ans, présentaient un tout nouveau programme pour l’occasion.  Ils n’ont malheureusement pas réussi à faire mieux qu’une 16<sup>e</sup> place au programme court et qu’une 13<sup>e </sup>place au programme long.</p>
<p>« C’était notre première compétition internationale. Nous avons commis certaines erreurs que nous ne faisons pas habituellement. Mais ce n’est pas très grave, puisque nous nous rendions à cet événement pour évaluer le niveau de la compétition. Nous sortons quand même de cette expérience avec la tête haute et nous travaillerons encore plus fort pour les autres compétitions », a commenté Charlie Bilodeau à son retour dans la région.</p>
<p>Le patineur attribue cette performance moyenne à un manque d’entraînement : «  Nous avons été obligés d’arrêter les entraînements pendant deux mois parce que j’ai été malade », explique l’athlète qui a contracté la mononucléose.</p>
<p>Le couple demeure donc optimiste pour la saison qui s’amorce. Il participera aux épreuves de qualification pour le championnat canadien et, selon leurs performances, il pourrait se voir offrir de participer à d’autres compétitions internationales.</p>
<p>Charlie et sa partenaire devront toutefois patienter encore une année avant de pouvoir participer au Grand prix junior qui ouvre la voie au championnat du monde : « Nous serons éligibles seulement l’an prochain à ce circuit, puisque Krystel n’a pas l’âge requis. En effet, il aurait fallu qu’elle atteigne ses 13 ans avant le 1<sup>er</sup> juillet, alors qu’elle a fêté son anniversaire le 25 juillet dernier », conclut Charlie Bilodeau.</p>
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		<title>Festival le Riverain: Pour la sauvegarde d’un joyau naturel</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:52:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[Les gens de Saint-Mathieu-de-Rioux ont trouvé un moyen original de sensibiliser la population à la protection du lac Saint-Mathieu : faire un festival sur le sujet. La deuxième édition du Festival le Riverain s’est tenu les 9, 10 et 11 juillet derniers.
En plus de conscientiser la population à l’importance de préserver la qualité de l’eau et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les gens de Saint-Mathieu-de-Rioux ont trouvé un moyen original de sensibiliser la population à la protection du lac Saint-Mathieu : faire un festival sur le sujet. La deuxième édition du Festival le Riverain s’est tenu les 9, 10 et 11 juillet derniers.</p>
<p>En plus de conscientiser la population à l’importance de préserver la qualité de l’eau et la diversité des écosystèmes aquatiques du lac Saint-Mathieu, le festival permet aussi de rapprocher les habitants du village et les riverains.</p>
<p>Créé l’an dernier par les formateurs en environnement, Alexandre Rousseau et Gabriel Dumais, l’événement était organisé cette année par Éric Boucher. Ce dernier, conseiller municipal et riverain, a apporté une bonne dose d’expérience à l’organisation puisqu’il s’implique dans le festival Échofête.</p>
<p>« Je trouvais l’expérience intéressante. De plus, le festival est très bien appuyé par le conseil municipal », a affirmé M. Boucher. La situation était préoccupante puisque le lac a déjà connu des problèmes d’algues bleu-vert. L’Association pour la protection du lac a donc pris les moyens pour éviter un nouvel épisode.</p>
<p>Ces membres ont fait la vérification de toutes les installations septiques autour du lac et distribué 2 000 arbres, dont la moitié destinée à être plantée sur le bord de la rive. Un débarcadère pour les bateaux des non-résidents a aussi été aménagé près de l’auberge, permettant une plus grande surveillance de ces derniers.</p>
<p>Certaines personnes ont déploré la faible présence des riverains au festival. M. Boucher affirme cependant que l’événement est encore « en processus de reconnaissance ».</p>
<p>Les festivaliers avaient droit vendredi soir à des spectacles du guitariste pistolois Donald Charles, du groupe rock DYD et de Wishmaster, un groupe hommage à Nightwish. Les activités se sont déroulées à la plage municipale samedi en journée. Les visiteurs ont pu faire du kayak sur le lac et jouer au volley-ball, en plus de participer à un atelier sur les plantes comestibles sur l’île du lac Saint-Mathieu et à une conférence sur la reconnaissance et la prévention des algues bleu-vert donnée par l’Organisme des bassins versants du nord-est du Bas-Saint-Laurent. Un souper méchoui a ensuite été servi.</p>
<p>Les activités se sont déplacées à la salle municipale en soirée pour le spectacle hommage à Daniel Bélanger et Robert Charlebois avec Simon Fournier. Celui-ci a ensuite été suivi du spectacle hommage aux Beatles avec le groupe Come Together et celui du groupe de musique traditionnel La Carriole du Barbu. La journée de dimanche a été marquée par le tour du lac en vélo et une conférence sur les installations septiques Ecoflo, présentée par Stéphane Lussier de l’entreprise Premier Tech de Rivière-du-Loup.</p>
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		<title>Travaux à Saint-Jean-de-Dieu: La deuxième phase confirmée</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le maire Jean-Marie Côté et le député Jean D’Amour ont annoncé officiellement la poursuite des travaux dans la partie sud de la municipalité, le 15 juillet dernier.
Rappelons que la première phase, amorcée au début du printemps dernier, visait à améliorer le réseau d’aqueduc et d’égouts sanitaires de la municipalité. Parallèlement, le ministère des Transports injectait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le maire Jean-Marie Côté et le député Jean D’Amour ont annoncé officiellement la poursuite des travaux dans la partie sud de la municipalité, le 15 juillet dernier.</p>
<p>Rappelons que la première phase, amorcée au début du printemps dernier, visait à améliorer le réseau d’aqueduc et d’égouts sanitaires de la municipalité. Parallèlement, le ministère des Transports injectait 7,2 M$ pour la réfection des routes 293 et 295 qui traversent Saint-Jean-de-Dieu.</p>
<p>La deuxième phase sera lancée au printemps 2011. Cette fois, c’est toute la partie sud de la rue Principale et de la rue Gauvin qui feront l’objet de réfection. Le renouvellement des infrastructures d’acheminement et de traitement des eaux usées nécessitera un investissement de 2 005 916 $. Le ministère des Affaires municipales, des régions et de l’Occupation du territoire injectera 1 337 278 $ dans le projet, alors que la part de la municipalité s’élèvera à 668 638 $.</p>
<p>« Il y aura encore de la poussière et des petits inconvénients pour la population de Saint-Jean, mais ça en vaudra la peine. Ce type d’investissement aura un effet d’entraînement et vous verrez que les gens vont investir dans leur propriété dans les années à venir », a déclaré Jean D’Amour.</p>
<p>Le maire Côté a profité de l’occasion pour remercier le député D’Amour pour son aide dans le dossier : « Je tiens à vous témoigner notre gratitude et à vous assurer que vous avez tout notre support. »</p>
<p>La municipalité profitera de l’occasion pour élargir les voies à l’intersection des rues Principale et Gauvin, afin de faciliter les virages pour les nombreux camions qui l’empruntent chaque jour. Un petit parc sera également aménagé dans le cadre de la démarche avec la Fondation Rues principales.</p>
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		<title>Festival du Bœuf: Au profit de la restauration de l’église</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:43:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>

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		<description><![CDATA[640 personnes ont assisté, le 24 juillet dernier, au traditionnel souper de bœuf braisé de la 23e édition du Festival du Bœuf de Saint-Clément.
Il s’agit d’une augmentation de la participation par rapport à l’an dernier, alors que 525 repas avaient été servis. Le nombre de festivaliers présents au souper est d’autant plus impressionnant lorsque l’on [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>640 personnes ont assisté, le 24 juillet dernier, au traditionnel souper de bœuf braisé de la 23<sup>e</sup> édition du Festival du Bœuf de Saint-Clément.</p>
<p>Il s’agit d’une augmentation de la participation par rapport à l’an dernier, alors que 525 repas avaient été servis. Le nombre de festivaliers présents au souper est d’autant plus impressionnant lorsque l’on sait que le village ne compte que 530 habitants.</p>
<p>Les organisateurs ont même été dans l’obligation de refuser du monde, ce qui confirme la popularité du bœuf braisé, dont la recette unique est  préparée par le chef Jean-Pierre April. Plus tôt dans la journée, un déjeuner crêpes et gaufres avait réuni environ 400 personnes.</p>
<p>Cette année, les profits du festival étaient destinés à la restauration de l’église de Saint-Clément. Selon Yolande Tremblay, directrice du festival et membre du comité de restauration, un montant de 123 000 $ est nécessaire pour remettre l’église à neuf.</p>
<p>L’an dernier, l’événement avait généré des profits d’environ 5 000 $. Mme Tremblay estime que l’édition 2010 a dépassé ce montant à cause du plus grand nombre de festivaliers. Toutes les activités étant gratuites, sauf le souper et le <em>lipsync</em>, les profits proviennent des pourboires donnés aux bénévoles.</p>
<p>Encore cette année, une centaine de bénévoles ont contribué au succès de l’événement. « Je crois que notre richesse ici, c’est le capital humain. Le festival revient année après année parce que la population embarque. Pour nous, tout le monde est égal », a affirmé Mme Tremblay.</p>
<p>La municipalité de Saint-Clément est d’ailleurs reconnue pour sa capacité de mobilisation. « Nous n’avons jamais de difficulté à trouver des bénévoles. Tout le monde fait sa part. Par exemple, lorsqu’une personne va laver les plateaux de nourriture, il y a toujours deux ou trois personnes qui vont se lever pour aller l’aider », a expliqué celle qui a déjà été mairesse du village.</p>
<p>Selon Yolande Tremblay, cet esprit communautaire vient de deux événements majeurs : les célébrations du 100<sup>e</sup> anniversaire en 1981, mais surtout la lutte pour la sauvegarde du bureau de poste en 1993.</p>
<p>Rappelons que le gouvernement fédéral avait imposé la fermeture du bureau de poste de la municipalité à la suite de la retraite du maître de poste. Les habitants ont contesté en occupant le bâtiment durant 59 jours. « Ce genre d’événement crée des liens », a précisé Mme Tremblay.</p>
<p>Les activités de la 23<sup>e</sup> édition du Festival du Bœuf ont débuté le jeudi soir par une randonnée au clair de lune dans le sentier de la Sénescoupé. Le vendredi a été une soirée tout en musique avec un <em>lipsync</em> au Centre des loisirs, suivi du chansonnier Éric Guay. La journée de samedi a été marquée par le traditionnel souper de bœuf braisé avant les performances musicales de Pierre Deschamps et du groupe Remue-Ménage. Les festivités se sont terminées dimanche avec un tir de tracteurs antiques et une soirée dansante animée par Ghislain Lavoie.</p>
<p>Photo : Martin Bélanger</p>
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		<title>8e édition du Festival Échofête, une réussite sur tous les fronts</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Aug 2010 15:38:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfraser</dc:creator>
				<category><![CDATA[Article principal]]></category>

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		<description><![CDATA[La 8e édition du Festival environnemental Échofête a été une année record pour le nombre total de visiteurs et le nombre de spectateurs pour un spectacle. Tenu du 28 juillet au 1er août, l’événement avait pour thème la souveraineté alimentaire.
Mandaterre, l’organisme qui organise le festival, a estimé qu’entre 8 000 et 9 000 personnes ont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La 8<sup>e</sup> édition du Festival environnemental Échofête a été une année record pour le nombre total de visiteurs et le nombre de spectateurs pour un spectacle. Tenu du 28 juillet au 1<sup>er</sup> août, l’événement avait pour thème la souveraineté alimentaire.</p>
<p>Mandaterre, l’organisme qui organise le festival, a estimé qu’entre 8 000 et 9 000 personnes ont assisté aux différentes activités de l’événement, soit 2 000 personnes de plus que le record précédent. Au moins 3 000 personnes étaient présentes pour le spectacle des Cowboys Fringants le samedi 31 juillet.</p>
<p>« La majorité de la foule au spectacle des Cowboys Fringants en était à leur première présence au festival », a affirmé Sébastien Rioux, vice-président de Mandaterre. « On peut dire que notre objectif d’attirer de nouveaux festivaliers a été amplement atteint grâce à ce spectacle », a ajouté Marc-André Bourassa, coordonnateur de l’événement.</p>
<p>Une autre cause de la popularité du premier festival environnemental au Québec a été la belle température. « Nous sommes un festival environnemental et l’environnement joue beaucoup sur le succès de l’événement », a lancé M. Rioux, rappelant que le froid et le mauvais temps avaient nuit à l’achalandage l’an dernier.</p>
<p>« L’édition 2010 est une double victoire pour nous. Il y a eu des assistances record et le projet de minicentrale sur la rivière Trois-Pistoles a été laissé de côté dernièrement par le gouvernement », a résumé M. Rioux concernant le bilan du festival. Éric Boucher, administrateur, a quant à lui retenu que cette édition a été « un cinq jours de vrai écocitoyenneté ».</p>
<p>Cette année, le site a été agrandi et la rue du Parc s’est transformée en sens unique, afin de faciliter les déplacements vers le Parc de l’aventure basque (PABA), où plusieurs activités avaient lieu. Un service de raccompagnement  était également offert pour la première fois.</p>
<p>Les festivités ont débuté le mercredi soir au PABA avec la diffusion devant une soixantaine de personnes du film <em>Nos enfants nous accuseront</em> de Jean-Paul Jaud. La soirée s’est poursuivie avec une performance musicale du groupe Oztara à la Forge à Bérubé.</p>
<p>La soirée de jeudi fut résolument rock, alors qu’une foule de 800 spectateurs s’est défoulée sur la musique de Kamakazi, Exterio et des Vulgaires Machins. Plusieurs activités pour les plus jeunes ont eu lieu vendredi, ainsi qu’un rituel de purification amérindien en après-midi. La soirée fut dansante avec les rythmes afro-brésiliens de Kalafuba et ceux électro-jazz de Misteur Valaire. Ces derniers ont été appréciés par plusieurs festivaliers qui ont découvert ce jeune groupe.</p>
<p>Les conférences ont eu lieu le samedi et le dimanche. Celle de Ram Chandra sur l’Ashram népalais Sri Aurobindo a cependant dû être annulée. Le festival s’est conclu avec la musique de Kodiak , la troupe de danse Soraïda et La Loi des Cactus.</p>
<p>La souveraineté alimentaire</p>
<p>Une centaine de personnes se sont entassées le samedi après-midi au PABA pour la conférence du président d’honneur, Roméo Bouchard, portant sur la souveraineté alimentaire.</p>
<p>« La souveraineté alimentaire, c’est reprendre le contrôle de notre agriculture et de notre alimentation au niveau national », a expliqué le fondateur de l’Union paysanne. Celui-ci ajoute que « le Québec a essayé de se positionner dans le marché international, mais nous ne sommes pas du tout compétitifs en comparaison avec des pays comme le Brésil ».</p>
<p>La situation pourrait changer, alors que le ministre de l’Agriculture, Claude Béchard, devrait annoncer cet automne une réforme de la politique agricole qui respecterait les recommandations du rapport Pronovost. M. Bouchard, qui a fait pression en faveur de cette réforme avec la Coalition S.O.S Pronovost, a convaincu le ministre Béchard d’aller de l’avant avec la réforme. Selon lui, la nouvelle politique aurait même l’appui du Premier ministre Jean Charest. Il  tient cependant à préciser que le gouvernement est présentement peu populaire et que le Parti libéral pourrait décider qu’il serait plus  sage pour eux de ne pas se lancer dans une réforme.</p>
<p>De son côté, l’Union des producteurs agricoles (UPA) est contre ce changement et prône le statu quo. Il faut dire que le Rapport Pronovost propose de briser le monopole syndical de l’UPA.</p>
<p>M. Bouchard a mis en contexte la situation de l’industrie agricole au Québec. Il y a une cinquantaine d’années, les fermiers pratiquaient une agriculture d’autosuffisance. Environ 100 000 fermes ont disparu depuis cette époque. Aujourd’hui, il n’en reste que 30 000. Seulement le tiers des produits dans les supermarchés sont québécois, 5 % sont régionaux et 1 % sont biologiques.</p>
<p>« Pendant toutes ces années, on a essayé de nourrir le monde, mais on s’est oublié », a lancé le militant écologiste. « Nous sommes dépossédés de notre agriculture. Plus une ferme est grande, plus elle vend et s’approvisionne à l’étranger », a-t-il ajouté.</p>
<p>Étonnamment, la première raison pour M. Bouchard de rétablir notre souveraineté alimentaire n’est pas par souci environnemental, mais économique. En effet, la situation actuelle nuit à l’économie régionale, puisque les industries alimentaires se concentrent de plus en plus dans les centres urbains. « Les quotas sont trop chers pour que les enfants des fermiers reprennent le flambeau. Ils sont donc vendus à des  entreprises qui iront faire la production dans les grands centres », a dénoncé le militant.</p>
<p>L’environnement demeure une préoccupation importante, car l’agriculture industrielle a un énorme impact sur la quantité de phosphore dans l’eau, et donc sur sa qualité. M. Bouchard affirme même que « l’eau potable est plus rare en campagne qu’en ville ». Il continue en précisant que le taux de nitrates dans l’eau potable de Saint-Germain-de-Kamouraska atteint le niveau 12, alors que le maximum devrait être de 10 et que la norme est de 5. « 80 % de la pollution de l’eau vient de l’agriculture », a finalement dit l’écologiste.</p>
<p>Roméo Bouchard s’inquiète des liens de plus en plus évidents entre les produits chimiques utilisés en agriculture et la croissance de certaines maladies et de problèmes de fertilité. Il ne s’étonne pas des recherches qui affirment que la prochaine génération vivra moins longtemps que leurs parents. Pour lui, la seule façon d’échapper à la toxicité de l’alimentation, c’est de manger du biologique. Présentement au Québec, les producteurs « bio » exportent 75 % de leurs productions. Pourtant, 70 % de la consommation d’aliments biologiques dans la province vient des États-Unis. « La demande pour ces aliments augmente, mais l’offre, elle, ne croît pas. C’est pour cette raison que les produits sont chers », a précisé M. Bouchard.  Ce dernier souhaite que chaque MRC ait un plan de souveraineté alimentaire qui leur donnerait plus de pouvoir dans l’aménagement de leur territoire.</p>
<p>Photo : Martin Bélanger</p>
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